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Feuilleton 6 min de lecture

Blog du 23 janvier 2026

Martine Deprez, La ministre des Affaires sociales du CSV a profité jeudi d'une séance de questions-réponses avec les auditeurs de RTL Radio pour annoncer que la récente réforme des retraites n'était qu'une première…

Article paru dans Édition janvier 2026
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Martine Deprez,

La ministre des Affaires sociales du CSV a profité jeudi d’une séance de questions-réponses avec les auditeurs de RTL Radio pour annoncer que la récente réforme des retraites n’était qu’une première étape : l’allongement de huit mois de la durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite anticipée d’ici 2030 « nous fait gagner quatre ans, nous devons poursuivre notre réflexion » ; « l’âge effectif de départ à la retraite doit se rapprocher davantage de 65 ans » ; « nous poursuivons la réflexion, notamment avec les jeunes », ce qui devrait bientôt donner lieu à des discussions d’experts sous l’égide de l’IGSS. Cela contraste fortement avec les remarques du Premier ministre du CSV, Luc Frieden, dans son interview du Nouvel An accordée à RTL-Télé, selon lesquelles il n’y aura pas d’autre réforme des retraites au cours des « deux à trois prochaines législatures » (photo : sb). pf

Luc Frieden,

Lors d’une visioconférence avec la presse mardi, le Premier ministre du CSV a décrit son rôle à Davos, dans le cadre du Forum économique mondial, comme étant avant tout celui d’un représentant commercial au service de l’économie. Il a rencontré des dirigeants de banques, d’entreprises spécialisées dans les cryptomonnaies et dans les technologies de l’information, notamment Infosys, CoinBase et J.P. Morgan. En période d’instabilité politique, il est particulièrement important de s’engager en faveur des emplois luxembourgeois et de la diversification. À Davos, on peut « rencontrer beaucoup de monde en peu de temps ». pf

Gros sous

Quelques semaines après le premier remaniement du gouvernement Frieden, la question du salaire des ministres se pose. Par exemple : Martine Hansen (CSV) va-t-elle gagner davantage en reprenant le portefeuille des Sports, alors qu’elle détient déjà ceux de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs ? Non, répond le ministère de la Fonction publique : les salaires sont identiques pour tous les ministres et ne sont pas cumulables. Ils perçoivent une rémunération mensuelle de 19 686 euros (805 points indiciaires) alors que la fiche de paie du Premier ministre affiche, quant à elle, 22 988 euros (940 points). À cela s’ajoute une indemnité de représentation. Elle s’élève à 9 262 euros par mois (400 points) pour le Premier ministre, le vice-Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, tandis que tous les autres perçoivent 3 473 euros. Ces indemnités ne s’additionnent pas non plus. L’ensemble du gouvernement perçoit enfin une prime de fin d’année. Le Premier ministre vient ainsi de toucher 21 767 euros et les ministres 18 641 euros. EN

La radiologie reste en tête

En 2024 encore, les radiologues ont perçu les honoraires les plus élevés parmi toutes les spécialités médicales. Ils ont d’ailleurs franchi pour la première fois la barre du million, avec une moyenne de 1,061 million d’euros par médecin. En 2023, ce chiffre s’élevait à environ 920 000 euros. À l’autre bout de l’échelle, telle que publiée par l’IGSS dans son rapport annuel sur la sécurité sociale, se trouve l’endocrinologie, avec environ 250 000 euros par médecin. C’est la seule discipline dans laquelle les honoraires ont diminué par rapport à 2023 – malgré des revalorisations qui, toutes spécialités confondues, ont entraîné une hausse des honoraires de 18,5 %. Les généralistes, qui occupent l’avant-dernière place, ont perçu en moyenne environ 280 000 euros.

Les honoraires moyens ne correspondent pas au revenu, mais au montant facturé à la CNS. Ce montant sert également à couvrir les frais de cabinet, le matériel et les salaires des secrétaires. Comme les radiologues exercent uniquement dans des hôpitaux où la technologie et le personnel sont mis à disposition gratuitement, il leur reste une part relativement importante de leurs honoraires (photo : archives Patrick Galbats). pf

Un tableau sombre

Mercredi, Patrick Remakel, président du syndicat des enseignants SNE, a brossé un tableau sombre de la réalité scolaire sur la radio RTL
. La situation ne cesse de « s’aggraver ». Il fait référence aux troubles du comportement des enfants, qui rendent l’enseignement normal impossible. Les interventions d’ambulances et de la police ne sont plus une rareté. Pour les élèves qui représentent un danger pour eux-mêmes, le personnel enseignant ou les autres enfants, l’école ordinaire n’est plus une option. Au lieu d’un accompagnement, il faudrait davantage de soutien au quotidien assuré par du personnel qualifié.

Remakel a précisé au journal *Het Land* qu’il faisait référence aux enseignants spécialement formés qui travaillent dans les centres de compétences. Ces enseignants accompagneraient leurs collègues des écoles primaires, mais ne travailleraient pas directement avec les enfants. Le SNE plaide en fin de compte en faveur d’une mesure qui reviendrait à mettre fin à l’inclusion totale. Le syndicaliste est convaincu que les directeurs régionaux et les enseignants pourraient « évaluer avec précision », ensemble, qui peut fréquenter l’école ordinaire et qui ne le peut pas. Il est peu probable que le ministre de l’Éducation du DP,
ministre de l’Éducation Claude Meisch revienne sur l’inclusion qu’il a lui-même initiée dans ce sens est peu probable. sp

L’eau, l’appel boueux

Mardi, le ministère de l’Environnement et l’Administration de la gestion de l’eau (AGE) ont annoncé le « lancement d’une consultation publique sur les questions importantes en matière de gestion de l’eau dans le cadre du quatrième plan de gestion de la directive-cadre sur l’eau ». Rappelons que le troisième plan est déjà en passe de faire du Luxembourg le pire pays d’Europe en matière de qualité des eaux (d’Land, 02/01/2026).

Le public est donc invité à télécharger le document « Questions importantes en matière de gestion de l’eau » sur le site de l’AGE et à faire part de ses questions et commentaires au ministère. N’ayant fait l’objet d’aucun effort de présentation, le document en question se révèle être un PDF austère de 42 pages qui ne donnera pas envie au grand public de s’y plonger. Contrairement à ce qui est indiqué dans le communiqué, le formulaire de réponse est introuvable sur le portail enquetes.public.lu, un site presque aussi austère que le document. Il devrait bientôt être disponible sur la plateforme « Zesumme vereinfachen », un nom totalement incompréhensible pour la population non luxembourgeoise. Le communiqué précise que l’on peut envoyer ses contributions directement au ministre par courrier, à l’ancienne.

La pertinence du lancement de la consultation soulève des interrogations, alors que rien ne semble prêt pour recueillir les avis des citoyens. L’AGE précise au Land qu’« à l’heure actuelle, nous ne disposons pas encore de dates précises pour les différents ateliers et webinaires qui seront organisés dans le cadre de la consultation publique ». Elle précise ensuite que « dès que ce sera le cas, celles-ci seront publiées sur la plateforme Zesumme Vereinfachen » et invite « à y jeter un œil de temps à autre » pour se tenir informé. On a déjà vu des appels à la participation plus efficaces. EN