Nous héritons d’un territoire comme nous héritons d’une langue : nous ne l’avons pas choisi, mais nous décidons chaque jour de ce que nous en transmettrons. Nous pouvons l’appauvrir sans nous en rendre compte, ou l’enrichir sans le trahir. Que nous le voulions ou non, notre territoire évolue. La question est donc de savoir si nous accompagnons cette transformation ou si nous la laissons s’écrire par défaut. Nous croyons parfois protéger nos villages, nos paysages et notre patrimoine en les empêchant d’évoluer. Mais un territoire que l’on fige ne reste jamais intact. Il se vide ici, s’étale ailleurs, se fragmente, …
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