Nouveauté Lancement du nouveau site internet du Land Voir la boutique en ligne →
Politique européenne et internationale 2 min de lecture

Eng ganz Rei Suen

La presse l'aurait mal compris, a expliqué Gilles Roth mercredi dans l'émission « Kloertext » de RTL. Il ne serait pas opposé à l'idée de contracter des dettes pour investir dans les infrastructures militaires. Le…

Article paru dans Édition mars 2025
Partager l'article sur

Eng ganz Rei Suen
© Olivier Halmes

La presse l’aurait mal compris, a expliqué Gilles Roth mercredi dans l’émission « Kloertext » de RTL. Il ne serait pas opposé à l’idée de contracter des dettes pour investir dans les infrastructures militaires. Le ministre des Finances du CSV ne souhaite toutefois pas financer le réarmement décidé à l’échelle de l’UE exclusivement par l’endettement. Il serait envisageable que la Banque européenne d’investissement subventionne la construction de bunkers. De plus, des fonds supplémentaires devraient provenir du secteur privé. À quoi le gouvernement luxembourgeois souhaite-t-il consacrer cet argent ? « Du matériel de guerre – ça ne se limite pas seulement aux chars et aux casques », a déclaré Gilles Roth, avant d’énumérer les idées à l’étude : « Des drones, des satellites, des logiciels de défense contre la cybercriminalité. » Ces derniers visent avant tout à protéger la place financière. L’ancien ministre de la Défense François Bausch (déi Gréng) s’est rangé à son avis ; une chaire de cybersécurité, financée par l’État, a déjà été créée à l’université. Le savoir-faire de ce pôle de recherche a été mis à profit lors de la guerre en Ukraine. Il a par ailleurs proposé d’investir dans un bouclier de défense aérienne européen.
Le ministre des Finances Roth n’a pas vraiment précisé où il comptait réaliser des économies. Il s’est contenté d’indiquer qu’il procédait à « une redéfinition des priorités en matière de dépenses » et que certains projets d’infrastructure devaient être « réorganisés ». « Mais nous ne pouvons pas toucher à l’État-providence », a-t-il ajouté. M. Roth s’est également montré optimiste quant à la dette publique, qui ne devrait pas dépasser les 30 % du PIB. Il y a une semaine, lors du congrès du CSJ, le président de la Chambre du CSV, Claude Wiseler, s’était montré moins confiant. L’acquisition d’infrastructures militaires « va coûter une petite fortune ». C’est au ministre des Finances Roth qu’il revient de trouver cet argent. « Cela signifie qu’il faudra faire des économies ailleurs. » Il faut préparer la population à ce changement et lui expliquer ce qui attend le pays, a estimé M. Wiseler. Vers la fin de l’émission « Kloertext », la présentatrice Caroline Mart a demandé si elle avait bien compris le ministre des Finances, à savoir si, selon lui, tout était « dans le vert » ? M. Roth s’est montré posé : il comptait agir « d’une main ferme ».