Paulette Lenert,
La députée du LSAP peut se porter candidate au poste au Conseil d’État devenu vacant en mars suite à la démission d’Yves Wagener, et qui l’intéresse. La Chambre des députés, qui, selon le roulement, détient le droit de proposition pour ce poste, a approuvé mardi la publication de l’avis de vacance et fixé une période de candidature de trois semaines. Mme Lenert pourrait être désignée comme candidate par l’assemblée plénière de la Chambre la même semaine où le Premier ministre Luc Frieden prononcera son discours sur l’état de la nation, le 19 mai (photo : sb). pf
Katalin Ligeti,
La doyenne de la Faculté de droit, de finances et d’économie de l’Uni.lu quittera ses fonctions le 31 mai. Le service de presse de l’université n’a pas précisé les raisons de ce départ dans son bref communiqué. Mme Ligeti elle-même n’en a pas non plus donné les raisons dans un e-mail adressé aux membres de la faculté, se contentant d’indiquer qu’elle avait pris cette décision « après mûre réflexion ». Nommée doyenne en 2017, elle faisait ces derniers temps l’objet d’accusations de harcèlement moral. pf
Fernand Kartheiser,
Député sans affiliation au Parlement européen, membre de l’ADR, il s’est vanté lundi sur RTL Radio que « récemment, un troisième groupe politique » au Parlement européen lui avait proposé de le compter parmi ses membres. Il n’a pas précisé de quel groupe il s’agissait. Il préfère « pour l’instant » rester indépendant. En raison de ses positions favorables à la Russie, le groupe des Conservateurs et Réformistes (EKR) l’avait exclu en juin 2025. pf
Chapitre suivant
La directive européenne sur la transparence salariale, qui entrera en vigueur le 7 juin (d’Land, 24 avril 2026), pourrait ouvrir un nouveau chapitre en matière d’équité après les polémiques autour du salaire minimum. Elle oblige les entreprises à divulguer et à justifier les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes. Comme l’a rapporté mardi L’Essentiel, le ministère du Travail a élaboré « un premier avant-projet de loi après concertation avec les autres ministères concernés ». Avant d’être déposé au Parlement, le texte doit faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. pf
Mischo s’est complètement trompé
Le récit présenté lors du départ de Georges Mischo (CSV) du ministère des Sports en prend un coup. Lorsqu’il a annoncé « la démission » de l’ancien bourgmestre d’Esch le 8 décembre, le Premier ministre Luc Frieden (CSV) en a presque fait un martyre : Mischo a été « critiqué, attaqué sans relâche », « de manière blessante et injuste ». Pendant plusieurs semaines, l’habitant d’Esch a alors joué à fond la carte de la victime. « Je n’ai pas mauvaise conscience, je ne pense pas que nous ayons commis de graves erreurs », déclarait-il sur RTL le 1er décembre. Il réfutait même que le projet de musée des sports à Rout Lëns ait été bloqué par Gilles Roth, le ministre des Finances du CSV. Un fait désormais avéré. Le 13 janvier, sur RTL-Télé, il enfonçait le clou : « Il faut que cesse ce Mischo-bashing. J’ai encaissé des coups pendant un an et demi, de toutes parts, maintenant ça suffit. » Celui qui a retrouvé son siège de député grâce à la nomination de Marc Spautz (CSV) à son ancien portefeuille du Travail va désormais devoir affiner ses arguments. La dernière séance de la Commission de l’exécution budgétaire, ce lundi, et l’analyse de l’avis juridique sur le musée des Sports publiée par Reporter ce mercredi sont accablantes pour l’ancien ministre des Sports. Le projet a été mené sans respecter les procédures légales relatives à l’attribution des marchés publics. Le protocole signé entre le ministère et le promoteur et propriétaire du site (IKO Real Estate) est illégal. Surtout, Mischo aurait dû lancer un appel d’offres à la place. Malgré le blocage du projet par le ministre des Finances en décembre, l’État pourrait être tenu pour responsable, car il a demandé une étude de faisabilité à IKO. Le protocole précise qu’en cas d’abandon du projet, l’État devrait verser 120 000 euros au promoteur. L’amateurisme de Mischo lui a coûté son poste ministériel et met dans l’embarras sa successeure, Martine Hansen (CSV), ainsi que le ministre des Finances, Gilles Roth. Reste à savoir ce qu’il reste de crédibilité politique à cet habitant d’Esch, dont les déclarations publiques ont montré qu’il n’avait jamais pris conscience de l’ampleur du bourbier qu’il a créé (photo : sb). EN
démocratie de base
Afin de se préparer aux élections de 2028 et 2029, « déi Lénk » souhaite se réorganiser. C’est ce que prévoit une résolution adoptée dimanche à Mamer par le congrès national du parti. Les modalités de cette réorganisation devraient être définies d’ici décembre, date à laquelle une stratégie politique et des modifications des statuts seront soumises au vote. Il s’agira notamment de déterminer si le parti maintiendra le principe de rotation. Pour « déi Lénk », parti démocratique de base qui bénéficie d’un fort engouement auprès des jeunes mais qui manque de personnes prêtes à assumer des responsabilités, cette question est liée à la fois à un souci d’efficacité et à la volonté d’aider autant de jeunes talents que possible à se faire connaître et à gagner en visibilité. Les deux mandats à la Chambre des députés passeront, lors de la rentrée parlementaire en octobre, de Marc Baum et David Wagner à Ana Correia et Gary Diderich. En revanche, Marc Baum reste conseiller communal à Esch-sur-Alzette et Carole Thoma à Dudelange. À Sanem, en revanche, il y a une rotation, tout comme à Differdange. Dans la capitale, David Wagner avait repris en 2024 le siège de conseillère communale de Nathalie Oberweis, ce qui compte comme une rotation pour déi Lénk. pf
États financiers 2025
Le Conseil d’administration des Éditions d’Lëtzebuerger Land a approuvé cette semaine les comptes de l’exercice 2025. Dans un environnement médiatique toujours sous pression, le Land continue de faire preuve de résilience. L’année se termine sur un bénéfice de 171 779 euros, fruit d’une gestion rigoureuse et d’un lectorat fidèle.
Cette stabilité ouvre désormais la voie à une nouvelle dynamique : étendre nos activités numériques. Nous souhaitons ainsi offrir à notre communauté une expérience enrichissante et tournée vers l’avenir. Le Land poursuit ainsi les efforts engagés afin d’affirmer son ancrage dans le paysage médiatique luxembourgeois.
La composition du conseil d’administration reste inchangée : Stephan Kinsch, président ; Georges Bock, Cynthia Kinsch et Maria Pietrangeli, administrateurs.