Il ressort de la réponse du ministre de l’Intérieur du CSV, Léon Gloden, à une question parlementaire posée par le député du CSV Maurice Bauer, que la commune d’Hesperange a elle aussi demandé une surveillance policière. Interrogé par le journal « Le Land », le bourgmestre du CSV, Marc Lies, confirme que cette demande avait déjà été adressée il y a trois ans à Henri Kox, alors ministre de la Police du parti des Verts, dans le cadre de l’extension de la zone d’activité d’Howald. Les travaux y seront achevés en 2026. Il s’agirait d’une mesure « préventive », car la gare située en périphérie attirera « beaucoup de monde ». Lies justifie cette mesure en soulignant que des problèmes tels que les comportements antisociaux et la criminalité liée à la drogue existent déjà aujourd’hui à Howald. « S’il y a encore plus de monde là-bas, les problèmes ne manqueront pas de se manifester. » Hier, jeudi, M. Gloden a présenté à la commission de l’intérieur un nouveau projet de loi visant à simplifier la procédure administrative pour la mise en place d’une surveillance policière. Actuellement, Visupol est présent dans la capitale, à Esch-sur-Alzette et à Differdange ; des demandes ont été formulées non seulement par Hesperange, mais aussi par Ettelbruck. sp
Comme en Estonie
Les Estoniens pourraient déposer 90 % de leurs demandes auprès de leur administration par voie numérique, a déclaré Christophe Hansen, commissaire européen à l’agriculture, lors d’une table ronde à Worriken, dans l’est de la Belgique. Prochainement, la demande de superficie dans ce pays balte devrait même être préremplie grâce à une fonctionnalité d’intelligence artificielle. « L’Estonie, un modèle », titrait la semaine dernière le journal *De Letzebuerger Bauer*. Comme chaque Estonien se voit attribuer une « identité électronique » à la naissance, les déclarations d’impôts et les changements d’adresse pourraient également être effectués d’un simple clic, s’enthousiasme Laurent Schüssler, directeur de la centrale agricole. Un diplomate résidant à Tallinn aurait calculé que les agriculteurs estoniens ne mettaient actuellement qu’environ une heure et demie pour remplir leurs demandes auprès de l’UE. La ministre de l’Agriculture, Martine Hansen (CSV), ne souhaite toutefois pas évaluer l’ampleur de la charge administrative supplémentaire qui pèse sur les agriculteurs locaux, comme elle l’a indiqué l’été dernier dans une réponse à une question parlementaire de Joëlle Welfring (Les Verts) (photo : sb). sm
Marc Spautz,
Le président du groupe parlementaire du CSV prononcera un discours ce vendredi matin lors de l’ouverture du congrès national de l’OGBL. La présidente du groupe parlementaire du LSAP, Taina Bofferding, ainsi que Nicolas Schmit, commissaire européen aux affaires sociales jusqu’au 1er décembre, prendront également la parole. Invité par l’OGBL, Marc Spautz s’est dit ravi de pouvoir s’exprimer, a-t-il déclaré au journal « Le Land ». « Je montre ainsi que le dialogue social est important pour les partis de la majorité. » Le fait que ce soit M. Spautz qui ait été invité et non le ministre du Travail du CSV, Georges Mischo, qui avait été l’invité du LCGB en février aux côtés de Xavier Bettel et Lex Delles, est bien sûr remarquable. Mais l’OGBL n’a invité aucun membre du gouvernement. « Dans le contexte actuel, nous ne nous en sommes pas sentis capables », a déclaré la présidente du syndicat, Nora Back, au journal *Der Land*. L’OGBL a donc sollicité le président du plus grand groupe parlementaire de la majorité et la présidente du plus grand groupe d’opposition (photo : oh). PF
Léon Gloden,
ministre de l’Intérieur (CSV), a déclaré lundi lors de l’assemblée générale de la section régionale Est du CGDIS à Oetringen qu’une « imbrication » entre défense militaire et défense civile « comme en Scandinavie » n’était pas souhaitée au Luxembourg. Il n’a pas été plus précis. Certes, dans des pays comme la Suède ou la Finlande, ces deux domaines sont effectivement très étroitement liés. Mais en décembre, lors de la journée « Bärbelendag » de la CGDIS, Gloden avait plaidé, devant les dirigeants de l’organisation et en présence du chef d’état-major de l’armée, en faveur d’une coopération plus étroite entre l’armée et la protection civile : le Luxembourg deviendrait ainsi « plus résilient ». Le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à la question posée par le journal « Land » quant à la manière d’interpréter la remarque de Léon Gloden à Oetringen. PF
éducation
fréquenter l’école
En France, l’entrée à la maternelle se fait à partir de trois ans, en Suisse à partir de quatre ans, en Belgique à partir de cinq ans et en Allemagne à partir de six ans : l’âge de la scolarité obligatoire varie considérablement d’un pays européen à l’autre et à travers le monde, en fonction des normes et des réalités sociales. Au Luxembourg, il a progressivement baissé de six ans (loi de 1912) à quatre ans. C’est ainsi qu’en 1976, Robert Krieps, alors ministre de l’Éducation du LSAP, a rendu obligatoire la deuxième année de maternelle, abaissant ainsi l’âge à cinq ans. Seize ans plus tard, en 1992, alors que Marc Fischbach (CSV) était ministre de l’Éducation, la deuxième année de « Spillschoul » est également devenue obligatoire. Interrogé à ce sujet, le ministère de l’Éducation explique que le programme « Précoce », accessible dès l’âge de trois ans, doit être proposé par toutes les communes et constitue une initiation ludique au contexte scolaire. Étant donné que le Cycle 1 est principalement consacré au développement du langage, une scolarité obligatoire plus tardive ne serait « pas opportune » en raison de l’hétérogénéité du contexte luxembourgeois. sp
mobilité
Sans énergie fossile
Sur les 1 253 bus RGTR immatriculés dans le pays, 435 sont équipés d’une motorisation électrique. En 2019, ils n’étaient que 82. C’est ce qui ressort d’une question parlementaire posée par le député du Parti pirate Marc Goergen à la ministre des Transports, Yuriko Backes. La part des véhicules diesel a diminué de plus d’un tiers en l’espace de cinq ans. D’ici fin 2026, tous les bus urbains pourraient déjà être entièrement électriques, écrit la ministre. Et d’ici 2030, l’ensemble de la flotte RGTR devrait fonctionner sans énergie fossile. sm
médias
Radio Free Europe
Lors d’une conférence sur la liberté de la presse organisée lundi à Belval par l’ambassade de France et l’Uni.lu, l’ambassadrice luxembourgeoise chargée des droits de l’homme, Anne Goedert, a énuméré les engagements du Grand-Duché en la matière et a évoqué l’élaboration en cours d’un plan national. Il n’a toutefois pas été fait mention d’un éventuel soutien au financement de Radio Free Europe, sur lequel attire l’attention le représentant de Reporters sans frontières, Pavol Szalai, venu assister à cette même conférence. Cette radio, qui diffuse une vision occidentale de l’actualité dans les régimes autoritaires de l’ex-bloc soviétique et au Moyen-Orient, a vu son financement interrompu le 15 mars par Donald Trump. Les États-Unis finançaient ces programmes depuis 1950. Prague, d’où la radio diffuse ses émissions dans 23 pays et en 27 langues, mène une campagne de collecte de fonds pour assurer la pérennité de cette « voix de la liberté » : 150 millions de dollars par an. Pour l’instant, neuf autres pays européens ont répondu favorablement. Le Luxembourg soutient l’initiative tchèque, explique le ministère des Affaires étrangères au Land, et « évalue la meilleure façon d’y répondre en tenant compte des besoins considérables en matière de financement dans de nombreux domaines ». pso