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Feuilleton 6 min de lecture

Blog du 21 février 2025

La vision de Hansen Lors de la Journée des jeunes agriculteurs organisée l’automne dernier, Martine Hansen, ministre de l’Agriculture du CSV, a été informée que la pression psychologique pesant sur les agriculteurs…

Article paru dans Édition février 2025
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La vision de Hansen

Lors de la Journée des jeunes agriculteurs organisée l’automne dernier, Martine Hansen, ministre de l’Agriculture du CSV, a été informée que la pression psychologique pesant sur les agriculteurs était d’autant plus forte qu’ils ne trouvaient pas de successeurs. Cette semaine, le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen (photo : oh) a présenté sa vision de l’avenir de la politique agricole de l’UE. Le site web de la Commission européenne souligne désormais en premier lieu que le secteur doit rester attractif « afin d’encourager les jeunes à embrasser cette profession ». La question de la relève préoccupe donc l’agriculture à l’échelle européenne. Comment M. Hansen compte-t-il stabiliser le secteur ? Grâce à des revenus équitables, à une réduction de la bureaucratie et à un soutien public mieux ciblé. Il souhaite maintenir les objectifs environnementaux pour l’agriculture, car les agriculteurs seraient « les premières victimes du changement climatique ». Pour cela, il entend recourir à des « incitations » plutôt qu’à des « pressions ». En décembre, le secteur local s’est également demandé si l’accord de libre-échange avec le Mercosur et les pays d’Amérique du Sud pourrait entraîner des désavantages concurrentiels, notamment dans la production de viande. M. Hansen propose une solution : des normes plus strictes en matière de bien-être animal et d’utilisation des pesticides devraient protéger les agriculteurs de l’UE contre la concurrence et les consommateurs contre des normes insuffisantes. Mercredi, la députée européenne verte Tilly Metz a pris la parole. Elle a salué le fait que M. Hansen souhaite adopter une « approche de tolérance zéro à l’égard des pratiques qui obligent systématiquement les agriculteurs à vendre à des prix inférieurs aux coûts de production ». Elle regrette toutefois que des aides forfaitaires à la surface continuent d’être versées. La vision présentée par Hansen est pour l’instant un document de réflexion. Reste à voir comment elle sera transposée en politique concrète – et si elle le sera réellement. Sm

À propos du Parlement

Un projet de loi déposé vendredi dernier au Parlement par le Premier ministre du CSV, Luc Frieden, prévoit de rattacher la Commission des droits de l’homme (CCDH) à la Chambre des députés plutôt qu’au Premier ministre, comme c’est le cas depuis sa création en 2008. Frieden l’avait déjà annoncé dans son discours sur l’état de la nation du 11 juin 2024. Trois mois plus tard, une publication Facebook de Tom Weidig, député de l’ADR, a donné un nouvel élan à cette initiative : « Je n’ai pas besoin d’une commission comme celle-là », a-t-il écrit le 30 septembre, affirmant qu’elle était « clairement imprégnée d’une idéologie de gauche ». Luc Frieden a déclaré qu’il ne partageait « absolument pas » cette opinion. Weidig avait changé d’avis lorsque, le 10 octobre, la Chambre a voté sur une résolution déposée par les Verts, qui réaffirme le rôle de la CCDH et plaide en faveur d’une plus grande coopération entre celle-ci et la Chambre. Elle a été adoptée à l’unanimité. En tant qu’organe du Parlement, la CCDH acquiert davantage d’influence sur les processus législatifs. Il est également envisageable qu’elle puisse disposer d’au moins un collaborateur à temps plein : la fiche financière accompagnant le projet de loi indique de manière révélatrice qu’il appartiendra à la Chambre des députés de décider de la dotation de la CCDH. Les ministres d’État successifs s’étaient montrés réticents à ce sujet. pf

Une politisation croissante

La hausse des prix de l’électricité, due à la réduction de moitié du plafond tarifaire et aux nouveaux tarifs de réseau, n’a jusqu’à présent été abordée comme enjeu politique que par les Verts. Ils défendent avant tout le point de vue selon lequel il ne faut pas pénaliser ceux qui ont acheté une voiture électrique ou une pompe à chaleur électrique. Il semble toutefois que le sujet soit désormais politisé à plus grande échelle. Déi Lénk a demandé la tenue d’une séance d’actualité au Parlement en mars. Selon un communiqué de presse, il leur semble que « personne ne sait vraiment comment le prix de l’électricité va évoluer au cours des prochains mois ni quelles en seront les répercussions sur les citoyens ». Le Parti des citoyens, dirigé par Steve Schmitz, ancien membre de l’ADR, exige, dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre et au ministre de l’Économie, « que des mesures soient prises pour réduire de manière tangible les coûts énergétiques pour les citoyennes et les citoyens ». Le groupe parlementaire du LSAP entend présenter la semaine prochaine des propositions « en faveur d’une politique énergétique responsable et sociale » (photo : archives Martin Linster). pf

La tête dans le sable

Suite à un « J’aime » sur Facebook appelant à l’extermination des personnes LGBTQ, Tom Weidig n’a – sans grande surprise – pas été exclu de l’ADR, mais a reçu un avertissement écrit assorti de « mesures diverses ». Suite à ce communiqué de presse, le parti s’est replié sur lui-même et ne s’adresse plus aux médias. Les six autres partis représentés au Parlement avaient unanimement exigé la démission de Weidig. Cela n’a toutefois pas incité la présidente de l’ADR, Alexandra Schoos, à prendre position concrètement ni à se distancier de ces propos. Les mesures prises par le parti à l’encontre de Weidig ne sont pas communiquées au public, et l’on peut se demander s’il subira réellement des conséquences. Les limites de ce qui peut être dit ont une nouvelle fois été repoussées avec succès au sein de l’ADR. Sp

Le chat et la souris

À Hesperange, une opposition combative composée de Verts, d’indépendants et du LSAP continue de tenter de faire tomber le maire Marc Lies (CSV), actuellement absent. Elle s’est d’abord exprimée sur la pause politique de M. Lies et sur le flou entourant les responsabilités au sein de la commune. Il est désormais question de l’affaire d’un fonctionnaire communal qui a falsifié ses heures de travail pendant deux ans, comme l’a rapporté le journal Reporter lundi. Ce point de l’ordre du jour avait été traité à la hâte par le maire lors du dernier conseil communal en janvier, a expliqué le conseiller communal Stephen de Ron (Verts). Marc Lies semble vouloir laisser les choses se calmer après le scandale de fraude survenu il y a environ deux ans. Les partis d’opposition ont alors demandé la tenue d’une séance extraordinaire du conseil communal, ce qui a été refusé par le collège échevinal. Mercredi, ils se sont adressés par courrier au ministère de l’Intérieur afin de pouvoir convoquer eux-mêmes le conseil communal extraordinaire pour discuter de l’incident et engager des poursuites judiciaires. (Photo : sb) SP