Frank Engel,
Le porte-parole de Fokus et ancien président du CSV va « passer au second plan », comme l’a expliqué lundi le président de Fokus, Marc Ruppert, sur RTL Radio. Engel quitte son poste de porte-parole, qui ne sera pas pourvu. Fokus doit se défaire de son image de « parti de Frank Engel ». Cette analyse semble s’appuyer sur les résultats des élections européennes, où Fokus n’a recueilli que 1,6 % des voix, et où Engel, malgré son passé de député européen du CSV, n’a obtenu que 8 562 voix personnelles (photo : sb). pf
Marc Gerges,
Responsable des relations publiques du LSAP et rédactrice en chef de la rubrique « Land » jusqu’en 2001, elle est l’auteure d’une pétition qui plaide en faveur d’une plus grande place accordée aux questions LGBTQ dans les écoles. Il s’agit de l’une des quatre pétitions déposées en opposition à celles qui réclament l’exclusion de ces thèmes des programmes scolaires destinés aux mineurs ; elle avait recueilli plus de 8 500 signatures mercredi soir. La commission parlementaire des pétitions a donné mardi la préférence à la pétition de M. Gerges, car elle « répond le mieux aux critères », a déclaré la présidente de la commission, Francine Closener (LSAP), à RTL. La coprésidente du LSAP a rejeté tout lien avec la pétition de Gerges : il l’aurait rédigée à titre privé. PF
1-2/21
Christophe Schiltz a été démis de ses fonctions au Conseil d’État par un arrêté grand-ducal publié lundi. Celui-ci prendra effet le 16 septembre. À cette date, celui qui est encore vice-président de la haute juridiction prendra la tête de l’ambassade du Luxembourg à Rome. Interrogé par le Land sur son bilan, l’ancien président (2021-2024) et membre du Conseil d’État depuis 2013 dit espérer avoir contribué « au bon fonctionnement du Conseil d’État et, à travers cette institution, à l’amélioration de la qualité de notre cadre législatif et réglementaire ». Son successeur, issu du LSAP, n’est pas encore connu. On sait en revanche depuis lundi également que Thierry Schuman (membre de la direction de BGL et maire CSV de Kopstal) rejoint l’institution que Patrick Santer (avocat chez EHP, CSV) a quittée en mai. PSO
Demi-couvercle
Repousser une tranche d’indexation, éviter une hausse trop forte du prix de l’électricité et limiter la charge pour les finances publiques. Tel est le calcul politique du gouvernement qui sous-tend la prolongation, décidée le 5 juin, du plafonnement du prix de l’électricité pour l’année prochaine également. Lex Delles, ministre de l’Économie du DP, a déposé lundi le projet de loi correspondant au Parlement. Sur les 60 % d’augmentation des prix que la suppression du plafond entraînerait pour les petits consommateurs, selon les estimations du Statec en début d’année, la moitié devrait toutefois leur être répercutée. Le taux d’inflation augmenterait ainsi de 0,5 point, au lieu d’un point, si le plafond venait à être totalement supprimé, précise l’exposé des motifs du projet de loi. Avec un plafond réduit de moitié, une nouvelle tranche d’indexation ne serait probablement due qu’au quatrième trimestre 2025, alors qu’elle le serait dès le troisième trimestre en l’absence de plafond. Le fait que, pour un ménage type, le prix du kilowattheure devrait s’établir à environ 28 centimes, alors qu’il pourrait atteindre près de 35 centimes sans ce plafond, devrait rendre l’achat de voitures électriques et de pompes à chaleur suffisamment attractif. Ce plafond réduit devrait coûter 171 millions d’euros au Trésor public (photo : archives). pf
Toujours dans les limites acceptables
La caisse d’assurance dépendance gérée par la CNS a enregistré l’année dernière un excédent de 80,3 millions d’euros, avec des recettes de 984,7 millions et des dépenses de 904,4 millions d’euros. Sa réserve totale a atteint 481,1 millions. C’est ce qui ressort des comptes annuels publiés par la CNS. La hausse de 9 % des recettes provenant des cotisations s’explique par les tranches d’indexation. Les dépenses en prestations en nature pour les soins ont augmenté de 5,6 % en 2023, soit une hausse moins forte qu’en 2022 (8,5 %), car la CNS avait négocié à la baisse la valeur monétaire servant au calcul des forfaits de soins. D’un point de vue structurel, l’assurance dépendance devient toutefois plus coûteuse. Compte tenu du vieillissement de la population et de la multiplication des maladies chroniques, cela n’a rien d’étonnant. Cela se traduit par exemple par une hausse de 8,5 % des dépenses consacrées à l’aide à domicile l’année dernière. pf
De l’université à l’Adem
Sur les 5 179 demandeurs d’emploi titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur inscrits à l’Adem fin mai, 1 397 sont à la recherche d’un emploi depuis déjà douze mois. C’est ce qu’a indiqué le ministre du Travail du CSV, Georges Mischo, en réponse à une question parlementaire posée par le groupe LSAP. La moitié d’entre eux est titulaire d’une licence, 30 % d’un master et 20 % d’un BTS. Parmi les quelque 5 200 diplômés de l’enseignement supérieur au chômage, la plupart (30 %) ont suivi des études d’économie, suivies par les sciences techniques (15 %) ainsi que les sciences sociales et de l’éducation (10 %). Parmi les 1 689 chômeurs titulaires d’un master, le nombre de juristes (180) dépasse celui des diplômés en sciences sociales et en sciences de l’éducation (119). Mischo énumère également les mesures que l’Adem propose aux chômeurs afin de les qualifier pour un poste qui ne correspond pas à leur cursus. Qui aurait cru que de telles mesures seraient nécessaires pour les économistes, les juristes, les ingénieurs et les travailleurs sociaux au Luxembourg ? pf
Le véritable influenceur
Neuf millions d’euros de chiffre d’affaires et cinq millions d’euros de bénéfice pour Beta Aquarii, le cabinet de conseil d’Etienne Schneider, qui a publié ce jeudi ses résultats pour 2023. La PME compte trois salariés. Le socialiste ne connaît donc pas ces soucis de productivité dont ne cessent de se plaindre les patrons qui l’adulaient lorsqu’il était ministre de l’Économie. Le commerce de son influence (notamment auprès de l’oligarchie russe, comme l’a révélé Reporter) porte ses fruits. PSO