Ce mardi matin, ils sont une petite dizaine de livreurs à attendre sur le parking du McDo de Foetz. Le téléphone est calé dans la main, au cas où l’appli Wolt vibre pour leur donner du travail. Avant le coup de feu qui s’annonce pour 11h30, les nuages sont bas. Quelques gouttes tombent de temps en temps. L’ambiance est morose, pour le moins. Ils acceptent de raconter leur quotidien, mais demandent à ce que ni leurs noms ni leurs visages ne soient publiés. Quatre jours plus tôt, à midi, ils ont organisé une grève sauvage sur la place de Paris, …
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