Bienveillances
Le DP ménage un moment de répit à Luc Frieden. L’accord tripartite serait « également un succès pour le Premier », déclare ainsi Xavier Bettel. Ce mardi à la Chambre, Marc Baum qualifie cette attitude de « scho bal gönnerhaft a paternalistesch ». Le député Déi Lénk fixe le banc du gouvernement et lance un clin d’œil à Luc Frieden : « Entre nous, Här Premier : Ne croyez pas tout ce que dit votre partenaire de coalition… » C’est en effet avec une sollicitude suspecte que la présidente du DP, Carole Hartmann, estime ce lundi sur Radio 100,7 qu’« il est important que le CSV, notre partenaire de coalition, ne faiblisse pas ». bt
Le pacte asile approuvé
Le Pacte européen sur l’asile et la migration, sujet à controverse, a été transposé en droit national mardi au terme d’une longue séance à la Chambre des députés. Cette transposition repose sur deux projets de loi : le volet asile présenté ministre de l’Intérieur, Léon Gloden (CSV), et la partie accueil, soutenue par le ministre de la Famille, Max Hahn (DP). La rapportrice Stéphanie Weydert (CSV) a estimé que le texte ne rendait pas le système plus strict, mais les procédures plus claires. La création d’un centre de filtrage a cristallisé le plus de critiques. Marc Baum (Déi Lénk) craint que personnes qui vivent au Luxembourg depuis plusieurs années soient conduites vers ce centre avant d’être expulsées. La possibilité de placer des mineurs en détention pour le filtrage a été dénoncé par le député écologiste Meris Sehovic. Du côté de la majorité, Gusty Graas (DP) a admis que le nom du centre de filtrage n’était pas des plus heureux. Remplaçant Liz Braz, en désaccord avec la ligne du parti socialiste (lire page 7), Dan Biancalana, a estimé que des mécanismes de protection plus solides devraient être envisagés. Le texte de Max Hahn a été mieux accueilli. En particulier le fait que les DPI pourront accéder au marché du travail quatre mois après leur demande et non plus six mois. L’autorisation d’occupation temporaire ne sera plus nécessaire. L’opposition a cependant critiqué le fait que les DPI ne peuvent pas s’inscrire à l’Adem, leur droit à travailler risque de rester un droit théorique, a souligné Djuna Bernard (Déi Gréng). Les deux projets de lois ont été approuvés par les partis de la majorité, rejoints par l’ADR et les Pirates. Le Pacte entre en vigueur ce 12 juin. FC
Doch sozialistisch?
Das Meisterstück der Regierung zur Umsetzung der Wahlkampfversprechen von CSV und DP auf „Freiheit für die Privatinitiative“ in der Gesundheitsversorgung hätte auch von der LSAP kommen können: Neben Spitälern (in Form von „Antennen“) sollen auch Ärztegesellschaften und -assoziationen ambulante Strukturen initiieren können. Allerdings gemäß staatlicher Bedarfsplanung. Die Betreiber müssten eine Konvention mit einem Spital eingehen, um Kontinuität der Versorgung zu sichern, und als Ärzt/innen einen Vertrag mit der Klinik haben und dort Bereitschaftsdienst leisten. Ministerin Martine Deprez (CSV) will das über Änderungen am Spitalgesetz regeln. Carole Hartmann, gesundheitspolitische Sprecherin der DP-Fraktion, reagierte darauf im Kammerausschuss Santé & Sécu leicht fassungslos: Wieso die Regierung eine Fortsetzung von Paulette Lenerts „Antennengesetz“ bringe, das die DP 2023 „nur einen ersten Schritt“ genannt hatte, und „keng regelrecht loi extrahospitalière“, die Schluss mache mit der „Vormundschaft“ der Spitäler über die Ärzt/innen? Sie fing sich aber rasch und würdigte Deprez’ Entwurf als „einen weiteren Schritt für mehr Initiativrechte der Ärzte“. Mars Di Bartolomeo von der LSAP nutzte den Moment und versprach, falls die DP die „gardes-fousen“ im Gesetzentwuf nicht unterstütze, könne Deprez auf die LSAP zählen. Hartmann erwiderte, er habe sie „falsch verstanden“. pf
Und nun beim Schlichter
CNS und AMMD sind über die Konventionen für Ärzte und Zahnärztinnen in der Schlichtung. Der Schlichter sei am 13. Mai ernannt worden, so die CNS. Ein erstes Treffen mit ihm habe stattgefunden, ein zweites sei geplant. Zwar sind AMMD und CNS sich einig, doch die AMMD macht ihre Unterschrift abhängig vom Ausgang politischer Gespräche mit Ministerin Martine Deprez (CSV). Solange sie fehlt, wird geschlichtet. Für maximal drei Monate – wenn es sein muss, in die Ferien hinein. AMMD-Präsident Chris Roller wollte sich nicht dazu äußern, ob die AMMD demnächst unterschreiben könnte (Foto von sb: Chris Roller, Mitte, mit CNS-Präsident José Balanzategui, rechts). pf
Martine Hansen inquiète
L’agriculture se trouve devant un océan d’incertitudes, voilà le principal enseignement du troisième Landwirtschaftsdësch, qui a eu lieu vendredi dernier à Grevenmacher. « Beaucoup de choses ne sont pas claires au niveau européen, mais il n’est jamais trop tôt pour commencer à en discuter entre nous », a avancé la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen (CSV). Le flou le plus problématique se trouve dans les mains de Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture, qui négocie les montants qui seront alloués à la politique agricole commune (PAC). Aux dernières nouvelles, ils seront réduits d’un quart, ce qui promet des dépenses supplémentaires pour les États qui devront nécessairement compenser. Avec une nouvelle PAC, la ministre devra également préparer une nouvelle loi agraire. Un boulot monstre qui l’inquiète également. « J’ai demandé une entrevue avec le Conseil d’État parce que, normalement, la nouvelle loi agraire devra reprendre intégralement l’intégralité des règlements grand-ducaux en vigueur. Cette retranscription est un travail énorme, au moins une année de perdue. » Le prochain rendez-vous formel entre la ministre et les agriculteurs aura lieu à l’automne. EN
Les agriculteurs ravis
Interrogé par le Land, vendredi, sur son bilan des négociations tripartites, le président de la Chambre d’Agriculture, Christian Hahn, dévoilait un grand sourire. « Nous n’avions pas participé depuis quatorze ans, il est très positif que nous soyons à nouveau reconnus comme une composante importante de l’économie luxembourgeoise », se félicite-t-il. D’autant qu’il n’a pas à se plaindre. Les agriculteurs ont obtenu pratiquement tout ce qu’ils demandaient : des aides pour atténuer l’augmentation du coût des engrais et du gasoil agricole, des mécanismes qui faciliteront les investissements et des débouchés renforcés pour leur production (restauration collective, biogaz). « La première journée avait été positive, mais la deuxième était très dure », avance-t-il. « À ce moment-là, je n’aurais jamais cru qu’un aussi bon accord soit trouvé aussi vite. Mais aujourd’hui, nous pouvons être satisfaits ». EN