Je comprends ça !
À la fin de l’année 2024, la part des voitures électriques dans le parc automobile atteignait 6,95 %. Le gouvernement maintient néanmoins l’objectif fixé par son prédécesseur, à savoir porter ce pourcentage à 49 % d’ici 2030. C’est ce qu’ont déclaré la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, et le ministre de l’Énergie, Lex Delles (tous deux du DP), le jour de la Saint-Sylvestre, en réponse à une question parlementaire posée par le groupe LSAP. Le fait que la fiscalité réduite ait été prolongée jusqu’à fin 2026 pour les véhicules de fonction également utilisés à des fins privées contribuera à « se rapprocher de l’objectif ». Selon les chiffres fournis par MM. Delles et Backes, les voitures particulières à batterie appartenant à des entreprises, au nombre de 18 798, représentent plus de la moitié des 32 062 véhicules recensés au total dans cette catégorie à la fin de 2024. Leur part a également connu une croissance particulièrement forte : de 2,6 % en janvier 2021 à 18,3 % aujourd’hui. Pour les voitures particulières appartenant à des particuliers, cette part est passée de 0,6 % à 3,7 % au cours de la même période. Selon Backes et Delles, cette croissance relativement faible s’explique toutefois en partie par le fait que la location longue durée de voitures électriques « gagne en popularité » auprès des particuliers. Ces véhicules sont alors comptabilisés comme des voitures de fonction (photo : sb). pf
Jean Hoss,
cofondateur en 1964 du cabinet Elvinger Hoss Prussen (EHP), est décédé. Avec son associé André Elvinger (de huit ans son aîné), il avait réussi à bâtir l’un des principaux cabinets d’affaires du Luxembourg (dont seul Arendt & Medernach). Dès 1968, Elvinger et Hoss ont réussi à faire bénéficier les sociétés d’investissement du régime favorable accordé aux holdings, posant ainsi l’un des jalons de l’industrie des fonds sur lequel EHP et Arendt maintiendront longtemps un quasi-monopole. L’historien Benoît Majerus souligne le « capital bureaucratique » qui permettait à EHP de façonner la législation. Et de citer Steve Cormack, qui avait implanté l’ancêtre de KPMG au Luxembourg : « Si vous vouliez faire avancer les choses, vous vous adressiez à eux et, s’il n’y avait pas de loi, ils en faisaient adopter une. C’étaient des types très malins, qui avaient beaucoup de relations. » L’expansion d’EHP s’étend même au niveau territorial : c’est pratiquement toute la place Winston Churchill qui est aujourd’hui entre les mains de ce cabinet d’affaires. Les avis de décès parus en fin d’année permettent de mesurer la place centrale qu’occupait Jean Hoss dans le milieu économique. La Fondation André Losch rappelle que c’est lui qui avait « eu la lucidité et la vision d’encourager la création de notre Fondation », tandis que la Banque de Luxembourg évoque « un homme d’une rare envergure, empreint d’humanisme et d’engagement ». Son influence s’étendait également au milieu culturel. Dans les années 2000, Jean Hoss cumulait ainsi la présidence de la Philharmonie et la vice-présidence du Mudam. Trois de ses quatre enfants sont associés chez EHP, où la génération des petits-enfants fait peu à peu son entrée. bt
« Un système trop coûteux »
« Il ne s’agit, espérons-le, pas ici de faire concurrence aux acteurs privés », s’interroge la Chambre de commerce dans son avis très critique sur le projet de loi visant à créer une Centrale nationale d’achat et de logistique (Cnal). Cet organisme public serait chargé d’acheter en gros des médicaments et des produits médicaux pour les hôpitaux, les maisons de retraite, le CGDIS, ainsi que pour le Luxembourg Institute of Health et le Laboratoire national de Santé, puis de les stocker et de les redistribuer. La Chambre de commerce préférerait que la Cnal se contente de gérer la réserve nationale, dont on a beaucoup parlé pendant la pandémie de Covid (photo : archives Anthony Dehez).
La conception de la Centrale nationale a débuté sous le gouvernement précédent. En juin 2023, Paulette Lenert, alors ministre de la Santé du LSAP, l’avait présentée. Le projet de loi sur la Cnal a été déposé au Parlement il y a sept mois par sa successeure, Martine Deprez (CSV). La Chambre de commerce semble particulièrement gênée par l’aspect « logistique », car l’achat de médicaments pour les hôpitaux, au moins, est déjà fortement centralisé. La logistique prévue aurait en tout cas un coût : selon la fiche financière du projet de loi, le coût de la construction et de l’équipement d’un entrepôt sur l’ancien site du WSA à Sanem est estimé à 88 millions d’euros, dont 14 millions d’euros pour la « robotisation ». Ce montant serait peut-être insuffisant pour une « fonction aussi délicate », estime la Chambre de commerce. Étant donné que la centrale devrait appliquer une marge sur les produits qu’elle distribue afin de couvrir ses frais de fonctionnement annuels, qui s’élèveraient à environ 16 millions d’euros, un « système trop coûteux » pourrait voir le jour. D’autant plus que la Cnal sera probablement soumise à une convention collective. Ce n’est pas le cas pour les grossistes déjà en place. pf
Pid pour (presque) tout le monde
Le paiement électronique immédiat direct (Pid) deviendra obligatoire cet été. C’est ce qu’ont convenu l’AMMD et la CNS dans le cadre d’une modification des conventions applicables aux médecins et aux dentistes. Les médecins nés avant le 1er janvier 1965 peuvent demander une dérogation et continuer à établir des factures papier que les patients enverront à la CNS. Actuellement, le Pid est facultatif. Les modifications apportées aux conventions ont été publiées le 31 décembre au Journal officiel ; elles entreront en vigueur six mois plus tard. On peut donc s’attendre à une accélération de la numérisation à compter du 1er juillet. pf
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