Lors de sa conférence de presse sur les résultats financiers lundi, la direction de la CFL a annoncé deux records. Le premier concerne le nombre de passagers : avec 31,1 millions, il a dépassé de 8 % en 2024 les 28,7 millions de 2023, qui constituaient déjà un record. Le groupe CFL n’avait également jamais réalisé un chiffre d’affaires de 1,215 milliard d’euros ; en 2023, il s’élevait à 1,134 milliard. Le président du conseil d’administration, Jeannot Waringo, s’est dit « satisfait » du résultat net de 25,6 millions d’euros. Il convient toutefois de noter que l’activité dans le secteur du fret est beaucoup plus volatile que celle du transport national de voyageurs, soumis à une convention avec l’État (sur la photo : le directeur général Marc Wengler, avec Jeannot Waringo derrière lui).
Comme ces chiffres et leur signification passent rapidement inaperçus auprès du grand public, la compagnie ferroviaire a saisi l’occasion pour souligner à quel point la ponctualité des trains de voyageurs constituait un indicateur important de sa performance. En 2024, 90,8 % des trains étaient à l’heure, contre 90,1 % l’année précédente. L’objectif de la Deutsche Bahn est d’atteindre 92 %.
Au Luxembourg, un train est considéré comme « à l’heure » s’il arrive à destination avec moins de six minutes de retard. C’est ce que prévoit depuis 2009 le contrat conclu avec l’État. Auparavant, le seuil était fixé à moins de deux minutes. En 2007, 82 % des trains respectaient ce seuil. Cependant, l’offre de transport de voyageurs a été considérablement renforcée. Malgré de nombreux chantiers, l’infrastructure n’est pas encore à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Souvent, la simple défaillance d’un signal suffit à provoquer une perturbation considérable du trafic.
La Suisse est championne d’Europe : 93,2 % de ponctualité en 2024 pour les retards inférieurs à trois minutes. En revanche, la Deutsche Bahn applique le même seuil qu’en Suisse. En mai 2024 (la DB publie ces chiffres chaque mois), seuls 62 % des trains du trafic longue distance et 89,9 % de ceux du trafic régional sont restés en dessous de ce seuil. En France, la ponctualité est évaluée selon plusieurs paliers : pour les trajets d’une durée maximale de 90 minutes, un retard de cinq minutes est encore considéré comme ponctuel ; de dix minutes pour les trajets d’une durée maximale de trois heures ; et d’un quart d’heure au-delà. De ce point de vue, selon la SNCF, 83 % de tous les trains (du TGV au RER en passant par les lignes locales) étaient à l’heure en 2024. PF