Les aides à l’achat de voitures, motos et vélos électriques devraient être prolongées jusqu’à fin juin 2030. La ministre de l’Environnement, Serge Wilmes (CSV), a déposé un projet de loi à ce sujet au Parlement.
Le fait que ce régime d’aides, le « Klimabonus Mobilité », qui aurait dû prendre fin à la fin du mois de juin de cette année, doive être prolongé de quatre ans, et donc même jusqu’à la prochaine législature, est une nouveauté. Mais comme les voitures électriques ont stagné en 2025 au niveau de 2024, avec une part de 27 % des nouvelles immatriculations de voitures particulières, le gouvernement estime que cette mesure est appropriée. Par ailleurs, à partir de début 2027 – dans un premier temps pour les particuliers –, l’aide devrait pouvoir être versée directement au concessionnaire. Ce dernier la déduira alors du prix de vente. Ce préfinancement – le projet de loi promet qu’il s’agira d’un système similaire à celui du préfinancement de l’énergie solaire – devra être demandé par les acheteurs auprès de l’administration chargée de l’environnement via un formulaire en ligne.
La prolongation de la prime « Klimabonus Mobilité » devrait coûter cher aux finances publiques. Le gouvernement table sur un montant total de 336 millions d’euros d’ici mi-2030. Il estime que d’ici là, grâce à cette prime, la part des véhicules électriques parmi les nouvelles immatriculations de voitures particulières atteindra 50 %.
Ce qui pourrait bien fonctionner. D’autant plus que, dans le contexte de la guerre au Proche-Orient et de la flambée des prix, notamment du diesel, les voitures électriques sont devenues, contre toute attente, beaucoup plus intéressantes. Mais en réalité, l’objectif fixé dans le Plan national énergie-climat (Pnec) est de porter la part des véhicules électriques à 49 % de l’ensemble du parc automobile d’ici 2030. Cela semble peu probable, même avec la prolongation du « bonus climat Mobilité ». Fin 2025, ce chiffre s’élevait à 9 %.