« Tu as sans doute appris le terrible malheur qui s’est abattu sur ma famille avec la mort de mon cher frère, qui a péri en mer de manière si tragique. […] Dans quelques heures, je passerai au large de l’endroit où mon cher François a trouvé sa tombe humide et profonde, et ce n’est pas sans une grande émotion que je me sentirai naviguer au-dessus de l’abîme qui recèle son corps. Mes derniers adieux à l’Europe lui seront destinés, lui qui repose désormais bercé par les flots qui lui ont ôté la vie. Mon départ sera bien triste, cher Victor, mais il faut s’y faire, se résigner aux plus grands malheurs que notre existence éphémère nous réserve. » (MnhnL-f.EL.)
C’est par ces mots adressés depuis Bruxelles le 15 décembre 1911 à son collègue et ami Victor Ferrant (1856-1942), conservateur de la section d’histoire naturelle du Musée national du Luxembourg, que l’agronome et explorateur-naturaliste Édouard Luja (1875-1953) exprime son deuil après avoir appris la mort tragique de son frère aîné, le capitaine au long cours François Luja (1870-1911). Juste avant de regagner le Congo belge pour reprendre son service au sein d’une société de plantations coloniales, Édouard Luja partage avec son ami son chagrin face à ce drame qui venait de frapper sa famille à peine une semaine plus tôt.
Un drame dont le public luxembourgeois avait eu connaissance, puisque la presse écrite, notamment le « Luxemburger Wort » et « L’Indépendance luxembourgeoise », en avait fait état dans leurs éditions du 11 décembre 1911.
Le capitaine Luja et le naufrage du « Van Dyck »
C’est ainsi que les lecteurs du quotidien catholique apprennent, sous le titre « Naufrage » la dépêche télégraphique « selon laquelle le bateau à vapeur belge ‘ Vandyck ’ (sic), commandé par notre compatriote M. F. Luja, aurait coulé au large de la […] côte, entraînant la noyade de 14 personnes, dont M. Luja » (LW, 11 décembre 1911). L’Indépendance luxembourgeoise présente des informations reprises du journal anversois La Métropole. Intitulé « Un vapeur belge naufragé », l’article retrace en détail le déroulement de la tragédie maritime survenue dans la nuit du 6 au 7 décembre non loin des côtes de Cornouailles : « Frappé par une terrible houle au moment même où l’on venait de signaler le Wolf Rock, près de Cornwall, le ‘Vandyck’ fut complètement désemparé et projeté sur les rochers près du phare de Seven Stones. L’irruption de l’eau fut si soudaine qu’on décida immédiatement d’abandonner le navire. Tous les hommes purent se réfugier dans le canot de sauvetage, qui fut malheureusement renversé par une immense vague. Le mécanicien en second réussit à grimper sur le navire échoué et aida trois de ses collègues à remonter à leur tour. Ils restèrent à bord, à la merci des éléments, jusqu’à ce que, vers le matin, une énorme vague soulève le navire des rochers et le rejette en pleine mer avec les quatre malheureux qui craignaient à tout moment d’être écrasés sur les récifs. Ils allumèrent des feux sur le pont en signe de détresse et furent heureusement repérés par le navire à vapeur « Ashtree » de Cardiff qui, au prix de grands efforts, réussit à sauver les quatre hommes et les débarqua à Port Talbot. »
Il convient de signaler qu’un « dernier télégramme reçu de Londres par une compagnie d’assurance de notre ville annonce que le capitaine Luja ainsi que 13 membres d’équipage auraient péri en mer » et que « le malheureux capitaine qui a péri avec la plupart de ses hommes est le fils de M. Ant. Luja, architecte honoraire de la ville de Luxembourg. […] F. Luja, qui exerçait son dur métier depuis près de 22 ans, en était, semble-t-il, à son dernier voyage et comptait aller se reposer dans sa ville natale. »
C’est finalement cette dernière indication qui nous a incités à nous intéresser davantage à la biographie du marin François Luja, qui reste jusqu’à présent largement méconnue, du moins par rapport à d’autres parcours de la famille Luja, comme ceux de son père, l’architecte Antoine Luja (1845-1916), de son demi-frère, l’architecte et paysagiste Henri Luja (1899-1977), et surtout de son frère cadet, l’explorateur et naturaliste Édouard Luja (Moes 2012 ; Wey 2016, 2019.)
Alors, qui était François Luja ? Nous allons tenter d’y répondre en nous appuyant notamment sur des documents issus des archives privées des familles Luja et Waringo, sans lesquels il aurait été vain d’entreprendre la présente étude biographique, aussi modeste soit-elle. Tentons enfin de proposer quelques pistes d’analyse en replaçant la vie et le parcours de ce marin luxembourgeois dans le contexte de la mondialisation de 1870 à 1914, à laquelle il convient d’ajouter l’attribut « de la Belle Époque », tout en tenant compte d’une vision du monde incluant les perspectives conceptuelles du « Nord global » et du « Sud global ». (Osterhammel 2009 ; Lenger 2023 ; Revel & Romano 2024)
Il a occupé le poste d’officier de la marine marchande (1887-1900)
La consultation de l’un des comptes-rendus des réunions du Cercle des Luxembourgeois d’Anvers nous a permis d’apprendre que la séance du 21 décembre 1911 « a été consacrée à la mémoire d’un de ses membres, très estimé, le regretté capitaine Luja du navire ‘Van Dyck’ » et que le collègue du défunt, le capitaine d’armement M. Wahl, a pris la parole et a retracé « la carrière pénible et ardue du marin » : «&Tour à tour mousse, matelot, élève à l’école de navigation, premier lieutenant au long cours après un brillant examen, et depuis une dizaine d’années capitaine de navire, Fr. Luja a toujours fait honneur à la marine, à sa famille, à son pays. » (C.Lx.A., 1911, ALW.)
Or, l’accès à des documents provenant des archives privées des familles Luja et Waringo nous a permis de découvrir une multitude d’informations supplémentaires concernant la vie de François Luja. Notons tout d’abord une note biographique non signée, dont l’écriture manuscrite et le style sont similaires (il nous semble) à ceux qu’utilisait Édouard Luja. À la lecture de ce manuscrit, on apprend que François Luja, « fils d’Antoine Luja, architecte de la ville de Luxembourg, et de Thérèse Specht, est né à Luxembourg le 16 février 1870 » et « après avoir fréquenté les écoles primaires de la ville, il fut admis à l’Athénée de Luxembourg à l’automne 1882 ». (Nbio, ALW.)
Selon une information tirée de L’Indépendance luxembourgeoise, François fréquente, du moins pendant les deux premières années, les classes préparatoires du lycée avec un certain succès, puisqu’il se voit décerner un « deuxième prix » à la fin de l’année scolaire 1883-1884 (Ind.lux., 13 août 1884). Bon élève, François Luja quitte pourtant l’Athénée après n’avoir suivi que les classes du cycle inférieur. Ainsi, l’auteur de la note biographique précise que « après trois années d’études secondaires [François] manifesta un penchant pour la marine marchande. Ses parents, connaissant son caractère sérieux et résolu, n’ont pas jugé bon de le détourner de son projet. Il entra donc à l’école de navigation d’Ostende au début de l’année 1887, puis à l’école de navigation d’Anvers, dont je ne peux préciser les dates. » (Nbio, ALW.)
En novembre 1887, peu après son entrée à l’école de navigation, François Luja, alors âgé de 17 ans, commence sa formation pratique en tant que matelot novice à bord du navire « Primus ». C’est à bord de ce voilier finlandais, où il reste en service jusqu’en mai 1890, que le jeune Luxembourgeois effectue ses premiers voyages au long cours, comme en témoignent les deux certificats scellés en versions suédoise et française, portant chacun la date du 7 mai 1890 et la signature d’Oscar Heine, commandant du « Primus ». En voici un extrait : « Je soussigné, commandant du navire le ‘ Primus ’ , d’Åbo, certifie à qui de droit que l’adolescent François Joseph Antoine Luja de Luxembourg a voyagé (sic) à bord dudit navire en qualité de matelot novice, lors d’un voyage d’Anvers à Shanghai (sic), Manille, New York, Java, [ill.], Semarang, Rangoon (?) et retour à Greenock (Écosse). Pendant la durée de son engagement, soit 29 mois et 18 jours, il s’est acquitté de ses fonctions à ma (sic) parfaite satisfaction. » (Certificat, 7 mai 1890, ALW.)
Après avoir terminé son service à bord du « Primus », François Luja semble être passé du grade de matelot novice ou de mousse à celui de matelot, puisqu’il a été engagé à ce titre à l’automne 1890 «&à bord du navire danois « Alexandre III » » avant d’effectuer, en septembre 1891, « un voyage au Brésil à bord de la goélette (sic) suédoise « Willy » », comme nous pouvons le lire dans la note biographique susmentionnée. Ce recrutement est d’ailleurs d’une durée limitée. Ainsi, un certificat d’engagement daté du 20 juillet 1892 se contente de mentionner l’appréciation suivante : « Le présent certificat atteste que Francis Luja a servi à bord du « Willi » d’Oscarshamn (sic), en Suède […] pendant 10 mois en tant que matelot et qu’il s’est acquitté de ses fonctions fidèlement et avec compétence. » (Certificat, 20 juillet 1892, ALW)
Âgé de 22 ans, ayant définitivement tourné la page de son statut d’adolescent mousse et de matelot inexpérimenté, François Luja s’apprête désormais à passer au niveau professionnel supérieur, en préparant à l’école de navigation d’Anvers le brevet d’officier de marine marchande, diplôme qu’il obtient à l’été 1893. Un succès que la presse luxembourgeoise ne manque pas de signaler à ses lecteurs. Et L’Indépendance luxembourgeoise note dans sa rubrique « Échos et Nouvelles » : « le jeune François Luja, fils de l’architecte de la ville, vient de passer avec distinction, à l’école de marine d’Anvers, son examen de premier lieutenant au long cours ».
Le journal régional mosellan *Obermosel-Zeitung* revient à deux reprises sur le succès de ce jeune compatriote. Citons à cet égard l’article paru dans l’édition du 11 août 1893 dans la rubrique « Miszellen » : «&Outre M. François Luja, dont nous avons évoqué la semaine dernière la brillante réussite à l’examen d’officier de marine à Anvers, plusieurs autres Luxembourgeois font partie de la marine, comme par exemple M. Martin Wahl, fils de M. Jacques Wahl, récemment décédé, qui se prépare lui aussi à l’examen d’officier. »
Le rédacteur de l’Obermosel-Zeitung a donc jugé utile, à juste titre, de mentionner, outre le nom du lauréat fraîchement diplômé, la présence d’un autre jeune Luxembourgeois fréquentant la prestigieuse école navale d’Anvers. Une remarque supplémentaire qui nous amène, à notre tour, à rappeler aux lecteurs du Land notre récent article consacré au parcours de Louis Ferdinand Fix (1829-1893) qui, près d’un demi-siècle avant Luja et Wahl, a suivi des cours à l’École de navigation d’Anvers pour obtenir, à l’été 1848, juste avant son 19e anniversaire, le brevet de lieutenant de marine.
Bien qu’ils soient originaires d’un pays sans accès direct à la mer, de nombreux jeunes Luxembourgeois voyaient au XIXe siècle dans le choix d’une carrière de marin au long cours une véritable opportunité professionnelle, qui ne se limitait d’ailleurs pas à viser uniquement le poste d’officier, comme le souligne le rédacteur du journal mosellan : « Le fils du timbrier de l’administration d’enregistrement (sic), M. Kremer, est cuisinier sur un navire qui navigue vers les contrées les plus lointaines du monde.– M. Karl Klingenberg, de Grevenmacher, vient également d’arriver dans sa ville natale pour un congé de six semaines. Celui-ci est engagé depuis six ans comme charpentier sur un voilier (sic) et a déjà pratiquement fait le tour du monde. » (OMZ, 11 août 1893.)
Nous ne savons pas si les engagements en mer de ces jeunes artisans luxembourgeois ne constituent qu’une étape dans leur parcours professionnel, comme ce fut le cas pour l’officier de marine Louis Ferdinand Fix, qui a ensuite choisi la carrière militaire en Italie et aux États-Unis. Ou s’agit-il de choix professionnels à long terme, à l’instar de François Luja ? En effet, nous pouvons retracer, au moins partiellement, l’évolution de sa carrière maritime au cours des années suivantes : en 1895, il est « nommé premier officier à bord du bateau à vapeur belge Prince Philippe » (Nbio, ALW ; OMZ, 15 mars 1895) avant d’exercer la même fonction sur le « Prince Albert de Belgique » (LW, 18 décembre 1897).
C’est à bord de ce bateau à vapeur « de 267 ½ pieds de long sur 33 de large » que l’officier Luja a failli trouver la mort lors d’une collision « qui s’est produite […] sur l’Escaut » avec le « trois-mâts Larnaca » (C.Esc., 17 décembre 1897). Un accident spectaculaire commenté par la presse, notamment par L’Indépendance luxembourgeoise dans son édition du 17 décembre 1897 : « Nous apprenons qu’un de nos compatriotes, M. François Luja, premier capitaine (sic) du Prince Albert, a failli y périr. […] Le Prince Albert devait entrer dans les docks, lorsqu’une terrible collision s’est produite entre le bateau à vapeur belge et le navire anglais le Larcana [lire : Larnaca]. En 10 minutes, le Prince Albert coulait à fond. M. Luja, qui se trouvait déjà dans l’eau jusqu’à mi-corps, eut encore le temps de sauter sur un remorqueur ». Et le rédacteur de conclure son article en affirmant que « c’est le deuxième naufrage auquel [Luja] assiste ».
Malgré ces expériences traumatisantes qui ne cessent de lui rappeler les risques mortels inhérents au métier de la marine marchande, François Luja reste fidèle à sa vocation professionnelle et finit par obtenir son brevet de capitaine. Nous sommes en 1900, en pleine Belle Époque. Luja, alors âgé de près de trente ans, peut désormais postuler pour prendre le commandement d’un navire de haute mer.
Les années en tant que capitaine de vaisseau (1900-1911)
Les journaux belges, numérisés dans la base de données en ligne Belgicapress, nous permettent – du moins en partie – de retracer, pour les années 1902 à 1911, les commandements assurés par le capitaine Luja à bord des navires suivants : « Meuse » (1902) ; « Nil » (1903-1904) ; « Uruguay » et « Bulgarie » (1907) ; « Marnix » (1908-1909) ; « Boduognat » (1909) et « Van Dyck » (1910-1911).
Elle nous permet également de comprendre, grâce à l’indication des ports de provenance et de destination, les itinéraires maritimes empruntés par le capitaine Luja. Ceux-ci semblent se limiter à une région maritime mondiale comprenant notamment la Méditerranée (Alexandrie, Bône, Smyrne [Izmir]), la façade atlantique européenne (Lisbonne, Huelva, Bilbao), la mer du Nord (Anvers, King’s Lynn, Middlesbrough, Sunderland) et la mer Baltique (Helsinki, Riga, Saint-Pétersbourg). En d’autres termes, ils se limitent au seul épicentre du Nord global.
Il convient toutefois de souligner que le capitaine luxembourgeois évoque son ambition de commander des navires à vapeur naviguant sur des routes maritimes plus prestigieuses, comme il le laisse entendre dans une lettre adressée à son père le 13 septembre 1911 : « Je suis arrivé hier matin à Sunderland et partirai probablement demain matin pour Cronstadt […]. Il se pourrait qu’à mon retour, je quitte ce navire, car j’ai d’autres projets en vue qui vaudront peut-être mieux que ce que j’ai actuellement. Ce sera soit la ligne du Congo, soit une nouvelle ligne vers le Brésil. » (Lettre FL, 13/09/1911, ALW.) En d’autres termes, François Luja envisage d’améliorer sa carrière personnelle en l’inscrivant davantage dans les contextes constitutifs de la mondialisation de la Belle Époque, à savoir l’impérialisme et le colonialisme.
Si l’on peut déceler, à travers le parcours professionnel de François Luja, les traits de caractère d’un homme entreprenant, voire ambitieux, on est tenté de revoir cette première impression après avoir lu les quatre lettres que le capitaine de vaisseau a envoyées au cours du second semestre de l’année 1911 à son père. Alors qu’il s’apprêtait à quitter fin juillet le port anglais de King’s Lynn pour se rendre « à Archangel (sic) dans la mer Blanche afin d’embarquer une cargaison de bois à destination d’Anvers », il peine à cacher ses sentiments de frustration et de découragement : « C’est encore un voyage plus que désagréable, surtout quand il faut naviguer avec un navire vide, ce qui est très dangereux par mauvais temps. Mon navire, en particulier, n’est pas adapté à ce type de navigation, mais pour les armateurs, cela n’a aucune importance, car leur bateau est assuré et ils ne risquent rien en cas de perte. » (Lettre FL, 23 juillet 1911, ALW.)
À peine trois semaines plus tard, il envoie cette fois-ci une lettre depuis Arkhangelsk pour se plaindre à nouveau des conditions de travail auxquelles il est soumis : « Je n’ai que peu de liberté à bord de ce navire parce qu’il est trop petit. C’est une navigation très fatigante (sic) et sans plaisir, et je suis toujours à l’affût d’une occasion de trouver autre chose. C’est assez difficile car la marine belge, en raison de l’incompétence des administrateurs, est toujours au bord de la faillite » (Lettre FL, 15 août 1911, ALW.)
Et dans la dernière lettre qu’il envoie, le 27 novembre 1911 depuis le port de Valence en direction du Luxembourg, il confie à son père : « Je ne serais pas fâché non plus de passer Noël et le Nouvel An à terre, ce qui vaut infiniment mieux que de tanguer en mer en hiver. Cette navigation est extrêmement désagréable. » (Lettre FL, 27/11/1911, ALW.)
Une dizaine de jours plus tard, la famille luxembourgeoise pleurera la mort tragique de François Luja, « disparu en mer ». Et L’Indépendance luxembourgeoise en informera ses lecteurs en précisant : «&Dès qu’il a reçu samedi la dépêche, M. A[ntoine] Luja est parti pour Anvers et les côtes de l’Angleterre où le naufrage s’est produit. »
Six semaines plus tard, le chargé d’affaires du Luxembourg à Bruxelles, le comte d’Ansembourg, s’adresse le 23 janvier 1912 à son « Excellence Monsieur Eyschen, ministre d’État, président du gouvernement » : « Le certificat ci-joint permettra à Votre Excellence de constater la disparition en mer de François-Joseph-Antoine Luja. […] Je joins également à ce courrier le décompte des gages revenant au capitaine Luja ; tous les effets qui étaient restés à bord ayant disparu, cette somme de trois cent soixante-dix-neuf francs, trente-quatre centimes (379,34) représente l’intégralité de la succession de notre compatriote. » (Lettre Lég.Lux, 23 janvier 1912, ALW.)
En 1911, le salaire annuel moyen d’un tailleur de verre au Val-Saint-Lambert s’élevait à 820,74 francs (Pasleau 1998 : 164). Décidément, le capitaine de vaisseau François Luja fut tout sauf un gagnant de la mondialisation de la Belle Époque.
Nous adressons nos sincères remerciements à Guy Waringo pour nous avoir fourni des documents et des illustrations provenant des archives privées des familles Luja et
Waringo (abr. : ALW).
Un inventaire bibliographique et documentaire pourra être consulté à partir du 31 mai 2024 sur le site du Land
(land.lu).