Marc Lies,
Hesperinger, député-maire du CSV (photo : sb), démissionne de son mandat municipal après 25 ans de vie politique locale pour des raisons de santé. Outre un burn-out, d’autres problèmes auraient commencé à se profiler, qui ne lui permettent pas de « continuer », a-t-il déclaré au Tageblatt. Lies avait déjà annoncé cet hiver une pause de deux mois, qu’il a mise fin prématurément. Cette démission intervient après deux années politiquement tumultueuses pour lui : des faux pas sur Facebook, des nominations de membres de sa famille à des postes municipaux qui ont été révoquées, des démêlés avec un fonctionnaire ayant falsifié ses heures de travail pendant des années – tout cela s’est heurté à une opposition politique plus combative et plus jeune de la part des conseillers communaux Stephen de Ron (Verts) et Mathis Godefroid (LSAP). Lies va désormais se concentrer sur son mandat de député. Diane Adehm, assesseure du CSV élue en deuxième position en 2023, devient maire ; Jean Theis devient assesseur ; Mi Hee Lentz-Pak les remplace au conseil communal. sp
Fernand Kartheiser,
Le député européen de l’ADR a été exclu mercredi du groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) en raison de ses entretiens à Moscou avec des parlementaires et des représentants du gouvernement. Comme il l’avait déjà fait vendredi dernier lors d’une conférence de presse, M. Kartheiser a tenté mercredi soir, dans un communiqué de presse, de se présenter comme un meilleur spécialiste de la politique étrangère et a laissé entendre qu’il pourrait rejoindre un autre groupe politique : « À ce stade », a-t-il déclaré, il continuerait en tant qu’indépendant. La présidente de l’ADR, Alexandra Schoos, a pris hier la défense de Kartheiser sur la radio 100,7, affirmant qu’il n’avait désormais plus à « se laisser dicter quoi que ce soit » par qui que ce soit. On aurait presque pu croire que le groupe EKR était une association « woke ». pf
Une aide financière plus importante
Depuis 1998, les personnes pour qui l’hébergement dans une maison de retraite ou une résidence-services est inabordable sur leurs propres ressources peuvent demander une aide du Fonds national de solidarité. Un projet de loi, examiné depuis lundi par la commission compétente de la Chambre, prévoit une augmentation de cette aide de 17 euros par mois, sur la base de l’indice 100. L’argent de poche dont disposent les résidents, une fois leur retraite et leur éventuel crédit immobilier déduits, augmentera de huit euros par rapport à l’indice 100. Ce qui représente au total 242 euros supplémentaires au niveau actuel de l’indice. En outre, les prestations de l’établissement que les résidents bénéficiant de l’allocation devaient jusqu’à présent payer sur leur argent de poche seront intégrées à l’allocation, car elles sont « indispensables » – comme par exemple les frais d’accès à Internet. L’allocation s’en trouve ainsi majorée de 165 euros supplémentaires par rapport à l’indice actuel. Le projet de loi avait été déposé au Parlement fin 2022 par la ministre de la Famille de l’époque, Corinne Cahen (DP). Le premier avis du Conseil d’État a été rendu en juin 2024. En avril 2022, l’aide maximale par personne dans une chambre individuelle s’élevait à 2 971,99 euros selon l’indice en vigueur à l’époque. Dans une chambre double, elle s’élevait à 2 678,37 euros. En février 2020, le ministère de la Famille avait calculé une moyenne de 2 840,19 euros par chambre pour l’ensemble des établissements. Si les modifications prévues par le projet de loi avaient été appliquées à l’époque, 3 765 chambres auraient pu bénéficier de cette aide, car leur prix ne dépassait pas le plafond (photo : sb). pf
Pas en phase avec le plan
Le gouvernement ne parviendra pas à présenter à la Commission européenne, d’ici le 30 juin, un « plan social pour le climat », comme l’exige un règlement européen de 2023 relatif à un « fonds social pour le climat ». La ministre de l’Environnement du CSV, Serge Wilmes, a indiqué, en réponse à une question parlementaire de la députée verte Joëlle Welfring, que les travaux se poursuivaient. Une première phase de consultation s’est déroulée jusqu’à fin avril avec la société civile, les ordres professionnels et les scientifiques via le site Internet zesumme-vereinfachen.lu. Le grand public pourra se prononcer en septembre et octobre sur un « avant-projet » du plan. L’OGBL, le LCGB, le Mouvement écologique et la Chambre des salariés souhaitent prendre position conjointement ce vendredi sur la consultation menée jusqu’à présent. Selon le résumé publié sur zesumme-vereinfachen.lu, celle-ci s’est conclue par un constat majoritairement partagé, à savoir « que les mesures actuelles de soutien aux ménages vulnérables et aux micro-entreprises dans la transition énergétique sont insuffisantes, fragmentées et n’atteignent souvent pas ceux qui en ont le plus besoin ». pf
De nouvelles cibles mortelles
À l’issue de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN qui s’est tenue hier, jeudi, la Direction de la défense a communiqué les « nouveaux objectifs létaux » attribués au Luxembourg dans le cadre du processus de planification de l’OTAN. Outre la mise en place d’un bataillon de combat avec la Belgique, il s’agit d’un système de défense aérienne, de drones de reconnaissance et de combat, une station-service mobile et, en collaboration avec la Belgique, un hôpital de campagne mobile. L’aéroport de Findel doit être agrandi pour devenir un aéroport de l’OTAN. La ministre de la Défense du DP, Yuriko Backes, a déclaré sur la radio 100,7 que cela impliquerait un investissement financier « colossal ». Elle n’a toutefois pas précisé l’ampleur de cet investissement, ni qui serait chargé d’exploiter ces nouvelles capacités. Celles-ci devraient être opérationnelles d’ici cinq à vingt ans. pf
Exemplarité
Gerson Rodrigues, attaquant de l’équipe nationale de football, a été condamné en appel le 30 avril à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour violences conjugales et coups et blessures. Cela n’a pas empêché le sélectionneur Luc Holtz de le retenir pour deux matchs amicaux, ce vendredi 6 juin contre la Slovénie et mardi 10 juin contre l’Irlande. Le journaliste sportif du Quotidien, Julien Mollereau, qui avait remis en question la pertinence de sa sélection en raison de cette condamnation, s’est vu refuser ce lundi 2 juin l’accès à une conférence de presse organisée le lendemain par la Fédération luxembourgeoise de football, à la demande expresse du sélectionneur. C’est par un appel téléphonique du juriste de la FLF sur son téléphone privé à 23 h 35 que Mollereau a appris qu’il était persona non grata. De nombreuses voix se sont élevées contre ce traitement qui remet en cause la liberté de la presse. Dans une interview accordée à RTL, le président de la FLF, Paul Philipp, s’est défendu maladroitement en invoquant, entre autres, le fait d’avoir « un problème avec le lynchage public d’une personne ». Il explique, par ailleurs, que « si Le Quotidien avait envoyé un autre journaliste, il aurait pu obtenir une interview sans problème. » EN