« Vläicht komesch »
La réforme de la loi électorale continue d’avancer, article par article, à travers la commission des Institutions. Ce mardi matin, les députés ont brièvement trébuché sur l’article 83 : « Les électeurs du bureau et les candidats sont seuls admis dans cette salle [d’attente]. » Mais où finit la salle d’attente et où commence le bureau de vote ? Le président de la commission, Laurent Zeimet (CSV), s’étonne : « Je trouve bizarre que les candidats puissent traîner dans le bureau de vote. » Gilles Baum (DP) n’en revient pas : « Si j’extrapole, je pourrais rester là de huit à quatorze heures, en serrant la main à tout le monde ? Je ne trouve pas ça normal… » Fred Keup (ADR) s’interroge à son tour : « Un candidat pourrait donc regarder par-dessus l’épaule lors du décompte des votes ? » Avant de supprimer ce passage, estime Sam Tanson (Déi Gréng), il faudrait peut-être en connaître l’origine. Laurent Zeimet acquiesce : Les travaux préparatoires fourniront peut-être « eng erhellend Einsicht ». On passe au prochain point… d’achoppement : L’article 95 punissant les candidats qui, « à l’occasion d’une élection, ont donné, offert ou promis aux électeurs des comestibles ou des boissons ». Alex Donnersbach (CSV) remarque qu’un « gadget qui est un truc à manger serait, d’un point de vue purement légal, … vläicht… komesch ». (Durant la campagne, le CSV avait distribué des biscuits fabriqués par son candidat Jean-Marie Hoffmann.) André Bauler (DP) estime qu’il faut clarifier « le flou » qui entoure la question : « Ech kenne Leit, déi si wärend der Campagne mat kengem iesse gaangen, well dat och Électeure waren. Déi hunn dat ganz genee geholl. » BT
« Serrer la vis »
La mobilisation autonome des livreurs Wolt (d’Land, 19.6.2026) commence à porter ses fruits. Ce mercredi, à l’issue d’une réunion avec des représentants des coursiers (épaulés par les syndicats), le ministre du Travail, Marc Spautz (CSV), a annoncé une vaste « campagne de contrôle » de l’ITM. Elle visera les plateformes, mais surtout la nébuleuse de sociétés de sous-traitance qui recrutent des livreurs leur faisant signer des (pseudo-)contrats de travail que les syndicats jugent pour la plupart « illégaux ». C’est également l’analyse qu’en avait faite le podcast Zeenewiessel, en novembre dernier, après avoir consulté plusieurs de ces CDI. Devant les députés de la commission du Travail, Marc Spautz s’est offusqué de ces « intermédiaires » (« déi sech eng gëllen Nues verdéngen ») et a promis de « serrer la vis ». L’autre chantier est la transposition de la directive « travail de plateforme », que Spautz veut conclure d’ici le 8 décembre, date butoir. Ressuscité par la Tripartite, le CPTE se penchera sur le sujet dès sa prochaine réunion. Le projet de loi devrait être déposé à la rentrée. « Touchons du bois », dit Spautz. Wolt est entré en mode damage control : On resterait « committed to constructive, fact-based dialogue on regulations », écrit la firme dans une réponse à RTL. Baisser les tarifs des livreurs à l’heure même où le gouvernement planche sur la transposition de la directive n’était probablement pas très malin… BT
2,1 milliards d’euros de déficit
Das Haushaltsjahr 2025 schließt mit einem Defizit von 2,153 Milliarden Euro ab, so die am Freitag voriger Woche von Finanzminister Gilles Roth (CSV) im Parlament eingereichten Abschlusskonten (Foto: sb). Das sind 570 Millionen mehr als die geplanten –1,583 Milliarden Euro und zurückzuführen auf höhere Ausgaben für Wohnungsbau, Verteidigung und Sozialhilfe. Sowie auf Mindereinnahmen aus Einkommensteuer, TVA und Vermögenssteuer für Gesellschaften. Mit den viel diskutierten Berichten des Conseil national des finances publiques (CNFP) über das Jahr 2025 sind Roths Zahlen nicht ganz vergleichbar. Sie betrachten alle Bewegungen nach dem Prinzip: Was kommt rein, was geht raus? Der CNFP wendet die EU- Haushaltsregeln an und betrachtet den Zeitpunkt von Buchungen. pf
L’écart s’est creusé
Wer weiterarbeitet, obwohl eine vorgezogene Altersrente oder -pension angetreten werden könnte, kann aufs versteuerbare Einkommen 9 000 Euro Abschlag im Jahr erhalten. Das beschloss die Regierung in der Sozialronn vom 4. September 2025. Die Kammer machte es am 19. Dezember zum Gesetz. Ein Gesetzentwurf des Finanzministers will den Rahmen ausweiten. Den Abschlag soll auch beantragen können, wer eine progressive Altersrente bezieht, wie sie ebenfalls im Dezember eingeführt wurde. Oder im öffentlichen Sektor eine progressive Pension, wie es sie dort schon länger gibt. Der Motivenbericht zum Gesetzentwurf versichert, es sei vor einem Jahr nicht darum gegangen, jemandem etwas vorzuenthalten. Der voriges Jahr auf neun bis elf Millionen Euro jährlich geschätzte Steuerausfall durch den Abschlag wird nun um eine Million nach oben korrigiert. Und um vorsichtshalber eine weitere Million für den Fall, dass viele Leute eine progressive Rente oder Pension wollen. Beim Staat sind das bisher nur rund 25 Agenten im Jahr. Im Privé hat die Rentenkasse Cnap bis Ende Mai 2026 hundert Anträge erhalten. pf
À la frontière
Wenn zum 1. Januar 2027 der Brutto-Mindestlohn um 3,8 Prozent steigt, profitieren Kranken- und Rentenkasse. Denn zu beiden werden Beiträge auf maximal den fünffachen Mindestlohn erhoben (im Pensionsregime des Public gibt es keine solche Grenze). Der Krankenversicherung, die besonders unter Druck steht, dürften die höheren Einnahmen an der Grenze acht Millionen Euro zusätzlich zuführen, so die IGSS auf Anfrage des Land. Doch nur 4,8 Millionen würden aus Beiträgen der Versicherten und ihrer Arbeitgeber kommen, 3,2 Millionen vom Staat. Denn der Fiskalanteil an der Krankenversicherung liegt bei 40 Prozent und ist an die Einnahmen geknüpft: Kommt mehr aus Beiträgen herein, schießt der Staat automatisch mehr zu. Da die höheren Beiträge steuerlich geltend gemacht werden können, entsteht dem Staat ein Steuerausfall. Die IGSS schätzt ihn durch die Mindestlohnerhöhung auf 1,7 Millionen Euro. pf
Grande-Party
Nouveau Grand-Duc, nouvelle Garden Party. Guillaume V a fait évoluer la formule de cette réception au Château Berg, consacrant chaque édition à un thème particulier. Cette année, il s’agit de remercier les organisateurs du Trounwiessel et de mettre à l’honneur la jeunesse, « une thématique particulièrement chère au Grand-Duc », comme le précise le service presse de Cour. Qui confirme au Land que ceci implique « une évolution de la composition des listes d’invités » : « Les Garden Parties ne reposent donc plus sur la reconduction systématique de catégories d’invités. » Ce qui fera forcément quelques malheureux. La Cour veut y voir une forme de démocratisation : « Cette évolution vise à ouvrir davantage ces réceptions à des citoyens qui n’avaient pas nécessairement l’occasion de participer à ce type d’événement ». bt