Lorsque François Bausch, le vice-Premier ministre vert, s’est rendu à RTL Radio le matin du 26 janvier et s’est laissé entraîner dans une interview où il a déclaré qu’il considérait « personnellement » Sam Tanson comme « la mieux placée » de devenir la tête de liste nationale des Verts pour les élections à la Chambre, il a mis sa collègue de parti dans l’embarras. C’est en tout cas ce qu’elle affirme. Il avait sans doute convenu avec elle qu’il divulguerait cette information. Le moment était venu. Comme on pouvait s’y attendre, le Premier ministre Xavier Bettel s’était positionné comme tête de liste du DP lors de l’interview du Nouvel An sur RTL. Le 20 janvier, la vice-Première ministre du LSAP, Paulette Lenert, a prononcé le « Ech si prett » tant attendu lors de la fête du Nouvel An de son parti à Schengen. Mais surtout, le 25 janvier, la nouvelle avait fuité que Luc Frieden serait le candidat tête de liste du CSV. Les Verts ne pouvaient donc plus se permettre d’attendre, et Bausch a vendu la mèche le lendemain.
Sam Tanson elle-même avait pourtant accordé deux semaines auparavant une interview à Radio 100,7 en tant que ministre de la Justice. Elle avait éludé la question inévitable concernant la désignation d’un chef de file national des Verts pour les élections du 8 octobre : pour cela, il faudrait modifier les statuts du parti, et il ne restait plus assez de temps pour le faire. En réalité, Tanson était déjà en pourparlers avec la direction du parti à l’époque au sujet d’une candidature à la tête de la liste et s’était déclarée prête à assumer ce rôle « si tout le monde me soutenait ». Mais seuls les membres du « Préconseil », comme l’appellent les Verts, étaient au courant : le tandem présidentiel, les membres verts du gouvernement et la direction du groupe parlementaire. Pas les instances du parti, en revanche. « C’est pourquoi je n’ai pas voulu lancer de rumeurs sur 100,7 », explique Sam Tanson au journal *Der Land*. Et il est vrai que les statuts du parti n’ont pas été modifiés de manière fondamentale : fin janvier, lors d’un congrès des Verts, seule une dérogation pour les élections de cette année a été adoptée.
La décision de désigner une tête de liste nationale a été un choix stratégique pour les Verts. Confier cette mission à la ministre de la Justice et de la Culture en a également été un. Le malaise de Sam Tanson face aux déclarations précipitées de François Bausch à la radio en dit long sur sa personnalité. Elle n’aime pas s’exprimer avant d’avoir pris connaissance de tous les faits et d’avoir mûrement réfléchi à ses options. Il peut ainsi arriver qu’elle se replie soudainement sur elle-même, même lors d’apparitions publiques en tant que ministre. Certains, qui la voient ainsi, la trouvent froide, voire inaccessible. En réalité, c’est simplement que son esprit travaille alors à plein régime.
Lors du congrès extraordinaire des Verts qui s’est tenu ce mardi soir au Centre d’architecture Luca à Clausen, aucun des 180 délégués n’a reproché au Préconseil ni à François Bausch d’avoir quelque peu contourné les instances du parti. La réunion rappelait l’époque de la démocratie de base. La salle de conférence était en réalité trop petite, tout le monde était assis serré les uns contre les autres. Ceux qui prenaient la parole le faisaient « à l’aveugle », sans micro ni amplificateur. L’acoustique de la salle ne permettait pas de tout comprendre d’emblée. Il fallait tendre l’oreille, et notamment écouter Sam Tanson. Elle a été désignée tête de liste à l’unanimité et sans abstention. La mise en scène de la soirée visait à la présenter à la base non seulement en tant que femme politique et ministre, mais aussi en tant que femme et mère ; comme une personne pour qui, au-delà de la politique, la famille et les enfants sont la priorité absolue. Mettre cela en avant fait également partie de la stratégie de campagne électorale du parti cette année.
Le fait que Sam Tanson accorde autant d’importance à sa famille tient peut-être aussi au fait que sa propre mère a élevé seule ses enfants après sa séparation d’avec son mari. Sam Tanson n’en dit pas plus à ce sujet : « Je suis quelqu’un de très discret. »
C’est en tout cas son père qui « l’a inondée de livres dès qu’elle a su lire ». C’est lui qui l’emmenait dans les musées, lui parlait de l’actualité politique, était abonné à plusieurs journaux, surtout français, et avec qui elle regardait les informations à la télévision presque tous les soirs quand elle était enfant. Le grand-père de Sam Tanson était homme politique : Roger Schleimer a été député de 1963 à 1979. D’abord au sein du groupe parlementaire du LSAP, puis pour le SDP, parti issu d’une scission du LSAP en 1971, dont il a dirigé le groupe parlementaire de 1972 à 1976.
Sam Tanson se souvient de son grand-père moins comme d’un ancien homme politique – elle est née en 1977 – que comme de l’homme qui venait la chercher tous les jours à l’école primaire de Bonneweg lorsqu’elle était enfant et qui encourageait son penchant pour l’athlétisme (Roger Schleimer était président de la Fédération luxembourgeoise de gymnastique). Et qui avait une peur inexplicable des chiens. Ce n’est que plus tard qu’elle apprit que son grand-père, en tant que résistant actif, avait été arrêté par la Gestapo en 1941 et déporté au camp de concentration de Hinzert. « Là-bas, on lâchait des chiens sur les détenus. » Mais ce sujet était tabou pour son grand-père. « Je n’ai jamais pu lui en parler. »
Pour Sam Tanson, le fait que son grand-père ait été traumatisé par le totalitarisme nazi s’inscrit dans la lignée des expériences, des observations et des réflexions qui l’ont peu à peu politisée et qui, comme elle le dit, ont fait que la « liberté » est devenue si importante à ses yeux. À l’âge de douze ans, elle a suivi avec fascination les images de la chute du mur de Berlin en novembre 1989. « J’ai suivi pratiquement sans interruption à la télévision ce qui se passait là-bas et comment le régime de la RDA s’est ensuite effondré. » Car dès les années précédentes, elle s’était déjà interrogée sur la façon dont il était possible que l’Allemagne, pays voisin du Luxembourg, fût divisée, et que Berlin fût divisée.
Sam Tanson ne peut pas préciser à quel moment exactement elle s’est engagée en politique. Elle s’est toujours intéressée à la politique. Elle souhaitait en fait étudier les sciences politiques, mais pour intégrer Sciences Po à Paris, elle aurait dû justifier de deux années d’études dans une autre discipline. Elle a choisi le droit avec l’intention de ne pas aller jusqu’au bout. « Mais finalement, le droit m’a tellement plu que j’ai poursuivi jusqu’au bout. » Sciences Po a suivi, entre 2000 et 2002.
« Au grand désarroi de ma grand-mère », Sam Tanson, de retour au Luxembourg avec son diplôme de droit en poche, ne se lance pas dans la carrière d’avocate. Elle rejoint plutôt RTL Radio. « Dès mon adolescence, je me voyais déjà comme journaliste, comme quelqu’un qui observe, analyse et commente. Et j’adore tout simplement écrire. » Étudiante à Paris, elle travaille pour la rédaction en ligne de *Libération*, occupe un petit boulot chez RTL pendant les vacances d’été et fournit à la chaîne des reportages depuis Paris. Lorsque RTL lui propose un poste fixe en 2020, elle accepte et y reste jusqu’en 2004. « Quand j’imaginais l’avenir, l’idée de continuer à ne parler que du microcosme luxembourgeois me faisait hésiter. » Elle se souvient de son diplôme de droit, passe l’examen d’avocat et exerce cette profession jusqu’à peu avant son entrée au gouvernement en décembre 2018.
C’est pendant son passage chez RTL qu’elle a fait la connaissance des Verts et de François Bausch, qui l’a recrutée en 2004 et l’a convaincue de se présenter en 2005 sur la liste des Verts aux élections municipales de la capitale. Comme le décrit Sam Tanson, cela n’aurait pu être aucun autre parti. Pour elle, les Verts réunissaient toutes ses attentes : un parti « pour qui il est extrêmement important de venir en aide précisément à ceux qui n’ont pas assez », que Sam Tanson trouvait par ailleurs si libéral qu’il correspondait à son amour de la liberté : « Je pense que, sur le plan social, nous devons laisser aux gens toutes les libertés dont ils disposent, et que nous ne pouvons pas leur dicter comment ils doivent vivre ni comment ils doivent être. » Ce n’est qu’en troisième position qu’elle aborde l’écologie, ou comme elle l’appelle, « les facteurs de durabilité ». Mais : « Ma mère triait déjà ses déchets à la maison il y a 30 ans, même si elle devait parcourir quelques kilomètres pour les déposer dans les conteneurs appropriés. » Un séjour de plusieurs mois à Hambourg pendant ses études lui a permis de découvrir ce que c’était que de se déplacer dans une grande ville, principalement à vélo. De retour à Luxembourg-Ville en 2002, « j’avais l’impression d’être dans un autre monde ; là-bas, faire du vélo était presque dangereux, sauf si l’on passait par le parc de la ville ».
Lors des élections communales de 2005, à l’issue desquelles les Verts de Luxembourg-Ville forment une coalition avec le DP dirigé par Paul Helminger, Sam Tanson est élue en huitième position sur la liste des Verts. De 2006 à 2007, elle est porte-parole des Jeunes Verts, puis porte-parole du parti de 2009 à 2010. À ce titre, elle se présente aux élections législatives de 2009 et est élue en neuvième position. En 2010, elle devient présidente du parti et occupe ce poste jusqu’en 2015.
Lors des élections municipales de 2011, elle se classe quatrième derrière François Bausch, Viviane Loschetter et Carlo Back ; elle entre au conseil municipal. Lorsque, en 2013, la coalition CSV-LSAP se désagrège à la suite de l’affaire Srel, que des élections législatives anticipées ont lieu et que le DP, le LSAP et les Verts forment leur première coalition gouvernementale, Xavier Bettel devient Premier ministre et cède la mairie à Lydie Polfer, François Bausch passe du poste de premier échevin de la capitale à celui de ministre du Développement durable, Sam Tanson succède à son mentor politique au poste d’échevin. Les Finances et la Mobilité sont ses portefeuilles, tout comme ceux que détenait Bausch. En tant qu’échevine de la mobilité, elle connaît toutefois moins de succès politique que lui. Les militants cyclistes estiment qu’elle aurait pu en faire davantage pour le développement du réseau de pistes cyclables. Sam Tanson explique à ce sujet que cela avait été « difficile » sous le mandat de Lydie Polfer en tant que bourgmestre. « La mobilité douce n’était tout simplement pas comprise, tout était un combat. On craignait toujours de ne pas priver la voiture de son espace. » Mais cela a été une bonne école. « Avec le recul, je pense que j’aurais dû me montrer moins conciliante. » Néanmoins, le score personnel de Sam Tanson aux élections municipales de 2017, avec 8 550 voix, est meilleur que celui de François Bausch en 2011 (7 680).
Quatrième sur la liste du Centre vert, elle n’était pas encore devenue députée après les élections à la Chambre de 2013. Elle a pris la relève en avril 2018, lorsque le troisième élu, Claude Adam, a démissionné de son mandat, notamment pour permettre à Sam Tanson de se faire connaître en vue des élections à la Chambre six mois plus tard. Ce qu’elle réussit d’ailleurs : son score personnel de 17 290 voix fait d’elle non seulement la deuxième élue derrière François Bausch (19 889). Tanson obtient également un meilleur score au centre que le tête de liste du LSAP et ministre de l’Économie, Etienne Schneider (16 872). C’est également grâce à elle que les Verts, forts de leurs mandats supplémentaires, sortent vainqueurs de ce scrutin et ont rendu possible la reconduction de la coalition bleu-rouge-vert.
« De manière informelle », dit-elle, la question de savoir si elle devait devenir ministre de la Justice dès 2018 avait été évoquée au sein de la direction des Verts. En raison de son expérience d’avocate depuis 2005 et de son appartenance au Conseil d’État à partir de 2015. Mais en réalité, rien ne justifiait que Felix Braz ne conserve pas ce poste. Et elle-même n’était pas à l’aise à l’idée de passer sans transition du statut d’avocate en exercice à celui de ministre de la Justice. « Je pense qu’il faut qu’il y ait un certain écart dans le temps. » Elle prend en charge les portefeuilles de la Culture et du Logement.
C’est en février 2019 qu’elle accorde au journal *Land* sa première interview en tant que ministre du Logement. On remarque à cette occasion à quel point elle s’exprime de manière mesurée, et à quel point elle tient à connaître les faits et les chiffres avant de s’exprimer sur le plan politique. Elle avoue toutefois : « Je ne suis pas très portée sur les « signatures politiques » », lorsqu’on lui demande en quoi consiste celle des Verts dans le chapitre consacré au logement de l’accord de coalition. Aujourd’hui, elle déclare : « Dans le domaine du logement précisément, les intérêts en jeu sont si divers qu’il aurait été imprudent de prendre des positions trop marquées politiquement après seulement deux mois en fonction ». Mais au-delà de cela, ce n’est pas son style. « Je peux obtenir davantage par le dialogue que si je me promenais avec un mégaphone en criant : “Je voudrais ceci et cela.” » Elle n’est pas non plus du genre « à se précipiter sur Twitter dès qu’une idée me passe par la tête ». Et elle ne souhaite absolument pas agir de manière tactique, à l’instar de Dan Kersch, qui, en tant que vice-Premier ministre du LSAP en 2021, avait réclamé une taxe « Covid », mais n’avait pas réussi à s’imposer et s’était finalement isolé lui-même : « Quand il s’agit d’obtenir ce que je veux, cette approche n’est pas la meilleure. Je ne fonctionne pas comme ça. »
Sam Tanson est appréciée tant dans le milieu culturel que dans les milieux judiciaires. Dans le milieu culturel, parce qu’elle s’engage en faveur de son développement, du statut des artistes, du plan de développement culturel, et surtout parce qu’elle se montre en public, va au théâtre et visite des expositions. Dans le domaine judiciaire, elle est saluée comme une ministre à l’écoute, ouverte au dialogue, capable de revoir ses positions lorsqu’elle est convaincue du bien-fondé d’autres points de vue, mais qui reste fidèle à ses convictions politiques et les fait valoir avec détermination lorsque cela s’avère nécessaire.
En ce qui concerne la loi sur les lanceurs d’alerte, par exemple, explique un avocat spécialisé dans ce domaine, elle a insisté pour que son champ d’application soit plus large que celui de la directive européenne, dont le Luxembourg tarde à transposer. Si l’engagement de Sam Tanson dans ce dossier passe pratiquement inaperçu auprès du grand public, il n’en reste pas moins politiquement ambitieux. Sam Tanson évoque quant à elle la législation relative au droit pénal des mineurs et à la protection de la jeunesse, qu’elle s’apprête à réformer. Elle souhaite y distinguer le droit pénal de la protection de la jeunesse et retirer au parquet la compétence pour cette dernière, ce qui suscite des conflits. « Je n’ai pas de consensus sur ce point, mais je vais aller jusqu’au bout. » Elle a toutefois fait des concessions sur la fixation de l’âge de la responsabilité pénale. Si cela n’avait tenu qu’à elle et à ses conseillers, cet âge aurait été fixé à 14 ans. Le parquet a fait appel, arguant que des enfants de douze ans pouvaient déjà commettre des infractions qui devaient être poursuivies et sanctionnées en tant que telles. Sam Tanson propose désormais 13 ans. Au vu des discussions en Allemagne concernant une fillette de 12 ans qui a poignardé deux enfants, le débat au Luxembourg n’est probablement pas encore clos.
Pour une ministre désormais rompue aux conflits, il pouvait paraître surprenant, mardi, lors du congrès du parti des Verts, que Sam Tanson ne semble pas toujours à l’aise dans son rôle de tête de liste. Elle-même déclare : « J’en ai très envie ». Mais elle est également consciente que les Verts s’engagent en terrain inconnu en désignant une tête de liste nationale. Et si elle doit nourrir l’ambition de devenir Première ministre, elle doit maîtriser, sur le plan programmatique, l’ensemble des thèmes abordés. Des thèmes écologiques classiques, qui constituent le socle du parti vert, en passant par l’indice, la fiscalité, jusqu’à l’économie et la politique sociale, bien sûr. Si Sam Tanson semblait parfois se replier sur elle-même lors du congrès, c’était peut-être parce qu’elle prenait conscience de l’ampleur de sa mission. Et du fait qu’elle n’est pas une écologiste « classique ».
Le programme électoral des Verts n’est pas encore rédigé. À l’exception de Fokus, aucun parti n’a encore présenté son programme. À en juger par le discours que le congrès des Verts a adressé mardi aux délégués et par la manière dont Sam Tanson a présenté ses orientations politiques, le parti vert se positionnera cette année clairement à gauche et dans le libéralisme. Sam Tanson regroupe pour ainsi dire tout sous la notion de liberté, qui lui tient tant à cœur. « Une société qui offre à tous les enfants les mêmes chances en matière d’éducation, ainsi qu’un “Luxembourg social” pour chacun, indépendamment de son origine, de sa religion, de son genre ou de son orientation sexuelle : une telle société ne peut être que climatiquement neutre », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de la base verte. Avant que Sam Tanson ne prenne la parole, le stratège du parti, François Bausch, avait expliqué que la principale caractéristique de la tête de liste était d’être « engagée pour le bien commun ». C’est « le contraire d’une politique au service des intérêts particuliers, et au vu des nombreuses crises et scandales, c’est ce dont les gens ont besoin ».
Sam Tanson estime à ce sujet qu’il faut « cesser d’opposer la protection du climat à d’autres thèmes ». Ce que confirme d’une part le fait que, durant la deuxième législature de la coalition tripartite, les Verts ont été attaqués par le CSV sur leurs thèmes phares bien plus vivement que lors de la première. Que ce soit Gilles Roth qui ait crié à la Chambre « Gréng gett deier ! », Martine Hansen qui ait évoqué l’« arbitraire » en matière de protection de la nature, ou Laurent Mosar qui ait fait la promotion des centrales nucléaires ou des moteurs à combustion sur Twitter. D’un autre côté, Sam Tanson ne souhaite pas surélever politiquement la protection du climat au point de lui donner plus d’importance qu’à tout le reste. Si les Verts semblent désormais vouloir l’inscrire dans un engagement collectif en faveur du bien commun – « Zesummen ! » –, c’est qu’ils visent également de nouveaux électorats. Tous les parents, dit Sam Tanson – et c’est là que la mère responsable trouve tout son sens en tant que tête de liste –, devraient prendre conscience que c’est « à nous » qu’il revient de permettre à nos enfants et petits-enfants de vivre dans une société aussi libre que celle d’aujourd’hui. Où l’on ne serait pas contraints, un jour, d’imposer des restrictions comme en 2020 à cause du Covid-19, cette fois-ci pour sauver le climat. « Une telle chose est tout à fait hors de question ! », déclare-t-elle. Et : « Nous menons une politique pour tous les Luxembourgeois, qu’ils votent vert ou non. C’est pourquoi j’ai à cœur de dire que nous sommes un parti populaire. » Tout le monde a son rôle à jouer, y compris les entreprises et les communes. L’indice est important, a-t-elle expliqué mardi dans son discours au congrès, mais en période de forte inflation, il faut également penser à la compétitivité des entreprises. C’est ainsi que les Verts concilient les limites biophysiques de la planète avec les instruments de l’économie de marché. Son parti populaire est écolibéral et capable de former des coalitions avec pratiquement tous les acteurs politiques.