Nouveauté Lancement du nouveau site internet du Land Voir la boutique en ligne →
Institutions et démocratie 16 min de lecture

Réunifier le village

Avec des candidats sans expérience politique, les socialistes d'Esch, autrefois si puissants et si fiers, veulent revenir aux commandes

Article paru dans Édition novembre 2022
Partager l'article sur

Renouveau Aujourd’hui, les socialistes d’Esch présentent leurs candidats aux élections municipales et lancent ainsi officiellement la campagne électorale dans la métropole de Minett (à condition que l’assemblée générale ait approuvé hier soir, après la clôture de la rédaction, la liste des candidats établie par la commission électorale présidée par Henri Hinterscheid). Le seul tête de liste est Steve Faltz, qui, jusqu’à présent, était plutôt actif en coulisses. En 2016, cet ingénieur civil de 49 ans a été élu pour la première fois au comité directeur du LSAP d’Esch ; en 2018, il a été promu secrétaire à l’organisation, puis, en mars 2020, il a succédé à Taina Bofferding à la présidence de la section locale. Il n’occupe pour l’instant aucun mandat public ; il s’agit de sa première candidature à des élections. Steve Faltz incarne le processus de renouveau que la section locale du LSAP d’Esch a connu depuis la douloureuse défaite électorale de 2017. Après le départ de Dan Codello du LSAP immédiatement après les élections (et sa démission du conseil communal en février 2021 pour devenir coordinateur de la coopération transfrontalière au sein de la commune d’Esch), que Taina Bofferding a rejoint le gouvernement fin 2018 en tant que ministre de l’Intérieur et de l’Égalité, qu’Henri Hinterscheid a cédé sa place à un plus jeune à mi-mandat et que la présidente du groupe parlementaire, Vera Spautz, a décidé il y a un mois de démissionner pour raisons de santé, seuls Jean Tonnar et Mike Hansen subsistent du groupe parlementaire d’origine. Lorsque le maire Georges Mischo (CSV) présentera, le 7 décembre, le dernier projet de budget pour l’instant de la majorité noire-verte-bleue, Stéphane Biwer fera sa première apparition en tant que porte-parole du groupe parlementaire. Il n’y a que deux ans qu’il a pris la succession de Hinterscheid. En tant que conseillère communale, Vera Spautz sera remplacée par Astrid Freis, qui occupait la 15e place (sur 19) sur la liste du LSAP lors des élections de 2017.

Ces nombreux changements illustrent bien la situation dans laquelle se trouvent les socialistes d’Esch, autrefois si puissants et si fiers. Depuis 1949, personne ne pouvait leur faire concurrence ; ce n’est qu’entre 1970 et 1978 qu’ils ont cédé la mairie au communiste Arthur Useldinger. En 1999, les chrétiens-sociaux étaient devenus pour la première fois la première force politique, mais des luttes de pouvoir internes entre Ady Jung, alors échevin du CSV, et Josy, le père de Mischo, ont conduit à de nouvelles élections ; avant celles-ci, le LSAP s’était rajeuni et, avec Lydia Mutsch à sa tête, en est finalement sorti vainqueur. En 2005, elle a pu consolider sa position dominante, jusqu’à ce qu’elle chute de neuf à six mandats en 2017. Le CSV, qui avait retrouvé sa vigueur, a saisi l’occasion pour former pour la première fois une coalition avec les Verts et le DP, sans le LSAP. Ce « glissement vers la droite » n’a pas été une surprise totale ; il s’est également fait sentir à Schifflingen, Monnerich, Sanem et dans d’autres communes du sud. Outre des raisons liées à la politique nationale, ce sont aussi des conflits internes à la section d’Esch qui ont fait pencher la balance. La lutte entre Dan Codello et Taina Bofferding pour le poste d’assesseur devenu vacant en 2013 après le passage de Mutsch au gouvernement, ainsi que d’autres querelles internes, ont conduit à la formation de clans au sein de la section. Chez certains conseillers communaux de longue date, on a constaté des signes de routine et d’usure. Dans son analyse de la défaite électorale, la section est également parvenue, fin 2017, à la conclusion qu’elle avait été perçue par les électeurs comme « trop à gauche », ce qui s’expliquait notamment par la désignation de Vera Spautz, une candidate « rouge » proche des syndicats, comme tête de liste.

Ces problèmes ne devraient plus peser sur le LSAP aujourd’hui. Afin que ses adversaires politiques ne puissent plus lui reprocher les erreurs commises par le passé, il s’est largement débarrassé de ses « fardeaux du passé ». Par souci de préserver la tradition et pour des raisons de stratégie électorale, il compte certes cette fois encore sur sa liste électorale deux membres du comité directeur de la section OGBL d’Esch – qui est tout de même l’une des plus importantes du pays en termes d’effectifs –, mais Emmanuel Kamura et Nathalie Schweich n’ont jusqu’à présent joué aucun rôle de premier plan, ni au sein du syndicat, ni au sein du parti. Steve Faltz, qui a longtemps travaillé comme ingénieur des ponts et chaussées à la commune d’Esch et qui a été recruté en 2019 par Dan Kersch au sein de la division des infrastructures du ministère des Sports, n’a pas d’antécédents syndicaux. Cet ami et protégé de Marc Limpach, président de la Fondation Robert Krieps, n’a pas encore réussi à se forger un profil politique. Il en va de même pour les socialistes encore relativement jeunes et inexpérimentés que sont Stéphane Biwer, Joëlle Pizzaferri et Ben Funck, qui ont intégré le conseil communal ces dernières années. L’avocat et assesseur à la culture de longue date Jean Tonnar est plutôt issu du camp socio-libéral ; il est le seul survivant de la génération qui a remporté les nouvelles élections de 1999. Mike Hansen, qui siège au conseil communal depuis 2011 et s’est surtout fait connaître en dehors d’Esch par sa déclaration faite en 2018 lors d’un congrès national, selon laquelle c’était « le maudit devoir historique » du LSAP de « renvoyer les curés dans l’opposition », s’est fait connaître ; il affiche un profil plus radical de gauche que social-démocrate, mais consacre depuis quelques années davantage de temps à sa famille qu’à son engagement politique.

Parmi les nouveaux candidats, la jeune Liz Braz, fille de l’ancien vice-Premier ministre vert et ancien assesseur d’Esch Felix Braz, ainsi que Laura Valli, jusqu’à récemment chargée de communication de Paulette Lenert et désormais coordinatrice des affaires internationales au ministère de la Santé, devraient particulièrement retenir l’attention du public. La coprésidente des Jeunes socialistes (Juso), Lisa Kersch, fille de l’ancien vice-Premier ministre Dan Kersch (LSAP) et désormais chargée de la coopération avec l’UE au sein du ministère de la Coopération de Franz Fayot, a longtemps été considérée comme une co-tête de liste potentielle à Esch, mais s’est entre-temps retirée de la liste pour des raisons personnelles.

Votes de liste En 2017, le CSV avait remporté les élections principalement parce qu’il avait recueilli deux fois plus de votes de liste (près de 40 000) qu’en 2011. Le LSAP, en revanche, avait vu ses voix de liste chuter de 46 000 à 33 000. C’est aussi pour cette raison que les socialistes d’Esch misent désormais sur une équipe jeune, plutôt que sur des personnalités connues ou sur une « super-maman » et un « super-papa », comme l’expliquent Steve Faltz et Stéphane Biwer dans un entretien accordé au Land. Dans son programme, la nouvelle équipe souhaite proposer une « politique humaine et solidaire ». Avec le secrétaire général de la section, Aldin Avdic, et l’enseignante du secondaire Enesa Agovic, elle souhaite également s’adresser aux électeurs et électrices originaires des Balkans. Pierre Rauchs, ancien président du Conseil de la Concurrence et, depuis 2019, premier conseiller d’État au ministère de l’Économie de Fayot, n’est plus tout à fait aussi jeune. Lui non plus ne dispose toutefois pas d’une grande expérience politique.

« L’objectif électoral déclaré des socialistes est de revenir aux commandes », annonce M. Faltz, qui considère que sa mission principale est de « rassembler à nouveau le village ». Depuis 2017, les fronts se sont en effet durcis entre la coalition noir-vert-bleu et l’opposition rouge-rouge. Les motions des socialistes et de la Gauche sont systématiquement rejetées par la majorité ; le LSAP reproche notamment au bourgmestre du CSV, Georges Mischo, et à son échevin Pim Knaff (DP) leur attitude arrogante et agressive. Après les élections, les socialistes ont accusé l’assesseur vert Martin Kox et sa collègue de parti Mandy Ragni (qui, conformément à l’accord de coalition, a cédé son poste d’assesseure à Christian Weis du CSV au bout de trois ans) de « trahison », car c’est grâce à eux que le changement de majorité avait pu avoir lieu en 2017. D’un point de vue purement mathématique, une coalition rouge-vert-rouge aurait également été possible, même si, après le départ de Codello du LSAP, la majorité aurait été extrêmement serrée avec dix sièges sur 19. La décision de Kox de conclure une alliance avec le CSV et le DP avait également suscité des dissensions au sein des Verts : l’ancien assesseur et député Muck Huss et son compagnon de route de longue date André Gilbertz avaient alors quitté respectivement la section et le parti.

Reste à voir dans quelle mesure ces divergences politiques et ces rancœurs personnelles joueront encore un rôle en 2023. Tous les autres partis représentés au conseil communal ne présenteront leurs candidat·e·s qu’au début de l’année prochaine. Contrairement au LSAP, ils misent largement sur des figures confirmées. Du côté des Verts, si la coprésidente du parti, Meris Sehovic, se présente pour la première fois à Esch, Mandy Ragni, Cathy Pastoret et l’échevin Martin Kox, qui fêtera son 76e anniversaire deux jours avant les élections, souhaitent quant à eux se représenter. Le CSV souhaite continuer à miser sur les voix de liste, tout en s’appuyant sur la popularité de son député-maire Georges Mischo, qui se présentera en tant que tête de liste unique, explique Christian Weis au Land, qui entend soutenir son « capitaine » tout autant que son collègue échevin André Zwally et les trois autres conseillers communaux Bruno Cavaleiro, Catarina Simoes et Jacques Muller (le directeur sportif du club de football Jeunesse vient tout juste de remplacer Luc Theisen, ce dernier déménageant à Luxembourg-ville). Du côté des libéraux non plus, il ne faut pas s’attendre à de grandes surprises : la conseillère communale Daliah Scholl, présidente de la DP d’Esch et de la section régionale Sud, mènera la campagne électorale aux côtés de l’échevin et député Pim Knaff, et les candidats arrivés en tête de liste en 2017, Jean-Marc Assa, Carmen Rasquin et René « Bridi » Quintus, devraient également être de la partie. La Gauche se présentera à nouveau avec son figure de proue, Marc Baum, et les conseillers communaux actuels Line Wies et Laurent Biltgen.

Petite ville Comme Esch n’est une métropole qu’à l’échelle luxembourgeoise, mais qu’il s’agit en réalité d’une petite ville de province, la vie associative joue un rôle important lors des élections municipales. En 2017, certains ont supposé que l’engagement de Mischo au sein du comité directeur du Handball Esch lui avait valu, ainsi qu’à son parti, de nombreux suffrages. Cet avantage supposé ne devrait pas se reproduire cette fois-ci, car avec Sacha Pulli et Samuel Baum, le LSAP et Die Linke comptent désormais respectivement un joueur de handball actif et un ancien joueur d’Esch sur leur liste de candidats. Steve Faltz est par ailleurs président du club de volley-ball d’Esch et membre du comité directeur de la Vélo Union, Stéphane Biwer est membre du comité directeur du club de football CS Fola, tandis que Mike Hansen est engagé au sein du club de boxe d’Esch.

Rarement, au cours des dernières décennies, l’incertitude quant à l’issue des élections n’avait été aussi grande à Esch qu’à cette occasion. Les pertes du LSAP et le succès du CSV en 2017 étaient-ils uniquement dus à des facteurs nationaux et à des électeurs protestataires qui souhaitaient un renouveau chez les socialistes, ou étaient-ils l’expression d’un changement socioculturel ? Comment les électeurs et électrices d’Esch évaluent-ils réellement le travail de la majorité noir-vert-bleu ces dernières années ? Les réponses apportées à ces questions par les différents partis divergent considérablement. Alors que le CSV, les Verts et le DP mettent en avant leurs « mérites » respectifs, le LSAP et la Gauche critiquent le fait que presque rien n’ait été mis en œuvre depuis 2017. Parmi ses propres grands projets, la coalition tripartite n’aurait réalisé que l’agrandissement de la salle de sport de Lallinger et l’ouverture de la Konschthal. Ce n’est qu’après une pression publique massive que le conseil des échevins a donné son accord à la préservation de l’ancien cinéma Ariston et à sa transformation en théâtre. Selon l’assesseur chargé des affaires sociales, Christian Weis, la construction de la nouvelle école de Wobrécken serait également à mettre au crédit de l’actuel conseil des échevins, car ses prédécesseurs l’auraient certes planifiée, mais sans la mener à bien. Le LSAP conteste cette affirmation.

D’autres projets n’avancent effectivement pas, ce qui s’explique notamment par le fait que les trois partenaires de la coalition ne sont pas toujours d’accord entre eux. La construction de la nouvelle salle de sport à Lankelz, qui était certes déjà prévue avant 2017, mais que Mischo a choisie comme projet phare, se heurte jusqu’à présent à des restrictions en matière d’aménagement routier en raison de sa proximité immédiate avec l’autoroute. Les Verts, qui mettent avant tout en avant leur engagement en matière de politique énergétique et de mobilité, doivent toutefois reconnaître que la ville d’Esch – après plus de 20 ans de participation des Verts au Conseil des échevins – ne dispose toujours pas d’un réseau de pistes cyclables sûr et cohérent. Ce n’est que dans le domaine de la culture, géré par le DP, que les choses ont beaucoup évolué ces dernières années, ce qui s’explique toutefois aussi par la mauvaise gestion d’Esch 2022, qui a pour ainsi dire contraint la ville à investir elle-même dans ce secteur afin que la Capitale européenne de la culture ne se solde pas par un fiasco. On ne pourra toutefois dresser un bilan définitif que lorsque l’on saura si les associations qui étaient hébergées dans le Bâtiment IV en 2022 pourront y rester, et si la commune est prête à débloquer le budget nécessaire pour que la Nuit de la Culture, qui a eu lieu cinq fois cette année et a rencontré un vif succès, puisse se poursuivre sous cette forme à l’avenir.

« La campagne électorale à Esch a en réalité déjà commencé en septembre », déclare Christian Weis, échevin du CSV, lorsque nous le rencontrons lundi dans son bureau à la mairie. Il le remarque au fait que les interventions au conseil communal durent plus longtemps et que l’ambiance devient plus tendue. En réalité, aucun parti n’a pour l’instant présenté publiquement ses perspectives pour l’après-2023. Une campagne électorale commune n’est envisagée ni par le CSV, ni par le DP, ni par les Verts. La revitalisation du centre-ville, qui souffre d’un taux de vacance élevé, devrait constituer l’un des thèmes principaux de la campagne. Le maire Mischo a récemment présenté les lauréats du concours d’architecture visant à réaménager l’Alzettestraße. Il y a quelques semaines, Pim Knaff, assesseur du DP, a annoncé l’introduction d’une taxe sur les locaux commerciaux inoccupés et d’une prime pour les propriétaires disposés à coopérer, mesures qui ont été saluées par tous les groupes politiques du conseil communal. Le LSAP doute toutefois que cette « manœuvre de diversion » du DP repose sur une base juridique. Les visions quant à la manière dont le centre-ville doit se développer dans les années à venir divergent toutefois fortement au sein de la coalition. Alors que le CSV souhaite s’engager en faveur d’une ville adaptée aux enfants et aux familles, le DP souhaite enfin faire d’Esch une ville étudiante. Cette question est également liée aux débats politiques et aux prétendus malentendus de ces dernières années concernant le nouveau plan d’aménagement général (PAG), qui visait à compliquer la transformation d’appartements et de maisons individuelles ainsi que la création de colocations. De son côté, le LSAP plaide en faveur d’une amélioration de la qualité de vie grâce à un aménagement écologique de l’espace public, s’alignant ainsi sur la position des Verts.

Socialistes de gauche Il est toutefois encore trop tôt pour en déduire une réponse à la question des coalitions possibles. Les partis concernés ne souhaitent pas non plus se prononcer à ce sujet. Le CSV et le LSAP veulent garder toutes les options ouvertes. En coulisses, on entend toutefois dire, dans les cercles du LSAP, qu’une « grande » coalition avec le CSV serait tout à fait envisageable. Selon la présidente de section et conseillère communale Daliah Scholl, le DP n’exclut pas la poursuite de l’alliance actuelle, mais reste également ouvert à d’autres configurations. Les Verts souhaitent défendre avec vigueur le bilan de la coalition tripartite tout en exposant leurs propres visions, déclare Meris Sehovic. Il n’y aurait aucune réticence, même en ce qui concerne une collaboration rouge-verte-rouge. C’est ce qu’espère, pour sa part, La Gauche, qui rêve d’un troisième, voire d’un quatrième siège à Esch. Ce n’est pas tout à fait irréaliste, d’une part en raison de la popularité de leur ancien député et conseiller communal Marc Baum, et d’autre part parce qu’il n’est pas exclu que les « socialistes de gauche » ne se reconnaissent plus au sein du LSAP après la démission de Vera Spautz et se tournent donc vers La Gauche. Après tout, Mme Spautz avait recueilli en 2017 plus de voix personnelles que le maire Mischo.

Beaucoup d’habitants d’Esch s’interrogent surtout sur sa popularité. Après sa victoire aux élections communales, qui l’avait lui-même surpris, il avait obtenu en 2018 la troisième place sur la liste du CSV dans la circonscription sud lors des élections législatives, devançant ainsi des figures de proue du parti telles que Michel Wolter, Jean-Marie Halsdorf et Gilles Roth. Depuis lors, cependant, des doutes ont souvent été émis quant aux compétences politiques de Mischo, notamment en raison de ses relations avec les anciens coordinateurs d’Esch 2022, de ses déclarations sur la problématique des colocations à Esch et du fait qu’il n’a finalement pas pu tenir sa promesse électorale de 2017, de mettre en œuvre plus rapidement les projets. Il n’est pas non plus particulièrement actif à la Chambre des députés, ce qui s’explique sans doute notamment par ses nombreux mandats au sein de syndicats et d’associations (Chem, Tice, Syvicol, Pro-Sud, Esch2022). À Esch, Georges Mischo divise ; il n’a pas réussi à se forger un profil politique, ni au niveau communal ni au niveau national.

Mais son principal concurrent vient peut-être de ses propres rangs. Depuis son entrée en fonction en tant qu’assesseur il y a deux ans, Christian Weis est devenu une figure très appréciée. Grâce à son engagement dans le domaine social, il parvient même à marquer des points auprès de l’opposition. Si le LSAP souhaite réellement « rassembler à nouveau le village », Weis serait peut-être un partenaire plus approprié que Georges Mischo pour y parvenir.