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Institutions et démocratie 16 min de lecture

De la garde du palais à l’armée d’intervention

Les exigences croissantes de l'OTAN à l'égard du Luxembourg soulèvent la question du sens et de la raison d'être de l'armée. Et celle de savoir pour quoi les soldats devraient être prêts à mourir au combat

Article paru dans Édition juillet 2021
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Soldats de l'armée luxembourgeoise © Photo : Sven Becker

Quel est le sens et la finalité de l’armée ? Cet article tente de mettre en lumière le contexte des changements actuels au sein des forces armées luxembourgeoises, en abordant notamment des aspects qui n’ont jusqu’à présent pas été abordés dans les médias. Lorsque les conditions générales dans lesquelles une troupe opère changent, les militaires parlent d’une « nouvelle situation » à laquelle il faut s’adapter. Les adaptations, notamment sur les plans technique et organisationnel, sont présentées ici. Or, on sait que ces changements apparents s’accompagnent de transformations bien plus importantes dans le domaine de la politique militaire et, surtout, de l’armement spirituel, c’est-à-dire de l’éthique militaire.

Nouvelle(s) situation(s)

Les changements intervenus dans la situation géostratégique dans les pays baltes, en Crimée et dans l’est de l’Ukraine ont remis la défense territoriale de l’OTAN au centre des préoccupations. Cela avait déjà été souligné en 2017 dans le document gouvernemental « Lignes directrices de la défense luxembourgeoise 2025+ » 1 . Mais les défis se sont également accrus en Afrique. Dans la région du Sahel, plusieurs missions policières et militaires multinationales menées par l’ONU, l’UE, les États du G5 Sahel et l’Union africaine, et poursuivant des objectifs similaires, se déroulent actuellement en parallèle. Ces missions s’appellent Afisma, Minusma, EUCap Sahel Mali, EUTM Mali et Opération Barkhane. Cette liste n’est pas exhaustive.

La situation au Mali et dans les régions voisines est marquée par un conflit permanent entre les agriculteurs sédentaires et les peuples pastoraux nomades pour l’accès à l’eau et aux terres fertiles. Le changement climatique attise ce conflit ancestral, qui est exacerbé et instrumentalisé par des intérêts ethno-religieux et des divisions tribales. La présence de Boko Haram, de l’État islamique et des branches d’Al-Qaïda ; la corruption, la criminalité, le manque d’éducation et la méfiance envers les gouvernements centraux, ainsi qu’un afflux d’armes provenant des arsenaux démantelés de Kadhafi, constituent un contexte explosif.

Le ministre de la Défense François Bausch (Les Verts) aurait déclaré qu’il fallait stabiliser le Mali et ne pas le laisser livré à lui-même2. Le changement climatique, la démographie et l’insécurité accentuent la pression migratoire existante. La topographie, les rapports de force, le niveau de formation, l’armement et les traditions font du conflit au Mali une guerre asymétrique classique. Selon M. Bausch, le métier de soldat n’est « pas une partie de plaisir », mais les forces luxembourgeoises au Mali sont « loin des combats et intégrées dans des unités de l’UE et de l’ONU »3. Le nœud du problème dans une guerre asymétrique réside toutefois dans l’absence de fronts fixes. Il n’y a pas de distinction entre une zone arrière sécurisée et une zone de combat. L’adversaire asymétrique, plus faible, choisira des cibles vulnérables afin d’obtenir un impact militaire, psychologique et propagandiste maximal.

Parallèlement à l’engagement multinational au Mali, l’opération Barkhane, menée par la France, se déroule dans la région du Sahel depuis 2013, avec la participation, outre la France, des États du G5 Sahel. Le président français Emmanuel Macron souhaite mettre fin à cette opération sous sa forme actuelle, car l’objectif visant à empêcher l’expansion des groupes islamistes n’a pas pu être atteint. L’opération multinationale de stabilisation du Mali est également remise en question par Macron. Après le deuxième coup d’État militaire en l’espace d’un an, la France a suspendu provisoirement sa coopération militaire avec les forces armées maliennes. « Le président de la République affirme que la France retirera ses troupes si le Mali s’engage « dans la voie » d’un islamisme radical, après un deuxième coup d’État dans le pays en neuf mois »4, a rapporté France 24 le 30 mai. Un jour plus tard, la Frankfurter Allgemeine Zeitung a cité la chancelière allemande Angela Merkel : « Nous pensons que notre présence sur place reste importante. Et que rien n’a changé quant à la question de la mission de formation au Mali et aux missions de la MINUSMA. (…) Je pense que tant la mission de formation que la MINUSMA restent nécessaires.5 »

La France ne retirera guère spontanément ses troupes d’une mission officielle de l’ONU ou de l’UE et a entre-temps repris sa coopération avec les forces armées maliennes6. Cependant, les événements de fin mai révèlent que la cohésion entre les principaux contributeurs de troupes à la mission au Mali laisse au moins à désirer. La situation géostratégique est actuellement extrêmement intéressante. D’une part, il s’agit de « stabiliser » une situation chaotique et dynamique en Afrique, c’est-à-dire, selon le point de vue de chacun, de promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et le développement, d’enrayer l’avancée des islamistes et de garantir l’accès aux ressources. D’autre part, il s’agit d’empêcher les flux migratoires aux portes de la forteresse Europe. Cette tâche est considérée comme incombant aux Européens, qui sont pourtant, une fois de plus, en train de donner un exemple de leur désunion en matière militaire.

D’un autre côté, de nouveaux défis se posent dans le cadre de l’OTAN, mais il existe pour ceux-ci des modèles historiques datant de la période de la Guerre froide. Outre les incertitudes en Crimée et dans le Donbass, ce sont les développements en Europe du Nord-Est qui ont poussé les Finlandais et les Suédois, pays neutres, à se réarmer et à conclure des accords de stationnement avec les États-Unis, ainsi qu’à renforcer la présence avancée (enhanced forward presence) de l’OTAN. Le mouvement pour les libertés civiles en Biélorussie a incité la Russie à stabiliser son État voisin, dans la mesure où celui-ci continue de servir de zone tampon face au cœur du territoire russe et ne constitue pas, sur le plan de la politique intérieure, un modèle pour un renouvellement des élites. La sécurisation du champ de bataille russe avancé signifie, en clair, la répression sanglante du mouvement pour la liberté en Biélorussie. Sur le plan intérieur, l’élite russe se sent menacée par ce qu’elle appelle les « révolutions colorées ». Il s’agit là de renversements de gouvernement provoqués par des manifestations de masse, comme ceux qui ont eu lieu par exemple en 2000 en Serbie, en 2003 en Géorgie, en 2004/2005 en Ukraine et en 2005 au Kirghizistan. Si ce terme désignait à l’origine les renversements survenus au début des années 2000 dans l’espace post-soviétique, on classe désormais également le Printemps arabe (à partir de 2011 en Tunisie, en Égypte…) et les manifestations du Maïdan de 2014 en Ukraine sont désormais également classés parmi les révolutions colorées7. Il est donc évident que les événements en Biélorussie suscitent une grande inquiétude au sein des élites au pouvoir en Russie.

Les combats dans le nord-est de l’Europe seraient fondamentalement différents de la guerre asymétrique menée en Afrique, où les mines, les pièges explosifs, les embuscades et les attentats-suicides constituent la quasi-totalité des options d’action de l’adversaire, tandis que la suprématie aérienne et les armes lourdes sont entièrement du côté de la force d’intervention internationale. Il en va tout autrement en Europe du Nord-Est, où, le cas échéant, une guerre conventionnelle à grande échelle menée par des forces blindées (« feu et mouvement ») constituerait à nouveau, du moins en partie, une option réaliste. Il faut également s’attendre à une guerre hybride en amont, voire parallèle, menée par « des acteurs étatiques ou non étatiques qui combinent, au niveau tactique, tout un éventail de moyens traditionnels et non conventionnels – notamment le recours à des combattants partisans, au crime organisé, au terrorisme, d’armes de destruction massive, de cyberattaques, de perturbations de l’approvisionnement énergétique, de guerre économique et, surtout, de campagnes de propagande sur les réseaux sociaux.8 » Ce type de guerre combine des éléments de régulation des conflits et brouille ainsi les frontières entre la sphère politique et la sphère militaire, ainsi que le dualisme entre guerre et paix.

Ce à quoi l’armée grand-ducale doit se préparer, dans le cadre des missions de l’OTAN, de l’ONU ou de l’UE, c’est l’ensemble des formes de guerre asymétrique, conventionnelle et hybride. Ces différents types de guerre ne sont d’ailleurs pas liés à un théâtre d’opérations particulier, mais peuvent tout à fait se dérouler simultanément et sous des formes mixtes. Notre conception de la conduite de la guerre, voire de la guerre en soi, est en pleine mutation et couvre un spectre allant des images de la Guerre de Trente Ans à Star Wars. Le chef d’état-major Steve Thull a déclaré : « La situation géopolitique n’a jamais été aussi incertaine. Il y a 20 ans, les attaques étaient principalement « cinétiques », c’est-à-dire menées par des tirs et des bombardements. Aujourd’hui, elles sont avant tout « cybernétiques » : même un acteur non étatique est capable, grâce aux moyens numériques, de causer plus de dégâts que par des moyens cinétiques9.» Il est remarquable de constater que cela rejoint une déclaration du chef d’état-major russe Valeri Gerassimov : « Le rôle des moyens non militaires dans la réalisation d’objectifs politiques et stratégiques s’est accru ; dans certains cas, leur efficacité est nettement supérieure à celle des armes.10 »

Nouvel équipement

L’examen des exigences accrues de l’OTAN devrait, en 2021 comme en 2017, mettre en évidence les mauvais résultats du Luxembourg lors de l’évaluation quadriennale du Processus de planification de défense de l’OTAN. L’OTAN n’est pas tombée dans le piège tendu par le prédécesseur de Bausch, Etienne Schneider, qui avait tenté de faire passer les hélicoptères de la police grand-ducale pour des appareils militaires et rêvait d’un « retour sur investissement » en matière de dépenses militaires.

L’annonce faite par la Direction de la Défense au sein du ministère de la Défense concernant l’acquisition de 80 nouveaux véhicules de combat destinés à remplacer les Hummer et les Dingo, en raison respectivement de leur vétusté manifeste et des coûts de modernisation disproportionnés, n’a suscité, au mieux, qu’un intérêt modéré11. L’analyse de la situation actuelle, le cahier des charges, les réunions de construction, la réception et le suivi tout au long du cycle de vie ont été confiés à l’Agence de soutien et d’approvisionnement de l’OTAN, basée au Luxembourg. La récente acquisition de satellites, largement médiatisée, ainsi que l’achat, il y a quelques années, de véhicules Dingo sans assistance informatique adéquate, justifient cette externalisation.

La Direction de la Défense indique que, même si le choix des véhicules à acquérir n’a pas encore été arrêté, les technologies de l’information destinées aux communications électroniques, à la reconnaissance et au commandement proviendront du programme français « Scorpion », récemment mis au point. Les forces terrestres françaises font actuellement l’objet d’une refonte complète dans le cadre de ce programme. Outre une nouvelle génération de véhicules blindés de combat, ce programme comprend le système informatique SICS (Système d’information du combat Scorpion) destiné à la « numérisation du champ de bataille » dans le cadre de la « gestion du champ de bataille »12. À cet égard, le Luxembourg s’est inspiré de ses « partenaires privilégiés », la France et la Belgique.

Il n’est pour l’instant pas possible de savoir, du moins officiellement, si cette référence s’applique également aux véhicules. La Belgique, en revanche, a non seulement opté pour le Sics, mais aussi pour des véhicules porteurs français, comme l’a indiqué le ministère français de la Défense. « Cet accord vise à livrer à l’armée de terre belge 382 véhicules blindés polyvalents Griffon et 60 engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar infovalorisés (…) et donc totalement compatibles avec leurs équivalents français.13 », indique de manière encore générale la Direction de la Défense luxembourgeoise, « [L]e vice-Premier ministre, ministre de la Défense, François Bausch, précise que cet investissement vise à moderniser la flotte existante (…) et à améliorer l’interopérabilité avec les pays alliés14», précise le dossier distribué le 2 juin lors de la conférence de presse annonçant les plans de remplacement des véhicules, en précisant le cercle des alliés : « L’équipement proviendra du programme Scorpion dans le but d’être interopérable avec les armées belge et française et afin de pérenniser le service après-vente15. » L’utilisation de véhicules différents, avec des logistiques, des formations et des modes de maintenance divergents, serait un cauchemar tant sur le plan logistique que militaire. Il convient toutefois de se demander si la technologie à acquérir dicte désormais le choix stratégique d’un allié, voire le restreint. D’autres partenaires de l’alliance en sont-ils ainsi exclus ? La question de savoir si cette coopération et cette intégration s’accompagnent également d’un alignement sur la culture militaire et d’intervention des « partenaires privilégiés » que sont la France et la Belgique se pose naturellement, compte tenu de leur rôle, non sans controverse, de gendarmerie de l’Afrique.

Nouvelle organisation

Concrètement, l’OTAN exige non seulement que le Luxembourg acquière des équipements coûteux destinés à la reconnaissance et à la logistique, mais elle réclame aussi très clairement la présence de « boots on the ground », c’est-à-dire de soldats physiquement présents sur le terrain. La pression exercée par l’OTAN a abouti à la création d’un bataillon de reconnaissance binational avec la Belgique, basé à Lagland/Arlon, après que l’idée d’une reconnaissance de combat blindée eut été écartée¹⁶. Comme déjà mentionné, l’OTAN ne se contente plus du rôle de « allié du chéquier » joué par le Luxembourg, et ce dernier doit procéder aux changements nécessaires à différents niveaux.

Cela risque d’être difficile compte tenu de la situation démographique spécifique au Luxembourg. Ce qui nous ramène au problème fondamental de l’armée luxembourgeoise : il est temps de regarder la vérité en face. Si l’on ne veut pas bouleverser la structure salariale de la fonction publique en versant aux soldats des rémunérations disproportionnées, une augmentation substantielle des effectifs ne peut se faire que sous la forme d’une sorte de service militaire obligatoire ou en recourant à des réservistes. Le service militaire obligatoire n’est actuellement pas envisageable, ni sur le plan politique ni sur le plan organisationnel, et ne le sera pas dans un avenir prévisible. En ce qui concerne les réservistes, le général Thull a évoqué d’importantes questions politiques, soulignant qu’il fallait clarifier quel modèle d’armée serait associé à des réservistes17. Aucune armée occidentale ne remplit ses tâches et ses missions sans réservistes. Aucun parti au pouvoir ne s’est opposé par principe à une réserve militaire.

Un autre signe de changement s’était déjà fait jour lorsque l’OTAN avait réclamé davantage de « robustesse ». Le chef d’état-major Steve Thull a nuancé cette exigence : « L’exigence d’une plus grande robustesse s’applique à l’ensemble de l’OTAN. Il faut la replacer dans son contexte » 18. L’armée semble toutefois répondre à ce besoin accru de robustesse dans la mesure où, à l’avenir, au moins une partie des sous-officiers sera à nouveau formée comme fantassins et non plus comme éclaireurs. Cela s’inscrit logiquement dans le cadre de l’intégration au sein d’une formation binationale permanente, avec une probabilité accrue d’intervention dans un conflit classique face à un adversaire symétrique. La formation des officiers luxembourgeois doit à nouveau avoir lieu à l’École militaire française de Saint-Cyr. Ces dernières années, elle se déroulait à Bruxelles, à l’École royale militaire. La question de savoir si cela est lié au programme Scorpion ou si cela tient plutôt au fait que les décideurs compétents ont, par hasard, été formés à Saint-Cyr, fait actuellement l’objet de spéculations.

Une nouvelle philosophie

Au-delà des aspects matériels et organisationnels, se posent des questions politiques et éthiques qui sont restées sans réponse jusqu’à présent, ou qui étaient considérées comme allant de soi : quel est le sens et la finalité de l’armée ? Indépendamment des compétences des instances de l’UE, de l’OTAN ou de l’ONU, la question reste en suspens : sur quoi, ou plutôt sur qui, la politique militaire du Luxembourg doit-elle s’aligner ? Il s’agit là de la question fondamentale du rôle de l’armée en soi, en particulier dans le cadre d’alliances, lorsque des partenaires majeurs ne parviennent pas à s’accorder sur ce point. Quand faut-il recourir à l’armée, sous quelle forme, par qui et dans quel but ?

Jusqu’à présent, on a soigneusement évité d’aborder la question de l’éthique militaire. Personne ne souhaitait lancer un débat auquel le Luxembourg n’avait plus été confronté depuis la guerre de Corée. Il s’agit de la possibilité, voire de la probabilité, de tomber au combat. Des termes inhabituels, parfois utilisés à contrecœur pour éviter tout pathos, tels que le courage, le dévouement, le sacrifice et la patrie, que l’on ignorait délibérément et que l’on souhaitait tenir à l’écart du débat public, ont pourtant trouvé leur place, quasi inaperçus, dans la charte officielle des valeurs fondamentales de l’armée luxembourgeoise : « L’engagement dévoué et courageux pour la patrie constitue la première valeur phare. Cet engagement doit être vu dans le contexte de la protection de la dignité humaine et du bien commun. Se sacrifier en cas de nécessité pour protéger la dignité des personnes et le bien commun est une attitude noble et propre aux soldats au service de la patrie19.» Les responsables politiques qui s’engagent dans ce débat inévitable doivent eux aussi faire preuve de courage – voire, pour rester dans l’esprit de la charte de l’armée, aller jusqu’au sacrifice politique de soi.

En conclusion, on a l’impression que l’armée devient plus fonctionnelle et qu’elle est en train de se défaire de son image de garde du palais. Cela ressort beaucoup plus clairement de la charte des valeurs fondamentales que de l’acquisition de matériel et de l’organisation, qui ne sont en fin de compte que l’expression d’une nouvelle conception de soi et d’une nouvelle définition des rôles. Or, aucun débat public n’a encore eu lieu à ce sujet. L’éthique postulée par l’armée oblige à envisager le Luxembourg autrement et au-delà d’une simple institution de redistribution des richesses. Qui est prêt à mourir pour la prospérité ? Le débat public va diviser l’opinion. On peut toutefois s’attendre à ce que les extrêmes du spectre politique se rapprochent fortement dans leurs revendications, même si leurs motivations sont totalement différentes.

1 defense.gouvernement.lu, juillet 2017

2 « 15 % de guerre ». d’Lëtzebuerger Land, 18 juin 2021

3, ibid.

4 France 24, 30 mai 2021

5 Frankfurter Allgemeine Zeitung, 31 mai 2021

6 www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/03/la-france-reprend-sa-cooperation-avec-les-forces-armees-maliennes_6086801_3212.html

7 www.bundesheer.at/pdf_pool/publikationen/buch_bilban_grininger_mythos_gerasimov_doktrin_web.pdf

8 « Comment nous mènerons la guerre à l’avenir », Handelsblatt, 7 août 2014

9 « Je suis fonctionnaire et militaire », entretien avec le chef d’état-major Steve Thull. d’Lëtzebuerger Land, 27 novembre 2020

10 Military Power Review. N° 2/2015, p. 24

11 defense.gouvernement.lu, dossier de presse concernant l’acquisition de 80 nouveaux véhicules pour l’armée luxembourgeoise, 2 juin 2021

12 www.defense.gouv.fr/terre/equipements/vehicules/scorpion/scorpion2/presentation2

13 defense.gouv.fr, 14 décembre 2020

14 defense.gouvernement.lu, dossier de presse concernant l’acquisition de 80 nouveaux véhicules pour l’armée luxembourgeoise, 2 juin 2021

15, ibid.

16 « 15 % de guerre ». d’Lëtzebuerger Land, 18 juin 2021

17 « Je suis fonctionnaire et militaire ». d’Lëtzebuerger Land, 27 novembre 2020

18, ibid.

19 https://gouvernement.lu/dam-assets/documents/actualites/2020/10-octobre/Armeeeluxembourgeoise-RZ-ES-2809-DRUCK.pdf

Reiner Hesse est politologue et sociologue. Il a mené des recherches sur la politique militaire et la sociologie militaire.