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Institutions et démocratie 16 min de lecture

Avec Bob, le maire

Une nouvelle auberge de jeunesse, des routes de contournement et une place de marché aménagée en espace vert devraient redynamiser Ettelbrück

Article paru dans Édition mars 2024
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Avec Bob, le maire
Bob Steichen, maire © Photo : Sven Becker

Bob Steichen est assis à une grande table ronde en bois dans l’ancien presbytère rénové, qui sert désormais de mairie à Ettelbrück. On ignore l’âge exact de cette table, mais cela fait au moins 100 ans que les conseillers municipaux s’y réunissent. Jusqu’à l’élection de Steichen, aucun maire du LSAP ne s’y était jamais assis. « C’est plus de travail que je ne l’avais imaginé », déclare Steichen en revenant sur ses huit premiers mois de mandat. Bien que la commune compte près de 10 000 habitants, il ne bénéficie que de 28 heures de congé politique. Un jour par semaine, ce géographe de formation travaille au ministère de l’Agriculture sur un programme de développement rural. Au cours de ses études, il s’est spécialisé dans la reconversion des friches industrielles. Sur un grand écran, il effectue un zoom arrière pour offrir une vue d’ensemble d’un terrain situé près des prairies de la digue : « Comme un parking à plusieurs étages a été construit ici, les places de stationnement situées juste à gauche peuvent être végétalisées. » Il fait défiler l’écran jusqu’au chantier de la gare. Des travaux de rénovation y sont en cours depuis 2019 ; une initiative citoyenne avait voulu empêcher la démolition du bâtiment de la gare, mais c’est désormais un passage souterrain qui est en cours de construction à sa place – à l’avenir, la circulation motorisée passera sous les voies ferrées. En 2027, une auberge de jeunesse d’une centaine de lits devrait également voir le jour sur ce site. « Comme dans de nombreux quartiers de gare, nous avons un problème avec les trafiquants de drogue. » L’auberge de jeunesse devrait dynamiser le quartier et en atténuer la criminalité. Au moment même où se tient la rencontre avec Steichen, RTL fait état d’un important contrôle de police à Ettelbrück. De manière assez vague, le reportage indique que des « drogues » ont été saisies. Alors que Diekirch s’est imposée comme la ville des juges, des militaires, des gardes forestiers, des lycéens et des professeurs du secondaire, Ettelbrück est associée dans les médias aux petits entrepreneurs, aux agriculteurs, aux malades et aux criminels. Peut-être aussi aux pauvres. Selon l’indice socio-économique publié en 2017 par le Statec, le taux de familles monoparentales et de bénéficiaires de l’aide sociale à Ettelbrück est parmi les plus élevés. Le taux de chômage est également relativement élevé, tout comme la proportion de personnes peu qualifiées (entre 25 et 30 %). À l’instar d’Esch-sur-Alzette et de Wiltz, Ettelbrück affiche un faible indice socio-économique.

En ce début de semaine, le calme règne dans la zone piétonne. Seuls quelques retraités flânent dans le centre-ville, deux quinquagénaires fument sous l’auvent du Café Grimmel, tandis qu’à quelques mètres d’eux, les Témoins de Jéhovah tentent de diffuser leur bonne nouvelle. À la boulangerie Fischer, une femme âgée est assise près de la fenêtre. « Je descends souvent de Diekirch pour venir boire un café ici. » Elle porte une casquette noire en coton, comme si elle ne comptait rester qu’un instant. Puis une amie la rejoint et elles échangent quelques mots sur leurs rendez-vous chez le médecin. À la table voisine, deux femmes discutent en portugais ; en diagonale, un couple parle en néerlandais. Ils portent des chaussures de randonnée couvertes de boue. « Nous aimons passer nos longs week-ends ici ; nous étions là pour le réveillon du Nouvel An, et nous reviendrons fin mars », explique la Néerlandaise. Elles logent à Oberfeulen, à la Casa Oa6, un Bed & Breakfast chic construit en bois. Après leurs randonnées, elles viennent à Ettelbrück pour déguster un cappuccino au lait d’avoine. Elles ne trouvent pas qu’Ettelbrück soit à l’écart : la ville est petite, à taille humaine, tranquille. Et à deux pas d’Eindhoven. « Oh là là, les voilà ! », s’écrie soudain celle qui porte un bonnet en coton en se baissant. Dehors, deux femmes passent devant la boulangerie sans les voir. Plus tard dans la matinée, l’office de tourisme indique que cet hiver est « très calme ». Un jeune employé consulte les chiffres sur son ordinateur : les visiteurs viennent des Pays-Bas, du Luxembourg, de Belgique et d’Allemagne. En général, ils ne viennent pas en hiver. Et Ettelbrück n’offre actuellement que peu de possibilités d’hébergement. Il ne reste plus qu’un seul hôtel ouvert en ville.

Au nord de la gare, Warken apparaît sur la carte dans le bureau de Bob Steichen. C’est là qu’il a grandi, lui qui est né en 1983. Il se souvient d’une enfance insouciante dans un village de 300 âmes. Sa mère ne travaillait pas, son père était employé dans une entreprise privée. Il a fréquenté le lycée de Diekirch et passait son temps libre dehors avec sa bande de 15 amis. Avec des membres de ce cercle d’amis, il dirige aujourd’hui les « Warker Jeekelen », une association que son père avait cofondée en 1981. La kermesse, la soirée après-ski et la « Naturbotz » qu’ils organisent ont pour but de redynamiser la vie du village. Warken compte désormais près de 1 000 habitants ; dans les années 1990, des lotissements ont été construits, dans lesquels se sont installés principalement des employés de Goodyear. Steichen a étudié la géographie à Nancy. C’est à cette époque qu’il commence à s’intéresser à la politique ; l’orientation sociale du LSAP le séduit tout particulièrement. Et il éprouve de la sympathie pour la manière d’être de Jean Asselborn : « Il est spontané et pas arrogant. » Son adhésion au LSAP en a surpris plus d’un. En effet, il est issu d’une famille du CSV. Son grand-père, l’agriculteur Joseph Steichen, s’est présenté aux élections sous les couleurs du CSV à partir de 1957, mais ce n’est qu’en 1963 qu’il a pu entrer au conseil communal. D’ailleurs, Ettelbrück est une commune profondément marquée par le CSV. La mairie était fermement entre les mains du CSV. On dit notamment d’Édouard Juncker, qui fut maire entre 1976 et 1998, qu’il était un stratège politique qui défendait sans relâche les intérêts de sa ville. Cet ancien employé d’un service psychiatrique, qui réalisait des électroencéphalogrammes, était l’oncle de Jean-Claude Juncker. En 2003, Pierre Kraus a cédé la mairie à Jean-Claude Schaaf, qui l’a conservée jusqu’en 2023.

Jean-Paul Schaaf n’est pas un homme d’action, mais plutôt un beau parleur. Il veut plaire à tout le monde – « bavarder, observer, écouter encore une fois » – mais celui qui agit ainsi ne va nulle part. Depuis près de 20 ans que Jean-Paul Schaaf est maire, on bricole sans cesse l’ancien bâtiment de l’école primaire. En vain. En revanche, Bob Steichen serait plus pragmatique, « les pieds sur terre », plein d’énergie, selon un observateur de la politique communale d’Ettelbruck. Steichen espère que le nouveau complexe scolaire sera achevé en 2030. Schaaf a également perdu le Lycée technique agricole (LTA) au profit de la commune de Diekirch (le père de Jean-Paul Schaaf était autrefois directeur de la laiterie Laduno). Or, le LTA était associé à une certaine conception de l’identité de la « ville agricole ». Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1883, une exposition agricole se tenait juste à côté, inaugurée par le roi Guillaume III et la reine Emma. L’année dernière, elle a enregistré un nouveau record de fréquentation : près de 46 000 personnes sont venues découvrir l’agriculture comme loisir du week-end. Aujourd’hui, Ettelbruck abrite encore les laboratoires de l’Asta ainsi que la coopérative d’éleveurs Convis.

Le fait que Bob Steichen ne se soit pas présenté aux élections nationales a sans doute fait grincer des dents au sein de la direction du LSAP. Sous la houlette de Bob Steichen, le LSAP est sorti clairement vainqueur des élections communales avec près de 36 % des voix. Steichen a recueilli 2 238 voix, soit 326 de plus que Jean-Paul Schaaf. Interrogé par le journal « Le Land », Bob Steichen estime qu’il est difficile d’exercer un double mandat de manière irréprochable. « On n’a jamais fini d’apprendre. Récemment, j’ai accompagné la police et le CGDIS lors d’un contrôle de cafés servant de lieux d’hébergement. Quand on se trouve dans une telle chambre, c’est tout autre chose que d’en lire des rapports. Je souhaite me concentrer sur la région.» S’il avait envisagé un mandat national, cela aurait également signifié renoncer à ses loisirs et à sa vie de famille. Ses enfants n’ont que quatre et sept ans. Quand on discute avec Steichen, on remarque qu’il n’est pas un homme de grandes utopies ni d’idéologies. Ce qui l’intéresse, c’est le concret, l’immédiat. Il zoome sur sa carte pour que son interlocuteur « comprenne tout de suite de quoi il s’agit ». Lorsque la vieille table en bois de la mairie accueillait les premières séances du conseil municipal, on s’adressait à lui en l’appelant « Monsieur le maire ». Les employés municipaux l’appellent « Bob ». Il prend le temps de boire un café avec le personnel municipal, il est présent, accessible.

Outre son identité de ville agricole, Ettelbrück se présente également comme une ville commerçante. Ainsi, le site Internet de la commune indique que la ville s’est imposée comme centre commercial dès 1609, lorsque l’archiduc Albert et la duchesse Isabelle lui ont accordé le droit d’organiser chaque année un marché dans la ville. Aujourd’hui, Ettelbrück est une ville qui « compte pas moins de 269 commerces » – ce qui en fait « la première ville commerciale du nord du pays ». Mieux encore : la ville vaut le détour grâce à « sa zone piétonne emblématique, parsemée de petites boutiques ». La rue commerçante est toutefois en perte de vitesse. La commune rachète des locaux pour les sous-louer à des prix inférieurs à ceux du marché sous forme de boutiques éphémères. Dans un magasin de jouets de la zone piétonne, le gérant Manuel Leonie se tient debout à côté d’étagères remplies de puzzles, de figurines Playmobil et de dinosaures en plastique. Il porte des anneaux dorés aux deux oreilles, ses cheveux sont épais et noirs – son sweat à capuche est noir lui aussi. Comment vont les affaires ? Il se frotte le menton de la main droite. « Après la crise financière de 2008, le chiffre d’affaires a été divisé par deux. Depuis, il a encore été divisé par deux. Avant, les gens venaient de Mertzig, Bastendorf et Moesdorf pour faire leurs achats ici ; aujourd’hui, ils commandent sur Internet. Et Amazon bénéficie en plus d’avantages fiscaux, ce qui n’est pas notre cas, à nous, les petits entrepreneurs. » Le magasin de jouets existe depuis 50 ans. « Comme c’est mon magasin, je continue. Mon fils pense que je devrais arrêter. » Puis il ajoute, en regardant autour de lui : « Mais ce n’est pas si simple. Où mettre toutes ces affaires ? »

Certains commerces ont déménagé dans la zone industrielle, comme la boulangerie de Jos et Jean-Marie. Celle-ci s’est intégrée au « Frëschzenter », une épicerie appartenant à l’abattoir d’Ettelbruck. Au comptoir, on peut y acheter des filets de bœuf, de la viande de veau et des escalopes de porc. À travers une paroi vitrée, on aperçoit des cuisses de bœuf suspendues. Il ne reste plus aucune trace des traces de sang laissées par l’abattage. La viande est conservée dans un endroit frais et propre. En 1956, l’abattoir a été fondé sous la forme d’une coopérative des Patrons-Bouchers du Nord. En 2009, il s’est transformé en société qui compte environ 210 salariés et constitue ainsi la plus grande entreprise privée d’Ettelbruck. Il s’agit désormais du dernier abattoir du Luxembourg, les abattages ayant cessé l’année dernière à Wecker. L’hôpital du Nord, qui compte environ 350 lits, emploie 1 122 salariés (dont 838 femmes et 284 hommes), auxquels s’ajoutent 157 médecins libéraux. La clinique neuropsychiatrique emploie 829 personnes, médecins compris. Tous ces usagers participent au trafic urbain, tout comme les employés des deux établissements d’enseignement secondaire. À cela s’ajoute un trafic de transit dense qui pèse particulièrement sur Ettelbrück. Selon le Plan national de mobilité, le trafic dans l’agglomération de la Nordstad devrait augmenter d’un tiers d’ici 2035. C’est pourquoi il est prévu de construire une rocade qui désengorgera le centre-ville et reliera Warken, Schieren, Feulen et Bürden. Par ailleurs, le plan de mobilité prévoit d’élargir à quatre voies la rocade entre Ettelbruck et Diekirch. Deux nouvelles gares pourraient voir le jour à Erpeldange et à Ingeldorf, et à l’avenir, des trains devraient partir toutes les dix minutes d’Ettelbruck vers la capitale.

Lorsque les fonctionnaires ont élaboré leurs prévisions et leurs scénarios pour le plan de mobilité, ils ont imaginé que la Nordstad serait une réalité en 2035. « Je suis clairement favorable à une fusion », déclare Steichen. « Et je suis également convaincu que le projet sera mis sur les rails. » La collaboration entre les cinq communes se déroule dans un esprit de coopération. « Il règne un climat favorable à la fusion ». Concrètement, Bettendorf, Diekirch, Erpeldingen, Schieren et Ettelbrück devraient fusionner. Steichen espère qu’un référendum sera organisé à ce sujet avant ou pendant les prochaines élections communales. Un calendrier sera communiqué à la presse avant la pause estivale. « Bien sûr, ce ne sera pas facile. » Par le passé, Claude Haagen, alors maire LSAP de Diekirch, s’était distingué par son attitude attentiste. Sur Radio 100,7, l’actuel échevin DP de Diekirch, José Lopes Gonçalves, a déclaré pendant la campagne électorale : « Pour nous, une fusion de la Nordstad à cinq n’est plus une priorité. » Elle n’apporterait aucune réelle valeur ajoutée aux citoyens. « L’appareil administratif risque de devenir trop complexe. » Il partage l’avis d’une femme qui, lors d’un sondage, a déclaré ne pas être favorable à la fusion. Elle préfère garder « mon petit Diekirch. C’est plus chaleureux. » L’actuel maire, Charles Weiler (CSV), se montre toutefois désormais ouvert à la fusion.

Pour l’instant, l’ambiance n’est pas des plus chaleureuses sur la place du marché (l’ancien parking Monopol). Des pelleteuses sont en train de démolir le parking ; d’ici l’été, une aire de jeux et des espaces verts devraient y améliorer la qualité de vie. Derrière le chantier, on aperçoit le Centre des Arts Pluriels (Cape). Sa programmation est variée : concerts, pièces de théâtre et conférences assurent le divertissement. Comment s’intégrer à la vie d’Ettelbruck et à son environnement rural ? Ines Neff, avec ses cheveux blonds ondulés, est assise à son bureau en L. « Nous collaborons avec les écoles et proposons ici, en partenariat avec le Script Theater, des ateliers de hip-hop. Afin que les résidents de la maison de retraite de Diekirch puissent participer à notre programme, nous programmons leurs visites lors d’événements organisés l’après-midi. De plus, les associations locales utilisent ces locaux. » On a constaté que les billets pour les spectacles en allemand se vendent plus rapidement. « Nous essayons toutefois d’impliquer également des acteurs culturels lusophones », précise Ines Neff. De plus, l’objectif est d’offrir davantage d’espace aux débats politiques. Il y a un an, le Cape avait organisé, en collaboration avec le magazine forum, une soirée-débat sur les défis du système de santé luxembourgeois. Dans la pièce voisine, on est en train de vider le bureau et les étagères. C’est depuis cet endroit que le directeur du Cape, Carl Adalsteinsson, organisait la programmation des spectacles ; en avril, il deviendra premier conseiller d’État aux côtés du ministre de la Culture Eric Thill (DP). Ce dernier a passé une partie de son enfance dans le kiosque à journaux de ses parents, situé dans la zone piétonne d’Ettelbrück. L’ambiance est encore plus colorée à l’Hariko qu’au Cape. Il s’agit d’un atelier créatif de la Croix-Rouge destiné aux jeunes, situé juste à côté de la zone piétonne. Devant l’atelier, Super Mario bondit le long d’un mur. Un fantôme aux dents pointues le menace. Le maire Steichen souhaite soutenir ce type de projets de graffitis dans les années à venir.

En face du Cape, LëtzeBurger a ouvert un point de vente en novembre 2023. Les affaires marchent-elles bien ? « Le personnel municipal, les élèves et les employés commandent des burgers chez nous. Comme on fait cuire des bifanas, les ouvriers du chantier viennent aussi. » Félix Clement, le gérant au physique athlétique, porte un t-shirt blanc et une chaîne en or. Certains patients de l’hôpital psychiatrique viennent souvent – l’un d’entre eux même deux fois par jour. « Ils sont sympas », même s’ils sont parfois un peu perdus. À Ettelbruck, on a déjà vu des clients s’étonner des prix, ce qui ne s’était encore jamais produit sur leurs stands de food trucks autour de la ville de Luxembourg. La jeune équipe attend avec impatience l’été et la fin des travaux : « Nous ouvrirons alors une grande terrasse. » Bientôt, la bibliothèque déménagera également dans la zone piétonne ; un lieu qui gagne en popularité, surtout auprès des jeunes. Avec ce déménagement, l’ouverture de l’auberge de jeunesse et la rénovation de la place du marché, un nouvel élan pourrait voir le jour sur l’axe nord-sud de la ville.

À côté du restaurant LëtzeBurger, l’Alzette coule le long des prairies de la digue. Encore un demi-mètre et elle sortirait de son lit. Les prairies inondées le long de la digue sont un symbole national des intempéries. Le pont Godchaux permet de franchir le fleuve déchaîné ; sous celui-ci, des courants circulaires se forment dans une crique secondaire qui atténue la pression. La famille Godchaux, de confession juive, exploitait à Ettelbruck depuis 1864 une usine à gaz et fabriquait des textiles. Près du pont Godchaux, Bob Steichen empilait des sacs de sable en juillet 2021. « C’était en fait un hasard. À 23 heures, en ma qualité d’assesseur, je voulais vérifier si les pompiers et le service technique de la commune n’étaient pas débordés. Finalement, je suis resté près de l’Alzette presque toute la nuit. » Il aime aussi travailler dans la forêt, accompagné de son labrador. « Ça ne me dérange pas de me déplacer en tenue de travail », déclare Steichen, assis à la mairie dans une chemise bleue à petits pois blancs. Il souhaite faire avancer rapidement les projets communaux. « En politique, on ne fait pas les choses à la petite semaine », ajoute-t-il. La question se pose également de savoir s’il pourra imposer ses idées. Jean-Paul Schaaf et lui ont simplement échangé leurs places : Schaaf est désormais premier échevin. Et à ses côtés siègera, pendant les quatre premières années du mandat, Pascal Nicolay, un deuxième échevin du CSV.