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Blog du 19 juin 2026

Jean-Claude Juncker, Le ministre d’État honoraire a analysé samedi, dans l’émission « Background » de RTL, la situation du pays. La convocation de la Tripartite aurait pris trop de temps. Le fait qu’un comité de…

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Blog du 19 juin 2026

Jean-Claude Juncker,

Le ministre d’État honoraire a analysé samedi, dans l’émission « Background » de RTL, la situation du pays. La convocation de la Tripartite aurait pris trop de temps. Le fait qu’un comité de suivi ait été mis en place, afin que la Tripartite se réunisse chaque trimestre, est « une bonne chose ». Outre ces piques à l’encontre de Luc Frieden, qui ne souhaitait pas la mise en place de la tripartite et encore moins celle d’un comité de suivi, l’éminence grise du CSV a abordé la question de la réforme fiscale : Gilles Roth en aurait « assez bien cerné les grandes lignes ». Compte tenu de la crise actuelle, il faudrait toutefois « se demander très précisément quelle partie de ce vaste paquet fiscal on mettra en œuvre et en quelle année » (photo : sb). pf

Fernand Kartheiser,

Un député européen de l’ADR aurait enfreint les directives de transparence du Parlement européen en omettant de signaler officiellement ses rencontres avec des responsables politiques russes en marge du Forum économique de Saint-Pétersbourg. C’est ce qu’a déclaré la présidente du Parlement, Roberta Metsola, qui souhaite ouvrir une enquête à ce sujet. Par ses relations, M. Kartheiser donne l’impression qu’il existe des canaux officieux entre le Parlement européen et la Douma russe. Dans un communiqué de presse, M. Kartheiser s’est étonné que Mme Metsola ne prenne conscience que maintenant de ses relations avec la Russie, alors qu’il en parle régulièrement sur les réseaux sociaux. Les sanctions pourraient prendre la forme d’une amende, d’une interdiction de représenter le Parlement européen à l’extérieur ou d’une restriction de son accès à certains documents. sm

Ne figure pas dans l’accord de coalition

Le groupe Giorgetti devrait-il participer au financement de l’arrêt de tramway situé près de GridX (photo : sb) ? La députée verte Meris Sehovic avait déploré la semaine dernière sur 100,7 l’absence de réglementation en la matière au Luxembourg. Un jour plus tard, toujours sur 100,7, la députée du DP Corinne Cahen, présidente de la commission parlementaire chargée de la mobilité et des travaux publics, a estimé qu’une « taxe sur la plus-value » pourrait peut-être constituer une piste. Interrogée à ce sujet par le Land, elle a déclaré : « Je souhaitais lancer une idée ». Un fondement serait nécessaire pour un tel cofinancement. Une taxe serait prélevée sur la plus-value d’un terrain devenant constructible. Il appartiendrait au ministère des Finances d’examiner si, selon un schéma similaire, les promoteurs tirant profit à titre privé d’infrastructures financées par les pouvoirs publics pourraient être mis à contribution. Ce dernier a répondu laconiquement au Land qu’une telle taxe « ne figure pas dans l’accord de coalition ». Le Conseil d’État n’a jusqu’à présent reçu aucune proposition allant dans ce sens. En d’autres termes : Corinne Cahen devrait encore trouver au sein du DP quelques alliés qui accepteraient d’associer le parti à une « augmentation d’impôt ». pf

Le climat se détend

Mardi matin, lors de la présentation de la « Stratégie nationale de financement climatique international 2026-2030 » (320 millions d’euros sur cinq ans), la ministre de l’Environnement, Serge Wilmes (CSV), a assuré que le principe d’additionnalité serait maintenu. Ni l’aide climatique allouée aux pays du Sud, ni les efforts consentis pour l’accueil des réfugiés n’entreront dans le 1 % du revenu national brut prévu pour l’aide au développement. Le ministre a expliqué que si la suppression de l’additionnalité avait été (maladroitement) évoquée par le ministre de la Coopération, Xavier Bettel (DP), devant la Chambre le 19 mars dernier, son « parti n’a jamais envisagé de revenir sur ce principe ». M. Bettel aurait simplement évoqué cette possibilité « en toute transparence » devant des députés qui, en 2024, avaient pourtant voté à l’unanimité une motion en faveur du maintien d’un financement climatique ambitieux. Mme Wilmes a ainsi répondu à une question parlementaire posée par la députée écologiste Joëlle Welfring, qui n’avait pas encore obtenu de réponse. « Nous saluons cette clarification, mais elle arrive tard », affirme-t-elle au Land, « après des mois d’incertitudes et de pression pour le secteur de la coopération, qui a pourtant besoin de prévisibilité, de confiance et de cohérence politique ». Le Cercle de coopération des ONG pour le développement est en effet en pleine effervescence. Dans un communiqué, il explique que ne pas garantir l’additionnalité « aurait non seulement affaibli la capacité du Luxembourg en matière de coopération internationale, mais aurait également constitué un signal politique regrettable dans un contexte où les effets de la crise climatique s’aggravent, où les inégalités mondiales s’accentuent et où les principes de solidarité internationale sont de plus en plus remis en question ». EN

L’Etat en tant que locataire

L’État loue 302 bâtiments d’une superficie totale de 600 000 mètres carrés. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Finances du CSV, Gilles Roth, en réponse à une question parlementaire posée par le LSAP. L’État ne s’en tire pas à bon compte. Il verse plus de 166 millions d’euros de loyer chaque année. Un loyer de près de sept millions à Luxembourg-Ville, destiné aux services du ministère des Affaires étrangères, retient particulièrement l’attention. Le ministère des Finances verse plus de 5,6 millions d’euros pour un site, tandis que le ministère de l’Environnement paie plus de 4,5 millions d’euros. Le ministère de l’Éducation et de la Jeunesse loue des locaux dans des lieux très variés. C’est notamment le cas à Marnach, Buschdorf et Hollenfels, ce qui s’explique par les activités destinées aux jeunes, y compris en milieu rural. sm

D’autres priorités

Mardi, il est apparu une nouvelle fois que la réforme de la protection de la jeunesse et la mise en place d’un droit pénal des mineurs ne constituent pas des priorités pour le gouvernement actuel. La députée verte Sam Tanson (photo : sb), qui avait présenté le projet de loi en 2022 en tant que ministre de la Justice, a proposé, dans une motion, de faire accompagner la réforme par un suivi scientifique – dès à présent, afin d’évaluer la transition. L’Okaju devrait également assurer un suivi de la mise en œuvre concrète. « Afin de mesurer l’impact de ces lois, d’évaluer où elles fonctionnent bien et où elles ne fonctionnent pas, et de déterminer si nous atteignons les objectifs. » La majorité a rejeté cette proposition : le « changement de paradigme » doit d’abord entrer en vigueur. La date à laquelle les avis du Conseil d’État seront disponibles reste incertaine. Pour l’instant, les mineurs continuent d’être régulièrement transférés à Schrassig, dans la prison pour adultes. sp