Marc Spautz,
Le ministre du Travail du CSV ne veut pas qu’on lui reproche d’avoir, dans ses nouvelles fonctions, trahi son âme de syndicaliste et son statut de dernier survivant de l’aile sociale du CSV. Dans une interview accordée hier jeudi au Tageblatt, il a dû réagir à la remarque selon laquelle, en tant que ministre, il aurait désormais été « mis au pas », ce qui rendrait « moins crédibles » les critiques de l’OGBL et du LCGB à l’égard de la politique du gouvernement. Spautz a rétorqué que « ce sont surtout les critiques, ou plutôt les craintes du patronat, qui doivent être considérées comme moins crédibles » (Photo : sb). pf
Luc Frieden,
Le ministre des Médias du CSV « attache, en tant que citoyen, homme politique et ministre chargé des médias, une grande importance à une presse libre, pluraliste et professionnelle ». Celle-ci constitue en effet « un pilier indispensable de toute démocratie ». Il a fait cette déclaration en réponse à une question parlementaire posée par les députées vertes Sam Tanson et Djuna Bernard. Celles-ci voulaient savoir s’il considérait que la remarque qu’il avait faite lors d’une table ronde à la Philharmonie la semaine dernière était « appropriée » pour le ministre des Médias. Il y avait en effet souhaité « davantage de bourrages papier », car « certains médias, et peut-être aussi le grand public, se laissent captiver par de nouveaux conflits ici et là ». Il ne fallait donc « pas trop se concentrer sur ce que l’on lit dans certains médias ». pf
Les ONGD sont très inquiètes
La déclaration annuelle du ministre de la Coopération et de l’action humanitaire, Xavier Bettel (DP), prononcée le 18 mars à la Chambre, puis les débats qui ont suivi le lendemain, pourraient remettre en question la politique luxembourgeoise en matière d’aide au développement. Le vice-Premier ministre souhaite remettre en cause le principe d’additionnalité, selon lequel le 1 % du revenu national brut alloué à l’aide au développement ne tient pas compte du financement international de la lutte contre le changement climatique ni de l’accueil des réfugiés. Or, M. Bettel envisage de regrouper ces trois postes, ce qui représenterait une perte sèche considérable pour les ONGD. « Une telle orientation pourrait entraîner une réduction pouvant atteindre un quart de l’aide publique au développement », affirmait le Cercle de coopération des ONGD dans un communiqué publié le 20 mars. Depuis, le flou persiste. La nouvelle stratégie n’a pas encore été publiée et le député de Déi Lénk, David Wagner, attend toujours la réponse à une question parlementaire qu’il a posée le 26 janvier. Mardi, lors de son assemblée générale, le Cercle de coopération des ONGD a voté à l’unanimité une résolution visant à défendre l’additionnalité (photo : sb). En
Manger sainement
La ministre de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Martine Hansen (CSV), a présenté jeudi matin son Plan d’action national pour l’alimentation 2026-2030. Quatre axes principaux ont été définis : promouvoir une alimentation équilibrée ; renforcer la visibilité des produits régionaux, bio-régionaux et de saison ; lutter contre le gaspillage alimentaire et garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires. Un grand nombre de mesures proposées portent sur le développement de campagnes de communication. À l’instar du Plan d’action national Bio porté par la même ministre, celui-ci pèche par l’absence d’objectifs chiffrés. Hormis ceux imposés par les directives européennes, aucun indicateur de résultats n’est annoncé. Par exemple, le plan affirme vouloir augmenter l’utilisation de produits locaux dans la restauration collective ou réduire les inégalités alimentaires, mais il n’indique pas comment les efforts et les résultats seront évalués. Le calendrier, qui évoque le « court terme », le « moyen terme » et le « long terme », ne fournit pas de repères clairs. Comment le comité exécutif évaluera-t-il les progrès d’une mesure ? Certaines intentions sont reportées à un avenir lointain. Les résultats d’une étude sur la consommation ne seront par exemple disponibles qu’en 2031. Il convient également de noter qu’il n’est nulle part fait mention de la contamination chimique des aliments. Le mot « pesticide » est totalement absent du plan. Cette problématique est pourtant d’une grande actualité. EN
pays où les salaires sont élevés
Au Luxembourg, le coût horaire de la main-d’œuvre s’élevait l’année dernière à 56,80 euros en moyenne, soit le plus élevé de l’UE, devant le Danemark (51,70 euros) et les Pays-Bas (47,90). Eurostat a publié ces statistiques cette semaine. Avec 49,70 euros, les coûts salariaux purs sont également les plus élevés de l’UE dans ce pays, car les coûts non salariaux (non-wage costs dans le jargon d’Eurostat) ne représentent que 12,4 % du total, ce qui est le cinquième taux le plus bas de l’UE. Eurostat ne prend pas en compte l’agriculture, la sylviculture et la fonction publique. Les « non-wage costs » ne comprennent que la part patronale des cotisations sociales, ainsi que les éventuelles prestations complémentaires versées par les entreprises à leurs salariés, telles que les versements dans des régimes de retraite d’entreprise. pf