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Blog 7 min de lecture

L’éducation à l’environnement en tant que question politique

Blog du 23 mai 2025

Article paru dans Édition mai 2025
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Fin de l’acte 1 (MDB)

La banque Edmond de Rothschild Luxembourg a été condamnée ce jeudi pour avoir blanchi une partie des milliards détournés, entre 2009 et 2013, du fonds souverain malaisien 1MDB. Il s’agit de la première condamnation pour blanchiment prononcée à l’encontre d’un établissement bancaire au Grand-Duché. La justice confisque 25 millions d’euros d’avoirs saisis (soit l’équivalent d’environ dix ans d’imposition sur les bénéfices de l’établissement) et les reverse à l’État.

C’est la fin du premier acte de l’affaire judiciaire 1MDB qui se déroule au Luxembourg. Le deuxième acte sera le procès des quatre anciens employés de la banque, dont son ancien directeur, pour lesquels l’instruction est close depuis avril 2024. Le troisième acte met en scène le client de la banque qui a effectivement participé au détournement : Khadem Al Qubaisi, ancien gestionnaire du fonds souverain d’Abu Dhabi, passionné de Formule 1 et de soirées bien arrosées. L’enquête le concernant est en cours. PSO

Plus élevé au Luxembourg

Le Conseil supérieur des finances publiques (CNPF) a fait part mardi de ses inquiétudes concernant les dépenses publiques. Il s’est penché sur les « dépenses primaires nettes » (DPN), nouvelle incarnation des règles visant à inciter les États membres de l’UE à respecter la discipline budgétaire. Celles-ci remplacent l’ancien objectif budgétaire à moyen terme. Les DPN intègrent la croissance potentielle du PIB et les soldes budgétaires structurels. Au début de l’année, il a été recommandé au Luxembourg de limiter la hausse des dépenses primaires nettes à 5,8 % au maximum en 2025, à 4,7 % au maximum en 2026, à 3,8 % en 2027 et à 5,4 % au maximum en 2028. Or, dès cette année, cette hausse s’élèverait à 7,1 %, soit un niveau supérieur à la recommandation, selon le CNFP. Ce qui n’est peut-être pas dû à un manque de discipline, mais au fait que le ministère des Finances a revu à la baisse les dépenses publiques pour 2024. Les DPN pour 2025 font grimper ce chiffre. Le CNFP conseille au ministre des Finances de « mettre entièrement à jour » sa comptabilité et les prévisions de la DPN pour les prochaines années. Le CNFP a également comparé la trajectoire des dépenses luxembourgeoises à celle de 22 autres États membres de l’UE. La Commission européenne accorde une importance particulière au respect de cette trajectoire dans le cadre des nouvelles règles budgétaires. Au Luxembourg, l’augmentation moyenne prévue du DPN pour la période 2025-2028, qui s’élève à 4,9 %, dépasse déjà de 0,3 points de pourcentage supérieure à la moyenne des autres États membres de l’UE dont la dette publique est inférieure au seuil de Maastricht de 60 % du PIB. Par rapport aux États dont la dette dépasse ce seuil, la DPN luxembourgeoise est supérieure d’un point. pf

Boucher un trou

La Sécurité routière n’est pas encore sortie du gouffre financier causé par la suppression d’une subvention de 275 000 euros versée par les assureurs Foyer, Lalux, Bâloise et Axa. La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes (DP), aurait « promis à l’ASBL, lors d’une réunion début mai, un soutien pour 2026, sans toutefois pouvoir citer de montant concret », a déclaré son président, Paul Hammelmann, au journal Land. L’État ne devrait pas couvrir intégralement cette perte, mais la ministre considère que le travail de l’ASBL est important. Il y a une semaine, Marc Hengen, directeur général de l’association des assureurs Aca, a laissé entendre sur RTL-Radio que « le dernier mot » concernant les dons n’avait « pas encore été dit ». On ne sait pas exactement ce que cela signifie. Entre-temps, l’ASBL est en pourparlers avec des soutiens potentiels qui « opèrent dans le même domaine que nous ». M. Hammelmann n’a pas souhaité donner plus de détails, mais son allusion laisse par exemple penser à l’ACL. Le 17 juin, la Sécurité routière tiendra son assemblée générale. C’est à cette occasion qu’il faudra également décider si les représentants des assureurs, qui ne sont plus disposés à faire des dons, conserveront leurs postes. pf

Impact climatique

Dans le cadre d’un sondage, l’Observatoire de la politique climatique constate que les habitants du Luxembourg surestiment ou sous-estiment souvent l’impact de certaines mesures. Sabine Dörry, collaboratrice du Liser, qui a mené cette enquête, a expliqué sur Radio 100,7 que le passage du moteur à combustion à la propulsion électrique était sous-estimé. Une majorité considère que l’achat de produits alimentaires locaux est une mesure plus efficace pour réduire son empreinte carbone qu’elle ne l’est en réalité. Les graphiques établis par l’Observatoire montrent en revanche qu’un changement d’habitudes alimentaires a un impact plus important : un régime végétarien peut permettre d’économiser jusqu’à 1 300 kilogrammes de CO₂ par personne et par an. Pourtant, seuls 15 % des personnes interrogées se disent prêtes à changer leurs habitudes alimentaires, et à peine 20 % peuvent actuellement envisager de passer à une voiture électrique. Toutefois, 51 % se disent prêts à renoncer à leur voiture au profit des transports en commun – une mesure qui permettrait d’économiser jusqu’à 1 800 kilogrammes de CO₂ par personne et par an. Une minorité importante et parfois bruyante – 10 % – estime qu’il n’y a pas de changement climatique d’origine humaine et qu’il n’y a pas suffisamment de preuves d’un changement climatique en cours. Une large majorité silencieuse soutient toutefois la politique climatique, et la population est globalement bien informée sur le réchauffement climatique, selon M. Dörry. sm

réparation

Afin de soutenir les élèves victimes de violences physiques ou psychologiques et de demander des comptes aux auteurs de ces actes, quatre établissements d’enseignement secondaire ont mis en place le Conseil de l’éducation à la citoyenneté (CEC) dans l’esprit de la justice réparatrice, comme l’indique une réponse du ministre de l’Éducation, Claude Meisch (DP), à une question parlementaire posée par la députée du CSV Nathalie Morgenthaler. Il est composé du directeur de l’établissement, d’un enseignant et d’un membre du service psychosocial. Il interviendra dans les cas suivants : vol ou violence physique, discriminations de toute nature (tant en ligne que hors ligne), manque de respect envers le personnel enseignant, dommages matériels, présence à l’école en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, et plus de douze heures d’absence non justifiées. L’élève doit alors se présenter et peut se faire représenter par un adulte de la communauté scolaire. L’incident est discuté, et une sanction ou une peine peut être prononcée. La plupart du temps, celles-ci sont « avec sursis » et limitées dans le temps. Si un nouveau problème survient pendant la « période de sursis », la sanction est appliquée. L’objectif du CEC est « de donner la parole aux élèves et de les accompagner activement pour qu’ils prennent conscience de leurs actes et du préjudice que ceux-ci ont causé à eux-mêmes et aux autres, et de décider avec eux comment réparer cette faute », indique le ministère de l’Éducation. Le CEC est déjà opérationnel au lycée Guillaume Kroll ; il est en cours de mise en place au lycée Belval, au lycée classique de Diekirch, à l’annexe Kirchberg du LTC et au CNFPC d’Esch. Cette demande faisait suite à un incident de violence physique et psychologique survenu au lycée Belval, qui a été filmé et partagé sur les réseaux sociaux. sp