Stéphanie Weydert,
La députée du CSV a démissionné de son poste de présidente de la commission parlementaire spéciale sur Caritas et quitte cette commission. Cette décision fait suite à un avis du comité d’éthique estimant qu’il existait un flou : bien qu’elle ait démissionné de son poste d’avocate chez Arendt & Medernach en novembre 2023, mais elle est toujours inscrite au barreau. Arendt & Medernach représente l’une des deux banques impliquées dans le scandale financier de Caritas. Stéphanie Weydert (photo : sb) avait accepté ce poste alors que son collègue du CSV, Laurent Zeimet, également avocat, avait démissionné il y a déjà deux mois par crainte d’un conflit d’intérêts lié à ses fonctions au sein du cabinet Schiltz & Schiltz. Lundi prochain, le député du CSV Charel Weiler, bourgmestre de Diekirch, sera proposé pour occuper ce poste. Ce juriste de formation n’exerce plus la profession d’avocat depuis fin 2022. Le préjudice que subit l’ensemble de la commission aux yeux du public en raison de ces démissions répétées est considérable : elle est en train de perdre sa crédibilité en matière de travail d’information. sp
Luc Frieden,
Le Premier ministre (CSV) a invoqué mercredi, dans un discours prononcé devant le Conseil de l’Europe, l’esprit de l’Europe, qu’il convient de raviver et de défendre. L’État de droit étant menacé et les violations des droits de l’homme ayant augmenté, il est nécessaire de défendre les valeurs communes du Conseil de l’Europe et de l’UE. La démocratie et les droits de l’homme constituent « l’âme » de l’Europe. Il s’est déclaré en faveur du multilatéralisme et a réaffirmé son soutien à l’Ukraine. Entre les lignes, on pouvait entendre que le Luxembourg était un îlot de stabilité et que Luc Frieden souhaitait rappeler poliment aux pays voisins, qui se montrent actuellement moins favorables à l’Europe, cet avenir et cette mission communs. sp
Unanimes, pour faire bonne figure
Lorsque l’OGBL et le LCGB ont annoncé mardi leur intention d’organiser un « rassemblement national » le 28 juin, cela a pu rappeler la manifestation de tous les syndicats du 16 mai 2009 contre la politique d’austérité dans le contexte de la crise financière et économique (photo : archives Martin Linster). C’est sans doute ainsi que les deux syndicats l’ont envisagé : comme le point d’orgue d’une série d’actions dosées, qui débutera mercredi prochain par un rassemblement devant le Parlement. Il n’est toutefois pas certain que le gouvernement et les groupes parlementaires majoritaires rendront service à l’OGBL et au LCGB en de suspendre les projets de loi sur les horaires d’ouverture et le travail dominical dans le commerce jusqu’à ce que la table ronde sociale annoncée par le Premier ministre du CSV, Luc Frieden, en ait débattu, et de ne pas convoquer d’ici là de réunion de la Commission permanente de l’emploi. Participer à cette réunion serait politiquement délicat pour l’OGBL et le LCGB. S’en abstenir pourrait en revanche être interprété à leur détriment. Aucune date n’a encore été fixée pour cette table ronde. pf
Retraites et pensions
Lors de la réunion de mercredi avec la ministre des Affaires sociales, Martine Deprez (CSV), la commission des affaires sociales du Parlement n’a pas appris grand-chose de nouveau concernant les retraites. Le débat de consultation demandé par le gouvernement à la Chambre à la mi-mars devrait s’inscrire dans le cadre de la deuxième phase de la « vaste consultation » qui, selon la ministre, s’intitule « Dialogue » et devrait s’achever en mai. Une prise de position du gouvernement serait donc attendue en juin ou avant les vacances d’été. Le service de presse de la Chambre a tout de même pu mettre fin aux spéculations visant à savoir si seules les retraites du secteur privé feraient l’objet de discussions et non celles du secteur public. Mercredi, il a déclaré : « Les discussions ne concerneront pas seulement le régime général, mais également celui de la fonction publique. » pf
Prochainement : défense aérienne
Selon les informations fournies par le pays, le Conseil d’État se penchera ce vendredi sur l’adhésion du Luxembourg à l’initiative « European Sky Shield » (ESII). Il se penchera également sur la demande de l’OTAN visant à se doter d’un système de défense contre les missiles balistiques ainsi que d’un système de « défense à courte portée » (contre les avions, les drones ou les missiles guidés, par exemple). L’attaché de presse de la ministre de la Défense du DP, Yuriko Backes, n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet et a invoqué la confidentialité des processus de planification de l’OTAN. La ministre avait déclaré le 16 octobre, dans sa réponse à une question parlementaire de Sven Clement (Parti pirate), que « le projet d’une défense aérienne intégrée et d’une défense antimissile pour le Luxembourg » faisait partie des plans du gouvernement visant à porter les dépenses de défense à 2 % du RNB d’ici 2030. Elle n’avait pas précisé à l’époque si le Luxembourg adhérerait à l’ESII proposée par l’Allemagne en 2022 : il existe également « des systèmes de défense français qui sont très performants ». Il y a trois mois encore, la Direction de la défense ne disposait d’« aucune expertise ni connaissance dans ce domaine extrêmement complexe », a admis Mme Backes. Par conséquent, quel que soit le système de défense aérienne choisi par le gouvernement, l’armée s’engagera en terrain inconnu. Elle ne dispose pas du personnel nécessaire, et son problème général de personnel va s’aggraver. pf
Toujours Tesla
Le Fonds de compensation (FDC) de la Caisse de retraite a investi plus de 164 millions d’euros dans le constructeur de voitures électriques Tesla, comme l’a annoncé cette semaine la ministre des Affaires sociales du CSV, Martine Deprez, en réponse à une question parlementaire posée par Mars Di Bartolomeo (LSAP). Ce dernier souhaitait savoir si le FDC avait l’intention de vendre ses actions Tesla. Le fonds de pension néerlandais l’a récemment fait, son conseil d’administration ayant exprimé des inquiétudes quant aux conditions de travail chez Tesla et à la rémunération excessive de son PDG, Elon Musk. Pour l’instant, le FDC ne vendra pas ses actions, a déclaré Alain Reuter, président du FDC, sur la radio 100,7. La semaine dernière, un débat sur un boycott de Tesla a eu lieu sur la page Facebook du Land. Alors que certains conducteurs de Tesla mettaient en avant le rapport qualité-prix de la voiture et souhaitaient évaluer ce véhicule électrique indépendamment de la personne d’Elon Musk, d’autres appelaient au boycott de la marque, Musk étant considéré comme porte-parole de courants d’extrême droite (photo : sb). sm