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Blog 7 min de lecture

Blog du 6 décembre 2024

Marie-Josée Jacobs, La présidente de la Fondation Caritas quittera ses fonctions en janvier. La fraude de plusieurs millions commise au sein de Caritas a été pour elle « un coup dur », a-t-elle déclaré mercredi à la…

Article paru dans Édition décembre 2024
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Marie-Josée Jacobs,

La présidente de la Fondation Caritas quittera ses fonctions en janvier. La fraude de plusieurs millions commise au sein de Caritas a été pour elle « un coup dur », a-t-elle déclaré mercredi à la radio 100,7. Mme Jacobs avait pris la présidence du conseil d’administration de la fondation en décembre 2013. Huit mois plus tôt, cette figure de proue de l’aile sociale du CSV avait quitté le dernier gouvernement CSV-LSAP, au sein duquel elle occupait le poste de ministre de la Famille et de la Coopération (photo : oh). pf

Xavier Bettel,

Le ministre des Affaires étrangères (DP) a été pointé du doigt mardi par le Spiegel comme le représentant d’un Luxembourg qui refuse à l’Ukraine l’adhésion à l’OTAN qui lui avait été promise (sous le titre « Le Luxembourg s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN »), une accusation reprise par Ukrainska Pravda. Or, lors du sommet de l’Alliance atlantique qui s’est tenu cette semaine à Bruxelles et lors d’une rencontre en marge avec son homologue ukrainien Andriy Sybiha, le chef de la diplomatie luxembourgeoise n’aurait fait que rappeler qu’il n’existait « pas de consensus parmi les Alliés pour adresser à l’Ukraine une invitation à rejoindre l’OTAN », écrit le ministère, sans préciser quels pays s’y opposent. À son arrivée à la réunion ministérielle, Xavier Bettel a fait part de sa conviction qu’une telle adhésion ajouterait encore plus de « tension » au niveau international et risquerait de générer « encore plus de conflits ». Il estime donc qu’il serait plus judicieux, pour l’instant, d’envisager une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. PSO

Martine Deprez,

La ministre de la Santé du CSV ne souhaite pas encore mettre en œuvre les recommandations de la Commission européenne et de l’UE
concernant le renforcement des interdictions de fumer en extérieur, mais préfère dans un premier temps observer l’attitude des pays voisins. Selon les propositions de la Commission européenne
, s’appliquer aux aires de jeux, aux piscines en plein air, aux arrêts de bus et aux terrasses des cafés et restaurants. Leur mise en œuvre relève toutefois de la libre appréciation des États membres de l’UE. Au Luxembourg, une interdiction est déjà en vigueur sur les aires de jeux ; Martine Deprez a reconnu cette semaine qu’elle n’était pas formulée avec précision. Un autre aspect de la lutte antitabac fait actuellement l’objet d’un débat politique : selon la Chambre de commerce, une modification législative visant à fixer des seuils si bas pour les « nouveaux » produits nicotiniques reviendrait à une interdiction « uniquement au Luxembourg ». C’est pourquoi le projet de loi doit être abandonné. pf

Ballons d’essai

Après que Yuriko Backes, ministre de la Défense du DP, a évoqué le « service militaire obligatoire » à partir de juin et que le chef d’état-major Steve Thull a parlé la semaine dernière d’une « population résiliente », le terme « résilience » a été décliné lundi, lors de la journée Bärbelendag du CGDIS, sous l’angle de la protection civile. Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden (CSV), souhaite à cet effet doter le CGDIS d’une unité « Resc-LU ». Sur le modèle de l’Agence fédérale allemande d’aide technique (THW), celle-ci devra se tenir à la disposition de l’État et des communes en cas de catastrophes naturelles, de crises sanitaires et de conflits armés.

Comme le THW est en fait une unité de génie non armée, tant les responsables du CGDIS que le ministre de l’Intérieur ont estimé qu’une coopération entre les secteurs militaire et civil était nécessaire pour la Resc-LU. La question de savoir qui sera chargé de la coordonner reste apparemment en suspens. La ministre de la Défense, quant à elle, a retiré lundi le ballon d’essai « service militaire obligatoire » après que tous les partis politiques s’y étaient opposés le week-end dernier. Elle l’a remplacé par le terme « réserve ». Au printemps, elle avait déclaré à ce sujet, tout comme pour le service militaire obligatoire, que « cela ne figure pas dans l’accord de coalition » (d’Land, 12 avril 2024). Mais si un jour le Luxembourg était contraint d’engager un débat sur le service militaire obligatoire, la réserve constituerait un premier pas, même s’il n’était que symbolique. En effet, Mme Backes a laissé entendre que la réserve pourrait être constituée par le biais de « stages militaires », qui seraient toutefois facultatifs. La mise en place d’une réserve de l’armée ne serait pas non plus une mince affaire : elle nécessiterait elle aussi des capacités dont l’armée ne dispose pas pour l’instant, notamment en termes de personnel d’encadrement. Lundi, sur RTL Radio, Backes a également évoqué une « réserve civile », mais a ajouté que cela ne relevait pas de sa compétence. Resc-LU ne doit donc pas être trop associée à l’armée (photo de membres de l’armée distribuant des masques Covid en mai 2020 : Anthony Dehez). pf

Bien sûr, la chambre aussi

Le Premier ministre du CSV, Luc Frieden, s’est engagé mardi à faire en sorte que les députés puissent consulter les propositions relatives aux retraites soumises sur le site schwätzmat.lu. C’est le député du LSAP, Mars Di Bartolomeo, qui en avait fait la demande. Le Premier ministre a estimé que « dans une démocratie qui fonctionne », cela ne devrait poser aucun problème. M. Frieden a ajouté qu’au cours du premier semestre 2025, le gouvernement tirerait les conclusions de ces consultations et « indiquerait la marche à suivre ». pf

De 10 à 12 ans

Si des bandes de mendiants agressives et organisées sont « très bien informées » de l’actualité politique au Luxembourg, comme l’a affirmé jeudi la députée-maire Lydie Polfer (DP) sur la radio 100,7, cela vaut d’autant plus pour les criminels impliqués dans des fraudes financières internationales. S’ils ont lu les journaux et écouté la radio cette semaine, ils n’ont pas manqué de remarquer qu’il y a une pénurie de policiers au Luxembourg. Selon Lydie Polfer, il manque non seulement des agents de patrouille dans la Groussgaass et dans le quartier de la Gare, mais aussi dans les « points chauds » du Kirchberg et devant les grands établissements scolaires de Limpertsberg et du Geesseknäppchen.

Mais ce qui semble encore plus grave, c’est la « grave pénurie d’enquêteurs » dont la procureure générale Martine Solovieff et le procureur Georges Oswald ont fait part mercredi aux membres de la commission parlementaire spéciale Caritas. Non seulement il faudrait deux fois plus d’enquêteurs que ceux dont on dispose actuellement, a déclaré la présidente de la commission, Stéphanie Weydert (CSV), à la radio 100,7, mais il y a également eu de nombreux changements de personnel au cours des six derniers mois au sein de l’équipe chargée d’enquêter sur l’affaire Caritas. Il n’est donc guère surprenant que 13 nouveaux cas de fraude présidurale aient été recensés rien que cette année au Luxembourg, comme l’a rapporté RTL mercredi.

Si des fraudeurs financiers organisés ont entendu ou lu ces articles de presse, le nombre de cas pourrait encore augmenter au cours des prochains mois. Non seulement parce que les autorités judiciaires manquent de personnel et que, comme on le sait, la Cité judiciaire manque d’espace, mais aussi parce que les procédures sont obsolètes, « car dans un milieu criminel aussi restreint, où un virement s’effectue en moins de 24 heures, il faut toutefois compter entre dix et douze ans avant qu’une enquête ne soit clôturée », a expliqué Taina Bofferding (LSAP) sur RTL Télé après la réunion de la commission. ll