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Blog 5 min de lecture

Blog du 5 décembre 2025

Isabelle Mossong, Titulaire d'un doctorat en histoire, elle deviendra PDG du Fonds national de la recherche (FNR) à compter du 1er janvier. Ce poste est ainsi pourvu deux ans après le départ de Marc Schiltz. Isabelle…

Article paru dans Édition décembre 2025
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Isabelle Mossong,

Titulaire d’un doctorat en histoire, elle deviendra PDG du Fonds national de la recherche (FNR) à compter du 1er janvier. Ce poste est ainsi pourvu deux ans après le départ de Marc Schiltz. Isabelle Mossong (photo : collection personnelle) prend la tête du FNR à un moment où, en vertu d’une nouvelle loi organique, ses activités doivent être davantage liées à l’économie et davantage mises au service de l’innovation. Le projet de loi correspondant est actuellement examiné au Parlement. Dans son avis, la Chambre de commerce se félicite que les missions du FNR soient élargies afin de traduire les résultats de la recherche en « applications concrètes ». pf

Luc Frieden,

Lors d’un point presse consacré à son voyage au Monténégro mercredi, le Premier ministre (CSV) n’a pas souhaité s’exprimer sur la position du gouvernement concernant l’utilisation des avoirs publics russes gelés par l’UE pour soutenir l’Ukraine. Il s’est dit « confiant » quant à la capacité du sommet européen du 18 décembre à trouver une solution. Il a toutefois estimé qu’il était « trop tôt » pour commenter les options élaborées par la Commission européenne à ce sujet. La députée verte Sam Tanson souhaite obtenir des éclaircissements à ce sujet par le biais d’une question parlementaire urgente : d’autres gouvernements se seraient « immédiatement » exprimés publiquement au sujet de la lettre adressée par le Premier ministre belge à la présidente de la Commission. pf

Sous-représentation

Le Centre d’étude et de formation interculturelles et sociales (Cefis) a affiné son analyse des origines des 3 831 candidats aux élections municipales de 2023. Les données combinant nationalité, pays de naissance et double nationalité permettent de mesurer la diversité culturelle réelle des candidats, sous-estimée lorsque l’on ne tient compte que de la nationalité. Ainsi, seuls 10 % des candidats sont de nationalité étrangère, mais plus du double sont nés à l’étranger. Globalement, 28 % des candidats ont des origines étrangères ou un parcours migratoire. Les origines portugaises, italiennes et des pays frontaliers sont les plus fréquentes. Malgré une progression, les résidents d’origine étrangère restent sous-représentés par rapport à leur poids : 57 % des adultes sont nés à l’étranger.

Les partis qui affichent la plus grande diversité sont les Piraten, Fokus, Déi Gréng et Déi Lénk. « Les grands partis présentent un faible renouvellement des candidats, ce qui limite l’accès des primo-candidats issus de l’immigration », note le Cefis. L’étude met en évidence les obstacles persistants à l’engagement politique des personnes d’origine étrangère, à commencer par un sentiment de non-légitimité et un coût d’entrée élevé dans un système électoral très personnalisé où les « figures établies » sont surreprésentées. L’usage du luxembourgeois au sein des conseils communaux constitue également un obstacle. fC

On veut l’indice !

L’Association des laboratoires privés (FLLAM) entend tirer parti du débat sur la politique de santé pour préserver l’indexation des tarifs des laboratoires. À cette fin, les trois laboratoires font distribuer une pétition aux patients dans les cabinets médicaux. Les laboratoires sont les seuls prestataires dont les tarifs ne sont pas indexés. Ceux des médecins ne l’étaient pas non plus pendant 20 ans ; ce n’est qu’à partir de 1999 que la coalition CSV-DP a changé la donne. La FLLAM souligne que la loi de finances 2025 a réduit les tarifs des laboratoires de 10 %. Les laboratoires ne seraient donc pas en mesure de financer la convention collective signée en 2024. pf

De plus en plus vert

Lors de la présentation du dispositif de subventionnement par l’État des coûts de réseau liés à l’électricité, à hauteur de 150 millions d’euros par an jusqu’en 2028, le ministre de l’Économie du DP, Lex Delles, a également dressé le bilan de la production d’électricité nationale. La puissance installée en énergie solaire avait déjà augmenté de 150 mégawatts en 2024, ce qui constituait alors un record ; jusqu’en novembre de cette année, une quantité équivalente est venue s’y ajouter. La capacité éolienne augmentera de 16,9 mégawatts ; en 2024, la croissance était de 7,2. Au total, près de 700 mégawatts de capacité solaire et 230 mégawatts de capacité éolienne sont installés. À condition qu’il y ait suffisamment de vent et de soleil, la production ainsi générée pourra couvrir les besoins de 262 000 foyers. pf

Céréales contaminées

Le réseau d’associations PAN Europe a publié hier les résultats d’une étude menée dans seize pays européens, en collaboration avec des associations (le Méco au Luxembourg). L’objectif était de déterminer la présence d’un polluant éternel, le TFA, dans les céréales. L’étude a porté sur l’analyse de pains, de céréales, de biscuits, de pâtes et de farines produits en Europe et achetés dans le commerce. Les résultats sont inquiétants. Le TFA, un métabolite des PFAS très mobile et soluble, est présent dans 82 % des 66 échantillons prélevés, à des concentrations en moyenne 107 fois plus élevées que dans l’eau du robinet. Le blé semble concentrer davantage de TFA que le seigle, l’avoine, le maïs ou le riz. Les échantillons luxembourgeois présentent des teneurs comprises entre 39 microgrammes de TFA par kilo (farine d’épeautre) et 120 microgrammes par kilo (farine de blé). Le record est détenu par des céréales irlandaises pour le petit-déjeuner, avec 360 microgrammes par kilo.

Faute d’études suffisantes, l’Union européenne n’a pas fixé de limite maximale de résidus de TFA dans les aliments. Mais la toxicité des PFAS est avérée, notamment pour le système reproducteur, la thyroïde, le foie ou le système immunitaire. Alors que ces polluants éternels sont désormais présents en quantités massives dans notre alimentation, PAN Europe milite pour l’interdiction des pesticides contenant des PFAS, une source majeure de contamination, alors même qu’ils sont autorisés, y compris dans les zones de protection des sources.

Le réseau souhaite également que les États contrôlent systématiquement la qualité des produits alimentaires. EN