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Blog du 29 novembre 2024

La boussole de l'UE Un supérieur hiérarchique issu du parti néofasciste Fratelli d’Italia ? Christophe Hansen (photo : oh), en tant que commissaire à l’agriculture, est placé sous les ordres du vice-président de la…

Article paru dans Édition novembre 2024
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La boussole de l’UE

Un supérieur hiérarchique issu du parti néofasciste Fratelli d’Italia ? Christophe Hansen (photo : oh), en tant que commissaire à l’agriculture, est placé sous les ordres du vice-président de la Commission, Raffaele Fitto, membre du parti de Meloni. Mais le rôle des vice-présidents serait « surestimé », a déclaré hier Hansen avec humour sur la radio 100,7. Que pouvait-il dire de plus lors de son premier jour en fonction ? La nouvelle Commission européenne est fragile, les rapports de force au sein du Conseil et du Parlement européen ne sont pas clairs. Ursula von der Leyen souhaite s’appuyer sur la coalition avec les socialistes et les libéraux et n’a rien contre un soutien des Verts. C’est pourquoi elle a réaffirmé son engagement en faveur du Green Deal en début de semaine. Mais von der Leyen et le PPE ont déjà envisagé des coalitions avec l’extrême droite. Manfred Weber, compatriote d’Ursula von der Leyen et chef du groupe PPE, n’a notamment aucune réticence à s’orienter davantage vers la droite. Hansen estime que cela ne doit « pas être la boussole pour l’avenir ». Espérons qu’il ne surestime pas son influence. pf

Un régime uniforme, enfin bon…

Lors d’un « Face à Face » diffusé mardi sur RTL-Radio, Marc Spautz, chef du groupe parlementaire du CSV, et le député du LSAP et ancien
ministre des Affaires sociales, ont pris leurs distances par rapport aux idées du CSJ et des Jeunes socialistes concernant un « régime unique » pour les retraites du secteur privé et celles du secteur public. M. Spautz a estimé qu’il fallait pouvoir « discuter de tout ». Toutefois, des conclusions telles que celles du CSJ seraient prématurées. M. Di Bartolomeo a estimé qu’un régime unique soulèverait « de nombreuses questions ».

La veille, lors d’un autre « Face à Face », le secrétaire général du CSJ, Laurent Braun, et le président des Jeunes socialistes, Max Molitor, n’avaient pas défendu la même idée. Pour Laurent Braun, l’uniformité consisterait à introduire dans les régimes spéciaux de l’État, des communes et de la CFL le plafond de cotisation en vigueur dans le régime général du secteur privé, soit cinq fois le salaire minimum. Max Molitor envisage quant à lui qu’à l’avenir, aucun régime ne comporte de plafond pour les cotisations, mais que les retraites et pensions ne puissent pas dépasser le montant résultant des cotisations maximales en vigueur aujourd’hui dans le secteur privé. Alors que l’idée de la CSJ s’en tient au principe de l’assurance, les Jeunes socialistes s’en écartent délibérément et souhaitent une redistribution au sein du régime de retraite. La CGFP pourrait percevoir l’initiative de la CSJ comme hostile, tandis que les Jeunes socialistes y verraient une déclaration de guerre. Pas étonnant que Mars Di Bartolomeo (photo : sb) ne veuille pas en entendre parler. pf

Représentation

3 393 entreprises au Luxembourg disposent d’un comité du personnel. 2 277 (67 %) ont une délégation du personnel composée exclusivement de délégués « neutres » ; dans 700 entreprises (20 %), le comité est composé exclusivement de représentants syndicaux, tandis que dans 416 entreprises (12 %), il compte à la fois des délégués neutres et des délégués syndiqués. Ces chiffres ont été communiqués cette semaine par Georges Mischo, ministre du Travail du CSV, dans sa réponse à une question parlementaire posée par le député de gauche Marc Baum. Cependant, comme les syndicats sont principalement présents dans les grandes entreprises de plus de 100 salarié·e·s, le tableau est très contrasté en ce qui concerne le nombre de salarié·e·s représentés par ces délégués. Les délégations purement syndicales représentent au total 179 741 salariés (52 %), les délégations purement neutres 118 523 (34 %), et les délégations « mixtes » 46 131 salariés (13 %). L’OGBL s’est réjoui de ces chiffres jeudi sur les réseaux sociaux, car ils prouvent que près de 65 % des salariés au Luxembourg sont représentés par un syndicat, et non 44 %, comme l’avait affirmé le ministre du Travail. Après le scandale survenu au CPTE le 8 octobre, Georges Mischo avait écrit dans un communiqué que 56 % des délégués du personnel étaient neutres et que le gouvernement souhaitait en tenir compte dans son plan d’action visant à renforcer la couverture conventionnelle. ll

Audit interne

Le 4 mars, le Tageblatt avait fait état de « graves dysfonctionnements dans la vidéosurveillance des CFL ». « Au lieu de surveiller les images vidéo des quelque 2 000 caméras installées dans les gares luxembourgeoises, les employés dorment ou regardent des séries », écrivait le journal. Deux jours plus tard, la société nationale des chemins de fer a rejeté ces accusations lors d’une conférence de presse convoquée en urgence, s’estimant victime d’un complot. Néanmoins, la CFL, très soucieuse de son image, a ensuite lancé un audit interne, qui a été discuté jeudi au sein de la commission parlementaire de la mobilité. L’audit de la CFL n’aborde que brièvement les accusations soulevées dans l’article du Tageblatt et conclut que les procédures et règles existantes sont « adéquates, appropriées et efficaces ». Certaines procédures et voies de communication pourraient toutefois encore être améliorées. Un audit externe aurait peut-être abouti à d’autres conclusions. ll

Zénon Bernard,
homme politique du KPL et professeur de sport à la retraite, est décédé jeudi à l’âge de 80 ans. De 1974 à 1979, cet ancien joueur de la Fola et président du Spora a été membre de la Chambre des députés. En 1979, il a succédé à René Urbany au Conseil communal de Stater. De 2011 à 2017, il a été conseiller communal à Esch-sur-Alzette. Zénon Bernard était le petit-fils du résistant et cofondateur du KPL du même nom, assassiné par les nazis à Kassel en 1942. ll