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Blog 7 min de lecture

Blog du 29 août 2025

Des vacances studieuses, pour le Premier ministre. Lors d’un séjour à Paris début août, Luc Frieden (CSV) a fait part sur Facebook de ses achats littéraires locaux : *Le Prix de nos mensonges* d’Édouard Philippe…

Article paru dans Édition août 2025
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Des vacances studieuses,

pour le Premier ministre. Lors d’un séjour à Paris début août, Luc Frieden (CSV) a fait part sur Facebook de ses achats littéraires locaux : *Le Prix de nos mensonges* d’Édouard Philippe et *Le Pouvoir de dire non* de Dominique de Villepin, deux ouvrages écrits par d’anciens Premiers ministres de la France voisine et candidats (de droite) pressentis pour les prochaines élections présidentielles. Avant de se rendre en Grèce pour rencontrer (en bermuda et sandales en plastique, photo : Facebook/LF) cette semaine son homologue hellénique, Luc Frieden avait partagé sur Instagram (à la Obama) ses lectures estivales. On trouve tout d’abord *Autocracy Inc*, où Anne Applebaum analyse comment, au XXIe siècle, les dictateurs s’allient pour régner sur le monde. Vient ensuite *Mon cœur dit oui, ma tête dit non*, où le diplomate Paul Schmit revient sur l’exil, en 1940, de la Grande-Duchesse Charlotte et du gouvernement. Puis vient *Le Prix de nos valeurs*, un essai dans lequel Augustin Landier et David Thesmar expliquent qu’on ne peut plus dissocier les valeurs que l’on promeut de leur prix. Le premier avait, en mai 2023, participé à la dernière « Journée de l’économie » organisée sous l’égide du ministère de Franz Fayot dans les locaux de la Chambre de commerce, dont la présidence venait d’être abandonnée par Luc Frieden pour son retour en politique. Ce dernier a ensuite ajouté à sa liste de lecture l’ouvrage au titre évocateur, *L’Europe enfla si bien qu’elle creva*, de l’ancienne ministre française des Armées, Sylvie Goulard, puis une biographie de (Winston) Churchill par Andrew Roberts. Le Premier ministre, qui s’était peu intéressé au massacre de Gaza durant les 18 premiers mois de son mandat, conclut ses choix de lecture par *A Very Short Story of the Israel-Palestine Conflict*, de l’historien critique d’Israël Ilan Pappé. De quoi se préparer au mieux à la Commission des affaires étrangères prévue le 15 septembre, qui précédera son déplacement à New York pour la conférence des Nations unies sur la solution à deux États. pso

Flottille pour la paix

Trois Luxembourgeois rejoindront le Global Movement to Gaza, une flotte d’une soixantaine d’embarcations (rassemblant un millier de personnes) qui tenteront, à la mi-septembre, de rejoindre les côtes de l’enclave palestinienne soumise au blocus israélien. Aucune personnalité publique locale n’a répondu à l’appel lancé il y a un mois pour prendre le relais de Greta Thunberg et de plusieurs députés européens qui ont déjà navigué cette année vers Gaza avant d’être interceptés par les autorités israéliennes. « L’idée est d’attirer l’attention du public et d’inciter les pouvoirs publics à respecter leurs obligations en matière de droit humanitaire », explique brièvement l’organisateur, Patrick Bosch, au Land avant une conférence de presse prévue ce vendredi. pso

Fernand Kartheiser,

Député européen de l’ADR, il a profité mardi d’une conférence de presse organisée par le groupe parlementaire de son parti sur le thème « L’UE et notre économie » pour tenir un long monologue dans lequel il a qualifié l’UE de « faible sur les plans géopolitique, économique, institutionnel et idéologique ». Elle serait en passe de devenir un « vassal » des États-Unis, a constaté cet ancien officier, qui n’aime guère s’entourer de faibles. À la question de savoir comment l’UE, sous la forme d’une « Europe des nations », que l’ADR avait défendu dans son programme pour les élections européennes de 2024, pourrait agir avec plus de poids géopolitique que le bloc actuel d’États, Kartheiser a rétorqué que « ce dur à cuire d’Orbán » entretenait d’excellentes relations avec le président américain Donald Trump et exerçait une influence sur lui. La Hongrie pourrait servir de référence aux autres États européens. pf

Taina Bofferding,

La chef de la fraction socialiste est visée dans un article du Tageblatt publié lundi. Elle serait désignée au sein du parti comme la principale responsable du faible impact politique du LSAP dans l’opposition. Des responsables du parti reprocheraient à Taina Bofferding (qui a perdu quatre points dans le dernier Politmonitor, la plus mauvaise performance au sein du LSAP) un certain manque de fermeté dans ses interventions politiques à la Chambre, mais aussi son manque d’autorité sur ses camarades. Des développements qui expliqueraient certains départs au sein des équipes du parti, selon le quotidien d’Esch. Cette fronde interne pourrait-elle rebattre les cartes ? Le Tageblatt avance deux noms pour éventuellement reprendre la tête du groupe parlementaire. Ben Polidori, « notre meilleur député », ou encore Nicolas Schmit, considéré comme un poids lourd revanchard et désireux de contrer le Premier ministre chrétien-social Luc Frieden (qui ne lui avait pas confié le mandat de commissaire malgré son statut de tête de liste du Parti socialiste européen). Interrogée par le Land, une source au sein du parti indique qu’aucun candidat potentiel au poste de Spëtze en 2028 ne souhaite s’exposer à la tête du groupe parlementaire, car cela risquerait de le mettre en conflit avec celui qui pourrait devenir un partenaire de coalition. Contactée par le Land ce jeudi, Taina Bofferding (photo : sb) précise qu’il n’y a « pas encore eu d’échanges » au sujet d’une hypothétique redistribution des postes ou d’une redéfinition de la stratégie. « Personne ne m’a contactée pour me faire part d’éventuelles préoccupations », poursuit-elle. pso

Vulgarisation

Le ministre de l’Environnement (photo : sb) se demande comment communiquer. Manifestement, ses messages ont du mal à passer auprès des journalistes, et donc auprès de la population. Jeudi et vendredi derniers, Serge Wilmes (CSV) a invité les médias à une réunion d’information informelle en présence d’acteurs de terrain. Après une première journée théorique au Kirchberg, place à la pratique le lendemain avec des visites sur le site de Pirmesknupp (près du lac de la Haute-Sûre), puis à Heiderscheid. Sur le premier site, on a découvert une butte plantée d’épicéas après la guerre. Mais en raison des sécheresses et des bostryches (des insectes qui percent le bois), ces arbres dépérissent. Le terrain appartient désormais aux pouvoirs publics et est replanté afin de créer une forêt mixte plus résiliente. Des mares ont été creusées, des ruisseaux renaturés : la nature y a rapidement repris ses droits. À Heidersheid, l’arrêt a permis de présenter le Hetschendeltchen, un vallon en friche racheté en 1988 par la Fondation Hëllef fir d’Natur, qui l’a entièrement réhabilité pour y pratiquer une agriculture extensive. Claude Schiltz, très passionnant, a expliqué le système d’abissage mis en place ici : des canaux creusés pour acheminer l’eau de source vers les versants plutôt que vers le fond de la vallée. Le point commun de ces deux sites est qu’ils sont financés grâce aux compensations, ces taxes que les promoteurs doivent payer pour contrebalancer la destruction des biotopes. En fin de compte, le ministère a raison de donner la parole à ses hommes et femmes de terrain : leurs propos et leurs expériences sont mille fois plus intéressants que les discours qui tentent de justifier le démantèlement de la politique environnementale du gouvernement. EN

Rectification

Contrairement à ce qui est indiqué dans la rubrique « Où se trouve mon médecin ? » du numéro du 22 août, le nombre de femmes médecins généralistes pour 1 000 habitants dans les cantons de Vianden est de 4, celui de Wiltz de 19, celui de Remich de 21, celui d’Esch-sur-Alzette de 196 et celui de Luxembourg de 292, mais il s’agit du nombre total. Le ratio pour 1 000 habitants se situe entre 0,7 dans le canton de Vianden et 1,4 dans le canton de Luxembourg.