Mars Di Bartolomeo,
Député et pilier du LSAP, il a déclaré hier sur RTL Radio que le groupe parlementaire était en passe de « devenir une très, très bonne équipe, avec à sa tête l’excellente capitaine Taina Bofferding ». On lui avait fait référence à l’article du Tageblatt du 25 août, qui décrivait le groupe parlementaire comme « plutôt terne sur le plan politique » et qui, d’après des enquêtes, attribuait les « dissensions » internes à la faiblesse de leadership de Taina Bofferding. Nicolas Schmit pourrait éventuellement être « réactivé » pour la campagne électorale de 2028. Di Bartolomeo a démenti cette hypothèse : « Nicolas Schmit est l’un de mes amis de longue date et il n’y pense même pas dans ses rêves » (Photo : sb). Pf
François Bausch,
L’ancien ministre de la Défense, de la Mobilité et des Travaux publics est mis en examen dans le cadre du procès concernant l’explosion survenue en 2019 dans un dépôt de munitions de l’armée. Reporter.lu avait rapporté lundi que le parquet envisageait cette mesure. La chambre du conseil du tribunal d’arrondissement de Luxembourg l’a confirmé hier, jeudi. Deux militaires ont trouvé la mort dans l’explosion, tandis que deux autres ont été grièvement blessés. L’accusation porte sur deux chefs de « coups et blessures involontaires ». Jusqu’à présent, elle ne visait que l’ancien chef d’état-major de l’armée, Alain Duschène.
M. Bausch a fait appel de cette décision par l’intermédiaire de son avocat. En tout état de cause, la présomption d’innocence s’applique jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu. La mise en accusation d’un ancien ministre constituerait une première et représenterait un autre aspect de la possibilité, offerte depuis la révision constitutionnelle de 2023, de poursuivre pénalement des membres du gouvernement sans que le Parlement ait à intervenir dans un premier temps. Reporter.lu a écrit que M. Bausch serait principalement accusé de manquements politiques commis en tant que ministre de la Construction. Cela pourrait marquer le début d’une « justiciabilisation » de la politique au Luxembourg. pf
José Balanzategui,
Économiste et premier conseiller de direction de la CNS, il a été nommé vendredi dernier par le Conseil d’État au poste de nouveau président, avec effet au 1er novembre. Après la prise de fonction en 2018 de Christian Oberlé, ancien directeur administratif des hôpitaux Schuman, M. Balanzategui est un successeur issu des rangs de la CNS. Fort de 27 ans d’expérience dans le domaine de l’assurance maladie et de l’assurance dépendance, il dispose d’une expertise approfondie et connaît bien les représentants des syndicats et du patronat au sein du conseil d’administration de la CNS. En cette période politiquement mouvementée pour l’assurance maladie, cela a beaucoup de valeur. pf
Pas de chance
Le 18 septembre, Serge Wilmes, ministre CSV de l’Environnement, a publié un communiqué de presse dans lequel il se présentait sous son meilleur jour d’écologiste convaincu. Il dénonçait le fait que l’UE n’avait pas réussi à s’accorder sur ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 90 pour cent d’ici 2040, ni à finaliser sa contribution pour 2035 dans le cadre de l’Accord de Paris. « C’est une perte de temps et de crédibilité monumentale que je déplore profondément. […] Nous décevons nos concitoyens, nous nuisons à nos entreprises et nous perdons la confiance de nos partenaires hors de l’Union européenne. » En la matière, le Luxembourg fait figure d’exemple. Entre 2005 et 2023, le pays a réduit ses émissions de 35,7 %, contre 30,5 % pour la moyenne européenne.
Ce même jour, la ministre de l’Agriculture Martine Hansen (CSV) répondait à une question parlementaire de Gusty Graas (DP) qui lui demandait de justifier le maintien de l’autorisation de l’acétamipride, « un insecticide dont les effets néfastes sur la biodiversité, l’environnement et la santé humaine sont largement documentés », expliquait le député de Bettembourg. La ministre ne s’est pas inspirée du nouvel élan de son collègue chargé de l’Environnement, se contentant d’expliquer que « lors de la dernière mise à jour de son analyse de risque […], l’Autorité européenne de sécurité des aliments (l’EFSA, ndlr) n’a identifié aucune preuve scientifique concluante indiquant un risque pour la santé humaine ou l’environnement ». Elle suivrait donc cet avis.
L’acétamipride est un néonicotinoïde qui agit sur le système nerveux des insectes. On l’appelle le « tueur d’abeilles ». En France, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement indique que « ses effets non intentionnels sur de nombreux auxiliaires des cultures, notamment les pollinisateurs […] sont désormais clairement documentés ». Depuis 2024, l’EFSA reconnaît même la possibilité que l’acétamipride ait des effets sur le développement du cerveau des fœtus humains : « Les résultats de cette analyse révèlent d’importantes incertitudes quant au potentiel de neurotoxicité développementale de l’acétamipride, ce qui rend nécessaire l’obtention de nouvelles données afin de mieux comprendre ses mécanismes et de permettre une évaluation fiable du danger et du risque. » Serge Wilmes a été interrompu dans son élan (photo : oh). EN
Mur du souvenir
« L’innommable barbarie nazie a voulu que disparaissent à jamais, dans la souffrance et les flammes, les corps, les âmes et même le souvenir de ce qu’a été le peuple juif. » Un mur inauguré samedi en présence de la ministre de la Justice, Élisabeth Margue (CSV), recense les noms de 1 225 victimes juives du nazisme au Luxembourg (celles qui ont été identifiées). Ce monument, érigé à l’emplacement de l’ancienne synagogue (rue Notre-Dame) qui s’y dressait jusqu’en 1941, a été réalisé à l’initiative de MemoShoah, avec le soutien du gouvernement, de la Ville de Luxembourg, du Consistoire israélite de Luxembourg, et de la Fondation luxembourgeoise pour la mémoire de la Shoah. Cette dernière soutient également le Mémorial numérique de la Shoah. En collaboration avec le C2DH de l’Uni.lu, ce (remarquable) projet présente, en ligne et individuellement, les victimes locales de l’Holocauste (sur memorialshoah.lu). PSO
Langue véhiculaire
Pierre Reding, commissaire chargé de la langue luxembourgeoise, a présenté mercredi devant la commission parlementaire de la culture le plan d’action pour la langue luxembourgeoise, accompagné de mesures concrètes. L’importance de la langue pour la société en tant que moyen de communication – par exemple, la nécessité pour les couvreurs de se comprendre entre eux, tout comme les éducateurs doivent comprendre les enfants qui pleurent ou le personnel soignant dans les maisons de retraite doit comprendre ses patients – a été abordée. Parmi les points abordés figuraient notamment l’élargissement de l’offre de cours de luxembourgeois ; la poursuite de la promotion de la langue dans le cadre de l’Atlas mondial des langues de l’Unesco ; la mise à disposition des sites web des communes également en luxembourgeois ; et l’intégration d’un correcteur linguistique dans les logiciels de traitement de texte courants. Tout cela réjouira les électeurs et électrices qui craignent pour la préservation de la langue nationale, notamment en raison du projet d’alphabétisation en français. sp