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Blog du 24 janvier 2025

Marc Lies Député du CSV et bourgmestre d'Hesperange, il fera une pause au cours des deux prochains mois (photo : sb). Ses fonctions politiques seront suspendues pendant cette période ; la présidence de la…

Article paru dans Édition janvier 2025
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Marc Lies

Député du CSV et bourgmestre d’Hesperange, il fera une pause au cours des deux prochains mois (photo : sb). Ses fonctions politiques seront suspendues pendant cette période ; la présidence de la commission des affaires intérieures devra être reprise par un autre membre, tandis que l’assesseur du DP, Claude Lamberty, dirigera les affaires de la commune en son absence. On ignore toutefois quelle en est la cause exacte. Marc Lies, qui exerce un double mandat depuis 2009, n’a donné aucun détail, si ce n’est qu’il devait se remettre d’un « stress extrême ». On peut supposer que cette pause a été prescrite par un médecin. Marc Lies, maire de longue date, n’a pas non plus accédé à un poste ministériel en 2023 – peut-être aussi parce qu’il commet régulièrement des gaffes de son propre chef sur les réseaux sociaux. SP

Marianne Donven

En publiant sa lettre de démission sur les réseaux sociaux, Marianne Donven souhaite exprimer sa colère face à la politique migratoire du gouvernement. Bien qu’officiellement employée du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération depuis 2005, elle était en congé sans solde depuis dix ans, afin de se consacrer à l’aide aux réfugiés à travers l’initiative Oppent Haus et les restaurants Chiche. Dans les courriers adressés aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, elle explique qu’elle ne souhaite plus « continuer à servir une fonction publique dont les valeurs ne correspondent plus aux [siennes] ». Elle évoque une « approche inhumaine et sans pitié », en soulignant les expulsions de personnes vulnérables des structures de l’Office national de l’accueil et les délais interminables dans le traitement des demandes de regroupement familial ou de régularisation des apprentis. FC

À propos des retraites

Mercredi prochain, la commission parlementaire des affaires sociales rencontrera la ministre du CSV, Martine Deprez, lors d’une première séance sur deux, afin de préparer un débat de consultation sur les retraites prévu en mars. Le président de la commission, Marc Spautz (CSV), ne s’attend pas à ce que Mme Deprez y expose la position du gouvernement : la commission reçoit les documents de l’Inspection générale de la sécurité sociale ainsi que toutes les contributions soumises sur schwätzmat.lu. C’est précisément pour cette raison que les discussions devraient être animées lors de ces réunions. Ce sont les premières réunions depuis celle du 6 décembre 2023, à l’issue de laquelle le LSAP et Die Linke avaient reproché au gouvernement de vouloir « privatiser » le système des retraites. pf

En cas d’épidémie

L’ancienne ministre de la Santé Paulette Lenert, désormais députée du LSAP, souhaite, par le biais d’une motion parlementaire, obtenir que le gouvernement fasse élaborer une loi sur les pandémies. Et ce, de préférence en s’appuyant sur le texte qui lui avait été présenté par les fonctionnaires du ministère à la mi-septembre 2023, mais qui n’avait pas été soumis au Conseil de gouvernement : à l’approche des élections législatives, le DP et les Verts ne souhaitaient plus aborder un sujet aussi sensible. La nouvelle présidente du CSV, Martine Deprez, avait déclaré au journal *d’Land* il y a deux semaines qu’à son entrée en fonction, elle n’avait trouvé aucun « projet de loi sur les pandémies prêt à l’emploi » (d’Land, 10 janvier 2025). Lenert considère son texte comme un « point de départ ». Il décrit trois niveaux de risques de propagation en cas d’épidémie, explique-t-elle au journal *d’Land*. À chaque niveau, des mesures différentes seraient prises. La situation serait régulièrement évaluée et le Parlement en serait informé. Des représentant·e·s de la société civile seraient également nommés au sein d’une commission consultative, comme l’a recommandé l’OCDE en 2022 dans son rapport sur la Covid-19 au Luxembourg. Interrogée à ce sujet, Martine Deprez a fait savoir que l’avant-projet de Lenert n’était « qu’une première ébauche, qui n’avait pas été discutée avec les acteurs concernés ni examinée au sein du Conseil de gouvernement ». Le gouvernement CSV-DP élaborera une loi sur la santé publique. Les mesures à prendre en cas d’épidémie en feraient partie. L’expérience montre toutefois qu’une telle loi ne se fait pas du jour au lendemain : Mars Di Bartolomeo (LSAP) l’avait déjà promise lorsqu’il est devenu ministre il y a 20 ans. La base juridique alternative en cas d’épidémie est cette loi du XIXe siècle à laquelle le gouvernement DP-LSAP-Verts a brièvement fait référence en mars 2020, avant de préférer proclamer l’état d’urgence pendant trois mois : Elle confère au Directeur de la Santé des pouvoirs très étendus et s’inscrit mal dans la gestion de crise au sein d’une société libre. C’est aussi pour cette raison que, en mars 2023, le groupe parlementaire du CSV a réclamé une loi sur les pandémies. Le Parlement a approuvé à l’unanimité la motion de l’ancien député Claude Wiseler. pf

Arrêtons de polluer

Sous le gouvernement Frieden-Bettel (CSV/DP), le principe de précaution s’appliquerait-il davantage aux affaires qu’à l’environnement ? Interrogé sur la gestion politique de la contamination des eaux luxembourgeoises par des polluants éternels, TFA (acide trifluoroacétique), issus de l’utilisation de pesticides dans l’agriculture ou de produits chimiques dans l’industrie, le ministre de l’Environnement Serge Wilmes (CSV) a assuré cette semaine à la députée et ancienne ministre écologiste, Joëlle Welfring, que « des propositions seront soumises au printemps 2025 aux ministres concernés ». Un comité interministériel a été mis en place en octobre à la suite des révélations du Pesticide Action Network Europe puis du Mouvement écologique, concernant des quantités inquiétantes de PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans les eaux souterraines, de surface, mais aussi dans l’eau potable luxembourgeoises. « Le gouvernement se prononcera à la suite des recommandations du groupe de travail interministériel en veillant à prendre en compte l’analyse des sources potentielles de pollution ainsi que l’ensemble des enjeux économiques, environnementaux et sociétaux », tempère Serge Wilmes (photo : sb).pso

Mémorial

Dans un courrier diffusé cette semaine, le comité du génocide de Srebrenica au Luxembourg demande à la bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer (DP), d’ériger un monument en hommage aux 8 000 victimes du génocide commis par la milice serbe en juillet 1995 en Bosnie-Herzégovine. « Ce monument ne serait pas seulement un hommage aux victimes, mais également un symbole de l’engagement indéfectible du Luxembourg envers les droits de l’Homme, la paix et la justice », écrit le président de l’association, Adnan Halilovic, à quelques jours des commémorations du 80e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le plus tragique des symboles de la Shoah. PSO