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Blog 6 min de lecture

Blog du 22 novembre 2024

« Just em d’Caritas » « La commission spéciale n’aurait pas pour objectif d’identifier les coupables, mais de contribuer à pérenniser les œuvres du secteur social. La commission pourrait aider à trouver les meilleurs…

Article paru dans Édition novembre 2024
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« Just em d’Caritas »

« La commission spéciale n’aurait pas pour objectif d’identifier les coupables, mais de contribuer à pérenniser les œuvres du secteur social. La commission pourrait aider à trouver les meilleurs moyens possibles pour que le gouvernement puisse éventuellement mieux contrôler les dépenses du secteur social, notamment les dépenses publiques. » C’est ainsi que la Chambre a résumé sur son site Internet les objectifs politiques de la commission parlementaire spéciale chargée de l’affaire Caritas, tels qu’ils avaient été formulés mercredi par sa présidente, Stéphanie Weydert (CSV), lors de la deuxième réunion de cette instance. Dans le contexte du détournement de 74 000 euros au sein de l’ONG OGBL Solidarité Syndicale, Mme Weydert a affirmé jeudi sur Radio 100,7 que « le secteur des associations ou des ONG est peut-être un peu plus sensible à ce genre de choses ». Et qu’on pourrait peut-être aussi « en tirer des conclusions », bien que la commission spéciale de Caritas, siégeant à huis clos, ne porte en réalité que « sur Caritas ». De sorte qu’on ne sait plus très bien quel est l’objet réel de cette commission. Le LSAP avait demandé sa création en septembre afin de mieux comprendre l’implication du gouvernement CSV-DP dans la prise de décision au niveau politique. La Gauche souhaitait également déterminer si le Premier ministre du CSV, Luc Frieden, avait joué un rôle actif dans la création de la nouvelle association « Hëllef um Terrain », et si oui, lequel. Les objectifs de la majorité et de l’opposition concernant la commission spéciale sur Caritas semblent donc diverger fondamentalement (photo : pf). ll

Même dans le secteur public

Pour la première fois, la ministre de la Fonction publique, Serge Wilmes (CSV), s’est exprimée sur les retraites dans le secteur public. Celles-ci seraient si étroitement liées au régime de retraite du secteur privé « que toute discussion sur d’éventuels changements dans le régime général aurait des répercussions sur les régimes spéciaux, y compris celui des agents publics ». La réponse à une question parlementaire posée par le groupe LSAP n’est pas surprenante en soi. Elle contredit toutefois définitivement l’affirmation du président du groupe CSV, Marc Spautz, selon laquelle une réforme des retraites se limiterait au secteur privé. pf


Travailler plus longtemps

Dans son avis sur le projet de budget 2025, la Chambre des métiers a évoqué « l’allongement de la durée de la vie active » comme piste de réforme des retraites. Martine Deprez, ministre des Affaires sociales du CSV, avait exclu cette possibilité en janvier devant le Land : « Ceux qui ont été au service de la société pendant 40 ans méritent, je pense, de pouvoir prendre leur retraite. » pf

Vérification des faits

« Monsieur Keup, pensez-vous que la Terre est plate ? », a demandé cette semaine le journaliste de RTL François Aulner au député de l’ADR Fred Keup lors d’un face-à-face. « C’est aussi une opinion que l’on peut avoir », a répondu Keup, avant d’ajouter d’une voix un peu moins forte : « Même si elle est manifestement fausse. » S’ensuivit un affrontement idéologique d’une demi-heure entre le populiste de droite et le troubadour Serge Tonnar, membre de déi Lénk, au cours duquel les deux hommes n’ont pas réussi à s’accorder sur ce qui relevait du fait et de ce qui relevait de la simple opinion – une discussion qui illustre l’appauvrissement effrayant de la culture du débat et qui, au final, n’a abouti à rien. Fred Keup a tenu des propos erronés sur les énergies renouvelables et a relativisé la symbolique nazie. Sa déclaration selon laquelle il est extrêmement important de maintenir un discours politique exempt d’insultes était intéressante. Il a toutefois oublié qu’il y a près de deux ans, il avait crié « Topert » à l’ancien ministre de l’Économie du LSAP, Franz Fayot, au Parlement, après que celui-ci eut qualifié l’ADR d’« extrême droite ». sp

À propos des déficits

Romain Bausch, président du Conseil national des finances publiques (CNFP), trouve « un peu étonnant » que le ministre des Finances du CSV, Gilles Roth, estime le déficit de l’État central à 1,4 milliard d’euros pour cette année, soit un montant aussi élevé que celui prévu pour 2023. Alors qu’à la fin du mois de septembre 2023, les dépenses dépassaient les recettes de 706 millions d’euros, ce sont au contraire les recettes qui, en septembre de cette année, dépassaient les dépenses de 471 millions d’euros – soit une différence de 1,17 milliard d’euros. Aux yeux du CNFP, cela est « prudent » et « pas mal ». En effet, le coût du plan de décharge de 2025, avec ses 16 mesures, estimé à 421 millions, est peut-être sous-évalué, et le gouvernement présente, dans le projet de budget 2025, la conjoncture économique de manière « beaucoup plus positive » qu’en mars. Or, « beaucoup de choses pourraient se passer, tant sur le plan géopolitique que macroéconomique ». Les droits de douane de Donald Trump, par exemple, dont les effets « sur notre économie ouverte » sont difficiles à évaluer. Ce que le CNFP ne dit pas : si l’opposition appelle à l’austérité lors des débats budgétaires dans trois semaines, c’est elle qui se rendra impopulaire, et non Gilles Roth (photo : oh). pf

Achats

Le conseil des assesseurs de la commune de Contern a rejeté cette semaine comme non fondées les accusations de harcèlement moral portées contre lui depuis septembre par deux collaborateurs. Pour étayer leurs dires, la maire du CSV, Marion Zovilé-Braquet, ainsi que les assesseurs Stéphanie Ansay (LSAP) et Jim Schmitz (CSV) une enquête non publiée qu’ils ont commandée à l’ancien directeur de PWC et associé chez EY, Pierre Mangers, qui s’est mis à son compte il y a quelques années en tant que consultant en gestion d’entreprise. Le cabinet d’avocats Kleyr Grasso a procédé à une expertise juridique du rapport du consultant et a conclu que les accusations de harcèlement moral n’étaient pas fondées. L’OGBL a vivement remis en cause cette forme de « juridiction » jeudi dans un communiqué. Étant donné que le Conseil des assesseurs a lui-même commandé et financé l’enquête menée par une société commerciale, celle-ci n’est ni indépendante ni crédible. Le syndicat exige que les accusations soient examinées par une commission véritablement indépendante, placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur. ll

couverture des coûts

À compter du 1er janvier 2025, le prix de l’abonnement et celui en kiosque du Land augmenteront. La tendance inflationniste observée ces derniers temps contraint l’éditeur à procéder à cet ajustement afin de pouvoir continuer à couvrir ses coûts. Un abonnement annuel coûtera désormais 220 euros, et le numéro en kiosque 6,50 euros. Les tarifs des abonnements étudiants restent inchangés. Le journal *Land* est actuellement financé pour un tiers par les ventes d’abonnements et en kiosque, pour un tiers par les annonces et les avis, et pour un tiers par l’aide publique à la presse. L’indépendance éditoriale est inconcevable pour tout média sans indépendance économique. pf

Rectification

Contrairement à ce qu’indique l’article du Land du 15 novembre, le mandat du conseiller d’État Lucien Lux ne prendra pas fin en janvier 2026, mais en janvier 2029. Il quittera toutefois ses fonctions dès le 13 septembre 2028, lorsqu’il aura atteint l’âge limite de 72 ans.