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Blog du 2 janvier 2026

Poirier adore Bardot Après une publication Facebook très bonapartiste dans laquelle il contestait toute légitimité aux juges pour condamner l’ancien président français Nicolas Sarkozy (lire d’Land du 24 octobre…

Article paru dans Édition janvier 2026
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Poirier adore Bardot

Après une publication Facebook très bonapartiste dans laquelle il contestait toute légitimité aux juges pour condamner l’ancien président français Nicolas Sarkozy (lire d’Land du 24 octobre dernier), le politologue Philippe Poirier (photo : sb), maître de conférences à l’Uni.lu et titulaire de la chaire de recherche en études parlementaires (financée par la Chambre des députés), a de nouveau publié mardi dernier un message très engagé à l’occasion du décès de Brigitte Bardot. En associant l’actrice, condamnée à cinq reprises pour propos racistes ou xénophobes, à Alain Delon, autre personnalité qui n’a pas caché sa proximité avec l’extrême droite, afin de glorifier une France d’antan, il utilise un champ lexical et des références tirés tout droit du répertoire nationaliste : glorification du corps (blanc) en recourant aux mythologies antiques et aux sculpteurs de la Renaissance (« esthétique digne des statues grecques et romaines, de celles de Michel-Ange ou de Raphaël »), incarnation héroïque de la nation (« une présence au monde, une intensité vitale, une liberté indomptée », « ils ont incarné l’impertinence, la liberté, la force et cette intelligence, celle qui n’est accordée qu’à quelques-uns ») et, pour finir, le mythe de l’âge d’or perdu, opposé à la décadence actuelle, avec un appel à la régénération (« L’âge d’or ne revient pas par miracle : il renaît lorsque nous le décidons »).

Interrogé par le Land, l’historien Vincent Artuso estime qu’avec ce message, Poirier « célèbre, à tout le moins, la France de De Gaulle et des guerres coloniales, celle d’avant le regroupement familial ». Il souligne l’expression d’un souverainisme très actuel, qui réclame une alliance des droites capable de guérir la France de ses maux, « quitte à s’allier avec les fascistes. » S’il refuse de voir dans cette publication un manifeste extrémiste, Artuso y voit « l’expression d’une droite traditionnelle, bourgeoise et éduquée qui glisse vers l’extrême droite sans s’en rendre compte et qui, très probablement, s’en défendrait même. » Un aveuglement et une surestimation de soi portés par « un racisme raisonnable, respectable et légitimé culturellement. » en

Sortir de la zone grise

Deux barèmes médicaux devraient être mis en place pour les traitements de médecine environnementale : l’un à 439 euros au niveau actuel de l’indice, l’autre à 184 euros. Le règlement grand-ducal, dont le projet est actuellement en cours d’examen, permettrait de sortir en partie la médecine environnementale de la zone d’ombre, un quart de siècle après que Carlo Wagner, alors ministre de la Santé du DP, en eut lancé l’initiative. Vingt-cinq médecins ont participé aux formations continues certifiées proposées en 2001 et 2002 à l’initiative de M. Wagner. Cette discipline certifiée n’était toutefois pas officiellement reconnue. Elle ne l’est toujours pas aujourd’hui, car il n’existe pas de définition uniforme de celle-ci au sein de l’UE. Comme il fallait permettre aux 25 personnes formées d’exercer leur métier, les responsables politiques, le CNS et le Collège médical ont fermé les yeux sur le fait que les médecins spécialisés en médecine environnementale facturaient leurs prestations à titre privé ; les patients ont donné leur accord à cet effet.

Les nouveaux tarifs sont aussi élevés car les consultations en médecine environnementale peuvent durer plusieurs heures. Le tarif le plus élevé est prévu pour la consultation « initiale », le plus bas pour un « suivi ». Toutefois, ils doivent être réservés au Service national du Südklinikum CHEM. C’est en 2019 que l’ancien ministre de la Santé du LSAP, Etienne Schneider, avait décidé de le mettre en place, car le service national avait été intégré à la planification hospitalière en 2018. De ce fait, malgré ses difficultés financières, la CNS n’a d’autre choix que de prendre en charge la médecine environnementale. À l’étranger, cette discipline relève de la médecine privée. Le gouvernement prévoit une dépense supplémentaire de 167 723 euros pour la CNS cette année, sans toutefois préciser comment ce montant a été calculé. Reste à voir si, parmi les 25 médecins spécialisés en médecine environnementale certifiés sous Carlo Wagner, il y en a encore qui exercent et qui font valoir leur droit à ce tarif. Si le gouvernement voulait rester fidèle à ses annonces, il devrait également maintenir l’offre « baussent de Spideeler » dans le domaine de la médecine environnementale. Ce qui aurait bien sûr un coût (photo : sb). pf

Le stress lié à l’IA

Le Fonds monétaire international (FMI) conseille au Luxembourg d’intégrer dans ses modélisations sur l’évolution de l’emploi des « tests de résistance » tenant compte des répercussions possibles de l’intelligence artificielle. Cela permettrait d’améliorer les projections à long terme concernant le système de retraite, indique le FMI dans un rapport consacré aux retraites luxembourgeoises. Il estime que cela est d’autant plus nécessaire qu’une croissance de l’emploi plus faible qu’auparavant pourrait bien constituer la « nouvelle norme ». Certes, le Luxembourg pourrait tirer parti des gains de productivité liés à l’IA grâce à la structure de son économie. Mais les répercussions sur l’emploi seraient probablement « inégales » d’un secteur à l’autre. Le FMI a mené ses recherches début juillet. L’IGSS a publié le rapport sur son site Internet peu avant Noël. pf

lait de Chine

Fin décembre 2023, la Chine a imposé des droits de douane punitifs pouvant atteindre 43 % sur les produits laitiers de l’UE, en représailles aux droits de douane appliqués par l’UE sur les voitures électriques chinoises. Luxlait n’exporte pas vers la Chine et n’est donc pas directement concernée, mais en va-t-il de même pour les fournisseurs d’Arla ? Interrogé à ce sujet, Alain Schaack, membre du comité de direction local d’Arla, répond par la négative. Arla se serait entre-temps retirée du marché chinois. De son côté, le président de la Bauernzentrale, Christian Wester, déplore : « La pression sur les prix va s’accentuer à l’échelle européenne, car d’autres grandes laiteries ne peuvent plus exporter vers la Chine.» Selon Agrarheute, ce sont principalement Friesland-Campina (Pays-Bas et Belgique), Elvir (France) et Sterilgarda (Italie) qui exportent vers la Chine. La Commission européenne a fait savoir par l’intermédiaire de son porte-parole qu’il s’agissait d’une « très mauvaise évolution » dans les relations avec la Chine. sm

Éditions d’Letzeburger Land

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