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Stollen, bûche et panettone

C'est pendant la période de l'Avent qu'ils font leur apparition : les gâteaux de Noël. Aux côtés des stollen de Noël et de la bûche, le panettone, véritable emblème national italien, occupe une place de plus en plus…

Article paru dans Édition décembre 2023
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C’est pendant la période de l’Avent qu’ils font leur apparition : les gâteaux de Noël. Aux côtés des stollen de Noël et de la bûche, le panettone, véritable emblème national italien, occupe une place de plus en plus importante. Ce gâteau de Noël a été inventé à Milan, métropole du nord de l’Italie. C’est dans des écrits lombards de la fin du XVIe siècle qu’on trouve la première mention de la préparation de grands pains sucrés, les « panoni ». En 2003, la Chambre de commerce de Milan a officialisé la liste des ingrédients du panettone artigianale : outre la farine, le sucre, les œufs et le beurre, le levain doux est un ingrédient incontournable. À la Casa Giuditta, dans la rue de Strasbourg, la version aux pistaches et aux raisins secs est déjà en rupture de stock. « Cela fait neuf ans que nous vendons du panettone dans le quartier de la gare ; au début, cette pâtisserie n’était pas très connue au Luxembourg, mais aujourd’hui, les ventes augmentent chaque année », explique-t-on à la boulangerie. Le gâteau de la Casa Giuditta se conserve trois semaines au maximum, car il est préparé frais ; contrairement à celui fabriqué industriellement, il est donc plus moelleux. Aujourd’hui, ce gâteau de Noël milanais est apprécié dans le monde entier. La demande est en hausse, notamment en Chine.

Le stollen est connu depuis longtemps sous nos latitudes. En tant que pâtisserie de Noël, il est mentionné pour la première fois dans un document de l’évêque de Naumburg (Saxe-Anhalt). Il s’agissait à l’origine de longs pains blancs cuits sans beurre. Tout comme le panettone, il possède une appellation d’origine protégée : les appellations « Dresdner Christstollen » et « Dresdner Weihnachtsstollen » sont protégées. Au XVIIe siècle, les boulangers de Dresde ont même réussi, pendant un certain temps, à s’assurer le monopole du stollen. Alors que le « Urstollen » ne contient pas de beurre, le stollen de Dresde est quant à lui préparé exclusivement avec du beurre.

La bûche contient encore plus de beurre. En effet, dans sa version classique, elle se caractérise par sa crème au beurre, comme l’explique Jean-François Schäfer, maître pâtissier-boulanger d’Esch, dans la revue. La bûche est rarement préparée en Allemagne, pays du stollen, car elle est principalement répandue dans les pays francophones tels que la Belgique, la Suisse, l’est du Canada et le Luxembourg, ainsi que dans certaines anciennes colonies françaises comme le Liban, la Syrie et le Vietnam. Ce gâteau de Noël riche en beurre remonte probablement à la coutume consistant à brûler une grosse bûche dans la cheminée le soir de Noël. Avant d’être allumée, la bûche aurait été bénie à l’aide d’une branche de buis ou de laurier, ce qui était censé garantir une bonne récolte pour l’année suivante.

Nous n’avons pas trouvé d’amateurs de panettone parmi les responsables politiques contactés. Pour le député du CSV Alex Donnersbach, ce gâteau arrive tout en bas de son classement des gâteaux de Noël. Le stollen occupe la première place chez lui, tout comme chez Sven Clement, du Parti pirate. « Je garde un bon souvenir de l’époque où je préparais du stollen avec ma grand-mère et ma mère », explique Clement. La bûche de Noël lui semble toutefois trop « calorique ». La députée Joëlle Welfring (déi Gréng) n’apprécie aucun de ces trois gâteaux de Noël, elle préfère les « pâtisseries plus simples ». Le député Mars Di Bartolomeo (LSAP) se qualifie lui-même de « Kichekueder ». Sa spécialité de Noël, ce sont les gaufres, préparées selon une recette de sa mère. Martine Hansen (CSV) a confié la semaine dernière à Télécran qu’elle ne préparait pas de biscuits de Noël. Mais on peut lui en apporter, car elle « les apprécie beaucoup ». De son côté, le Premier ministre luc-friso-américain Luc Frieden se réjouit, selon Télécran, de « l’ambiance énergique qui se dégage de la musique de Noël anglaise ».