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Les Swifties au Parlement

Les albums de Peppa Pig occupent la première place du classement Spotify du pirate Sven Clement. Pour la députée du DP Carole Hartmann, c'est « Aramsamsam » d'Helene Fischer. Tous deux expliquent que « les petits » leur…

Article paru dans Édition janvier 2025
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Les albums de Peppa Pig occupent la première place du classement Spotify du pirate Sven Clement. Pour la députée du DP Carole Hartmann, c’est « Aramsamsam » d’Helene Fischer. Tous deux expliquent que « les petits » leur font part de leurs envies musicales. Sinon, chez Clement, c’est plutôt classique : Peppa Pig est suivi de Georges Bizet. Seul Jeff Boonen, nouveau venu du CSV à la Chambre, opte pour le classique : chez lui, Tchaïkovski occupe la première place. Chez Boonen, le compositeur russe est toutefois en contraste marqué avec le groupe de rock allemand The Scorpions. Chez Claire Delcourt, nouvelle venue au LSAP, on retrouve parmi les groupes les plus écoutés des noms connus : Imagine Dragons et Coldplay. Chez la présidente du groupe parlementaire de son parti, Taina Bofferding, c’est « Everything Now » d’Arcade Fire qui passe en boucle en ce moment. Tout comme une compilation new wave de Spotify, sur laquelle Joy Division ne manque pas à l’appel.

Luc Emering, député du DP, mène une vie sans Spotify. Quant au pirate Marc Goergen, Céline Dion occupe la première place de son classement des artistes préférés. Au total, il a écouté 1 120 minutes de chansons de la chanteuse canadienne en 2023. Son engouement pour Céline Dion est-il lié à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été qui s’est tenue en juillet à Paris ? Devant la Tour Eiffel, elle a interprété la chanson « Hymne à l’amour » d’Édith Piaf. Il s’agissait de la première apparition publique de Céline Dion depuis 2020, elle qui avait été diagnostiquée en 2022 avec le syndrome de la personne raide. Marc Goergen nie écouter Céline Dion « en fait depuis toujours ».

Après le Nouvel An, le président du Parti vert, François Benoy, a publié sur Instagram son top 5 Spotify – Taylor Swift occupe la cinquième place. Il se décrit comme « un petit Swiftie, mais pas un fan inconditionnel ». Il se réjouit qu’elle se soit exprimée en faveur du féminisme, de la démocratie et de la tolérance pendant la campagne électorale américaine. La plus grande « Swiftie » est sa collègue verte Djuna Bernard ; chez elle, la chanteuse pop américaine, dont la fortune s’élève à 1,6 milliard de dollars, occupe la première place du classement Spotify. Selon la députée verte, elle compose « des chansons empreintes d’émotions fortes pour toutes les situations de la vie ». Elle est désormais devenue un modèle pour sa génération, car elle incarne une image émancipée de la femme. Une autre « Swiftie » a pu être identifiée à la Chambre : la députée du CSV Stéphanie Weydert aime chanter en chœur quand on entend Taylor Swift. « Son répertoire va des ballades aux morceaux entraînants », souligne la maire de Rosport-Mompach. De plus, ses paroles recèlent des « histoires profondément vertes ».

La musique joue également un rôle lors des meetings électoraux, comme l’a récemment illustré la danse du « YMCA » de Donald Trump, qu’il a tenté de transformer en phénomène culte parmi ses partisans. Lors d’un congrès du CSV en juillet 2023, on a entendu résonner « Ch-ch-ch-ch-changes, turn and face the strange » lorsque le candidat tête de liste Luc Frieden est monté sur scène. C’est l’agence de communication allemande Guru qui avait choisi cette chanson de David Bowie. Neuf mois plus tard, Frieden est applaudi lors d’un congrès du CSV tandis que résonne « Viva la Vida » de Coldplay : « Now the old king is dead, long live the king ». Pendant ce temps, Jean-Claude Juncker était assis au premier rang et levait les yeux vers Frieden sur scène. Déi Lénk, quant à elle, s’est appuyée pendant la campagne électorale sur son musicien attitré, Serge Tonnar. Le parti a fait campagne avec le clip « Mat Lénks », dans lequel les candidats aux élections nationales chantent : « Lauschter d’Stëmm, du hues näischt ze verléieren. » À la fin de ses congrès, le LSAP entonne quant à lui « L’Internationale ».