La description la plus évidente de l’œuvre de James Gray est celle d’un cinéma de gangsters, de policiers, de quartiers d’immigrés et des banlieues new-yorkaises. Or, *Paper Tiger*, qui revient à Brighton Beach après des années d’expansion géographique et de diversification des genres, semble confirmer cette interprétation. Encore la mafia russe, encore des frères, encore le crime organisé. Comme si Gray n’avait fait que retrouver ce milieu qui a marqué son cinéma depuis *Little Odessa*. Or, c’est précisément ce prétendu retour qui met en évidence à quel point le crime n’a toujours été, dans son œuvre, qu’une apparence. Ce n’est …
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