Au début, ce ne sont que des fragments. Une photographie cousue comme un morceau de tissu. Un hôtel familial repris par la grande histoire. Un saxophone qui se dissout dans un halo de lumière. Une silhouette rassurante d’une grand-mère omniprésente. Il faut un certain temps avant de comprendre que ces images n’évoquent pas seulement le passé. Elles parlent de ce qui manque au passé : des récits restés en marge, des présences effacées, des mémoires conservées dans des albums privés plutôt que dans les livres d’histoire. Elles semblent poser une question simple, presque intime : que devient une histoire lorsqu’elle …
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