Max Hengel,
Le député-maire de Wormeldingen est décédé samedi à l’âge de 47 ans des suites d’un cancer. Diplômé en sciences politiques, il avait adhéré au CSV en 1998 ; il a longtemps été collaborateur du groupe parlementaire, puis secrétaire adjoint du groupe et coordinateur politique. En 2011, il a été élu au conseil communal de Wormeldange ; son père avait déjà été assesseur dans cette commune à scrutin majoritaire. Max Hengel est devenu maire pour la première fois en 2017, mais a cédé son poste à Mathis Ast en 2020 dans le cadre d’un partage des fonctions et est devenu assesseur. En 2023, il est redevenu maire. Il s’est présenté pour la première fois aux élections à la Chambre en 2018 ; en 2022, il a succédé à Françoise Hetto au Parlement. En octobre, il a été élu directement à la Chambre, derrière Léon Gloden. De 2018 à 2021, M. Hengel a également été membre du conseil d’administration de la Fondation Hôpitaux Robert Schuman. Il a toujours fait preuve d’une grande franchise concernant sa maladie. C’est Ricardo Marques, conseiller communal d’Echternach, qui le remplacera au Parlement. ll
Christophe Hansen,
Le député européen du CSV a été officiellement désigné hier par le Premier ministre du CSV, Luc Frieden, comme seul candidat luxembourgeois au poste de nouveau commissaire européen. Comme l’a indiqué M. Frieden sur X, il a soumis cette proposition à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen (PPE), au cours d’une « excellente discussion ». À l’origine, la Commission avait exigé des propositions paritaires, c’est-à-dire un candidat et une candidate. Certains États membres ne se sont toutefois pas conformés à cette exigence. L’ancien commissaire luxembourgeois Nicolas Schmit (LSAP) espérait encore obtenir un second mandat à un poste de haut niveau. Les prochaines semaines nous diront si ses espoirs sont désormais anéantis ou si les sociaux-démocrates interviendront en sa faveur auprès de Mme von der Leyen. ll
Léo Liégeois,
Diplômé de l’université de Leyde, il effectue depuis cette semaine et jusqu’à la mi-octobre un stage au sein de la rédaction régionale. Ce Luxembourgeois de 23 ans est titulaire d’une licence en études internationales. pf
signe de dissolution
La démission du député et conseiller municipal de Vichten, Ben Polidori, neuf mois seulement après les élections législatives, a plongé le Parti pirate dans une crise profonde. Après que les deux autres députés, Sven Clement et Marc Goergen, se sont livrés ces dernières semaines à une guerre de mots publique, notamment au sujet de l’affaire dite « Malt », le parti semble désormais en voie de dissolution. Ce week-end, Steve Curfs, conseiller municipal à Monnerich, et Vincenzo Turcarelli, conseiller municipal à Käerjeng, ont également annoncé leur départ du parti. Tous deux ont déclaré ne plus être d’accord avec la direction du parti et souhaitent exercer leur mandat respectif en tant qu’indépendants. Clement a déclaré cette semaine que d’autres conseillers communaux envisageaient « plus ou moins ouvertement » de quitter le parti. Le porte-parole du parti, Starsky Flor, avait annoncé il y a seulement 14 jours son intention de réviser les statuts des Pirates afin de répartir les responsabilités entre plusieurs personnes à l’avenir. Lors des élections municipales de juin 2023, les Pirates avaient réussi à faire passer le nombre de leurs mandats dans les communes à scrutin proportionnel de trois à 13, pour un total de 19 mandats. Ils n’en comptent désormais plus que 16. ll
C’est un poste vacant !
Les habitants du Luxembourg préfèrent passer leurs vacances en Europe : 92 % de tous les voyageurs d’agrément y sont restés l’année dernière, comme le constate le Statec. Et ils tiennent à ce que ce soit confortable : en moyenne, 170 euros ont été dépensés par nuit. Si l’on considère la fréquence à laquelle les personnes interrogées ont dormi hors de chez elles – 36 nuits au total –, on pourrait supposer que ces voyageurs sont des retraités. Autrement dit, des personnes disposant de temps et d’argent. Le Statec infirme toutefois cette hypothèse : l’âge n’aurait pas d’influence particulière sur le nombre de nuitées, contrairement au revenu : les grands voyageurs sont des personnes à hauts revenus. Deux groupes voyagent rarement, voire jamais : les plus de 75 ans et les personnes à faibles revenus. Pas moins de 17 % des habitants n’ont pas franchi les frontières nationales l’année dernière pour leurs vacances. Ce que recherchent principalement les voyageurs, c’est le repos ; seuls environ 2 % se rendent à l’étranger à des fins de formation continue. 14 % de tous les séjours à l’étranger sont liés au travail, tandis que 86 % sont des voyages d’agrément. L’importance économique du tourisme a considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies ; les voyages à l’étranger représentent plus de 30 % du commerce mondial dans le secteur des services. Avec une moyenne de 5,5 voyages par habitant, les Luxembourgeois y ont contribué à hauteur de plus de trois milliards d’euros en 2023 (photo : archives Patrick Galbats). sm
Le drame va-t-il se poursuivre ?
Comme paperjam.lu l’a annoncé en premier lundi, le tribunal administratif a invalidé, il y a trois semaines, l’agrément de la CMCM en tant que caisse de mutualité. Il a donné suite au recours formé par trois assureurs privés. Il est difficile d’évaluer les conséquences de ce jugement. Au fond, le problème semble résider dans le fait que les statuts de la Caisse médico ne précisaient pas clairement que les prestations dépendent des cotisations des membres et peuvent donc varier d’une année à l’autre. Cependant, alors que la procédure était en cours, la CMCM a modifié ses statuts, comme l’a indiqué mardi son président, Gilbert Goergen, sur RTL Radio. Il se pourrait donc que ce jugement n’ait finalement aucune conséquence, que la CMCM obtienne une nouvelle agrémentation du ministère des Affaires sociales sur la base des statuts modifiés et qu’il n’y ait pas de nouveau rebondissement dans le feuilleton de la Caisse médico, qui a éclaté au printemps. Mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples. En effet, depuis 2015 (sous la direction de son nouveau directeur de l’époque, Fabio Secci), la CMCM fait ouvertement concurrence aux assureurs privés. Leur recours visait également à freiner la CMCM. Il n’est pas certain que les statuts modifiés et une nouvelle agrémentation permettront de ramener le calme. La ministre des Affaires sociales, Martine Deprez (CSV), s’est contentée d’indiquer cette semaine que le jugement allait être « analysé ». pf
Même pas peur
Début août, la CSSF a prononcé deux sanctions à l’encontre de sociétés appartenant aux magnats français et belge Vincent Bolloré et Hubert Fabri, qui exploitent des plantations en Afrique et en Asie. Socfinaf et Socfinasia, deux filiales de Socfin, se voient infliger une amende de 10 000 euros pour ne pas avoir respecté les obligations de transparence imposées aux émetteurs de titres cotés, en l’occurrence à la Bourse de Luxembourg (où la multinationale a son siège). L’année dernière, l’autorité de régulation avait demandé aux deux sociétés de présenter des indicateurs alternatifs de performance dans leur rapport annuel. Ces « IAP », utilisés dans le monde des affaires ou dans la presse (comme l’EBITDA ou le résultat d’exploitation), complètent les normes comptables. Ils permettraient (selon les souhaits de l’ESMA) d’harmoniser le langage des investisseurs. Mais les filiales de Socfin, groupe régulièrement critiqué pour les violations des droits de l’Homme sur ou autour de ses sites d’exploitation (et qui a engagé des procédures de « bâillon » contre des ONG luxembourgeoises), ont fait la sourde oreille et n’ont pas inclus ces données dans leur rapport 2023. Elles se sont fait taper sur les doigts. PSO