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Sociétal 16 min de lecture

Un choix irréfléchi

Pourquoi l'alphabétisation en français ne répond pas aux défis en matière de politique linguistique et de sociologie de l'éducation

Article paru dans Édition janvier 2026
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Le 3 décembre 2025, le Parlement a adopté à une large majorité le projet « Alpha – Zesumme wuessen », mettant ainsi provisoirement un terme au débat qui durait depuis un demi-siècle sur la mise en place de deux filières parallèles d’alphabétisation. Partout dans le pays, tous les élèves auront la possibilité d’apprendre, au choix, à lire, à écrire et à compter en allemand ou en français. Les groupes allemand et français resteront toutefois réunis dans une même classe, où le luxembourgeois sera la langue commune pour toutes les autres matières.

Le projet Alpha vise à rendre le système éducatif plus équitable en tenant compte de la réalité linguistique du pays : deux élèves sur trois ne parlent désormais ni le luxembourgeois ni l’allemand à la maison. Ce constat a été illustré par le débat lui-même, au cours duquel quatre des sept principaux intervenants sont issus de foyers où l’on ne parlait pas le luxembourgeois. Barbara Agostino (DP) et Ricardo Marques (CSV) ont souligné les difficultés qu’ils avaient rencontrées lors de leur apprentissage de l’allemand. David Wagner (Déi Lénk) a évoqué à ce sujet une « alphabétisation forcée en allemand ». La discussion s’est concentrée sur la mise en œuvre de la réforme, notamment en ce qui concerne les ressources nécessaires (personnel, salles de classe), ainsi que sur la crainte que celle-ci ne se fasse au détriment du soutien scolaire et de l’inclusion. En effet, la question se pose de savoir d’où proviendront les 150 enseignants qui devront être recrutés sur une période de six ans. De plus, on peut se demander si le modèle de calcul, qui table sur une forte baisse du nombre de redoublants sur la base des expériences désormais acquises par les quatre écoles pilotes, est réaliste. Ce calcul semble très optimiste dans son approche et invraisemblable dans le détail, comme le souligne notamment la Chambre de commerce dans son avis.

En s’abstenant, les Pirates ont tenté de se faire le porte-parole d’un corps enseignant travaillant déjà « à la limite de ses capacités », tandis que l’ADR, seul parti à avoir voté contre le projet de loi, a reproché au gouvernement de menacer l’identité luxembourgeoise et de vouloir poursuivre la « francophonisation » de la société. En avril 2017 encore, le ministre de l’Éducation Claude Meisch (DP) avait nié, dans un communiqué du 4 mars 2017 toujours accessible sur le site web du gouvernement, vouloir introduire l’alphabétisation en français, ce que Fred Keup (ADR) n’a pas manqué de rappeler avec délectation dans son discours ; on peut craindre que les problèmes de mise en œuvre prévisibles de la réforme ne constituent, dans les années à venir, un point de cristallisation pour la politique identitaire de tous les populistes. Les opposants à l’alphabétisation en français et les défenseurs du statu quo trouvent un large écho non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias traditionnels tels que le Luxemburger Wort. Dans ces derniers, la loi a été qualifiée de « bombe atomique » pour le système éducatif et de « tournant décisif qui ébranlera le système éducatif luxembourgeois ». Selon le Politmonitor publié parallèlement au débat, 54 % de l’électorat interrogé estime que le projet pilote d’alphabétisation facultative en français met en péril le système scolaire. Cette inquiétude est particulièrement forte parmi les électeurs fidèles de l’ADR et du CSV (respectivement 81 % et 54 %) et particulièrement faible parmi ceux des Verts (32 %). Même parmi les Luxembourgeois·e·s issu·e·s de l’immigration, seul un tiers (32 %) estime que le système scolaire est menacé.

Personne ne peut nier que cette loi marque un tournant décisif pour l’avenir du système éducatif et, au-delà, pour le développement futur de l’ensemble de la collectivité. Il est toutefois réducteur de diaboliser le ministre de l’Éducation, qui aurait soi-disant manœuvré de manière machiavélique pour déjouer à la fois son partenaire de coalition et tous les acteurs concernés – y compris les syndicats d’enseignants. Ce projet bénéficie du soutien de la quasi-totalité du Parlement, de la société civile ainsi que du courant dominant de la recherche en éducation. Face à une situation linguistique complexe, imprévue et mal comprise, cette réforme constitue une tentative maladroite de s’en remettre au bon sens et de faire ce qui est faisable. Et, comme le dit un adage, le contraire du bien n’est pas le mal, mais la bonne intention.

Le contexte historique linguistique ignoré

Face à l’affirmation de l’ADR selon laquelle la société luxembourgeoise se francophonise, un député du DP a rétorqué que « le Luxembourg est francophone » et a tenté d’expliquer ce phénomène par la réaction de la population face à la Première et à la Seconde Guerre mondiale. Or, cette affirmation ne rend compte ni de l’histoire linguistique complexe ni de la situation linguistique actuelle.1

Le système politique luxembourgeois a vu le jour en 1839 avec la disparition de la population francophone, tandis que les élites continuaient à considérer le français comme langue officielle et langue de la justice. Pendant les cent années qui ont suivi, le Luxembourg s’est considéré comme un État bilingue franco-allemand. Au fil des décennies, un double miracle de politique linguistique s’est produit : le bilinguisme a été accepté par l’ensemble de la population et une nouvelle langue a vu le jour, qui a été reconnue en 1984 par une loi sur les langues. Depuis lors, le luxembourgeois ne cesse de se développer en tant que langue écrite et culturelle – notamment grâce aux nouveaux moyens offerts par les technologies de l’information. Parallèlement, l’augmentation de la proportion de locuteurs natifs francophones au sein de la population résidente et active a un effet paradoxal. Le français devient la principale langue de communication au Luxembourg, mais perd en même temps son statut de langue de prestige. Ce rôle est de plus en plus assumé par l’anglais, dont la Chambre de commerce a réclamé la reconnaissance en tant que quatrième langue administrative peu avant le débat parlementaire.

Dans un mémorandum publié peu avant ce débat, l’Asti déplore le recul du français, notamment dans la communication administrative écrite, au profit du luxembourgeois. Elle déplore également la perte de sa position dominante dans l’enseignement supérieur ainsi que la perception négative du français, et en particulier de son enseignement, par les jeunes. Cette prise de position a suscité beaucoup d’étonnement, de contestations et de commentaires, qui montrent avant tout que la perception de l’usage de la langue est façonnée par des réalités de vie différentes.

Jean-Marie Schaeffer, philosophe parisien émérite « des arts du langage » d’origine luxembourgeoise, explique le « désamour » des jeunes pour la langue de Molière, constaté par l’Asti, à travers son propre parcours linguistique. Lorsqu’il quitta une petite ville de l’Ösling pour intégrer le lycée de la capitale, il dut, dans le Luxembourg d’après-guerre de l’époque, non seulement abandonner son dialecte, mais aussi apprendre un luxembourgeois distingué et s’approprier le français, qui faisait partie du quotidien de certains de ses camarades de classe, mais qui, au lycée, constituait la langue de sélection : « L’enseignement du français dans le premier cycle du secondaire n’était pas destiné à amener les élèves à aimer la langue française, mais à faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. »2 Lorsque l’Asti déplore aujourd’hui le rejet du français parmi les élèves, on peut soupçonner que les choses n’ont peut-être pas tant changé depuis cette époque et que l’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire françaises continue de fonctionner comme un « piège à points ».

L’idée d’une alphabétisation en français a vu le jour à la fin des années 1970 et semblait alors plausible d’un point de vue de la politique linguistique, car le Luxembourg se considérait encore comme un pays bilingue, bien qu’il eût supprimé ce statut de sa Constitution en 1948, après cent ans d’existence. Le luxembourgeois n’était généralement pas considéré comme une langue, en particulier parmi les personnes instruites et les jeunes. À l’exception de la matière proprement dite, qui comprenait depuis 1912 une heure hebdomadaire dans toutes les classes, son utilisation était interdite en cours, à quelques rares exceptions près (comme la gymnastique ou les arts plastiques). Bien que l’expression « langue officielle » ait été délibérément contournée dans la loi, le français restait la véritable langue d’État. Le luxembourgeois, qui pouvait désormais se parer du label de « langue nationale », était en revanche entaché d’une image folklorique négative. Le français fut recommandé comme langue d’intégration aux travailleurs migrants de la vague d’immigration portugaise qui commençait alors, car c’était de toute façon la principale langue économique.

En février 1983, alors que la proportion d’élèves étrangers à l’école primaire dépassait un tiers, a eu lieu le premier débat parlementaire de fond sur le thème « Enseignement et migration ». Rétrospectivement, il est étonnant de constater que le luxembourgeois n’a pratiquement joué aucun rôle, tant chez les opposants que chez les partisans de la double alphabétisation, et que seule la question du bilinguisme a été évoquée ; celui-ci, malgré sa « fonction de sélection impitoyable », , était élevée au rang d’élément constitutif de l’identité nationale. Dans le style caractéristique du langage parlementaire de l’époque : « La commission parlementaire […] considère le bilinguisme, d’une part, comme un critère de sélection impitoyable et, d’autre part, comme un élément incontestable et indispensable de notre identité nationale. »³

La barrière des trois langues n’est pas remise en cause

Au début du XXIe siècle, le Luxembourg connaît une période de vifs débats linguistiques. Celles-ci ont été alimentées, d’une part, par des craintes d’une « invasion étrangère » dans le contexte du débat sur les « 700 000 habitants » et, d’autre part, par de réels changements linguistiques, notamment dans la restauration et le commerce, où le personnel parlant luxembourgeois se faisait rare. Pour la première fois, la loi sur la nationalité, réformée en 2001, exige des connaissances de base certifiées de la langue luxembourgeoise comme condition préalable à la naturalisation. De plus, le Premier ministre du CSV, Jean-Claude Juncker, a déclaré que le luxembourgeois était la langue d’intégration. À partir de 2004, sous la houlette de la nouvelle ministre de l’Éducation, Mady Delvaux-Stehres (LSAP), la réforme de l’enseignement des langues est enfin engagée. Le ministère de l’Éducation capitule face à la présence croissante du luxembourgeois et renonce à ses rappels incessants concernant l’utilisation de la langue d’enseignement prescrite à l’école primaire. Dans sa thèse de doctorat consacrée à la réforme scolaire de 2009, Sabrina Sattler interprète cet assouplissement officiel davantage comme une « mesure de diversion en matière de politique linguistique » ou comme un « mécanisme de diversion en matière de politique éducative » plutôt que comme un « renforcement du luxembourgeois en tant que langue dans le programme scolaire », car les supports pédagogiques et les modalités d’examen restent rédigés dans la langue d’enseignement respective.4

Dans le cadre de ces efforts de réforme, j’avais exprimé en 2007, dans la revue Forum, mon scepticisme à l’égard de l’alphabétisation en français et écrit ce qui suit : « Peut-être que la principale difficulté ne réside pas dans l’apprentissage de la langue allemande en tant que telle, mais uniquement dans la méthode utilisée ou dans le fait de devoir apprendre trois nouvelles langues à la fois, la proximité entre l’allemand et le luxembourgeois pouvant constituer un obstacle pour les non-locuteurs natifs de l’une ou de l’autre. »5 À cela s’ajoute le fait que le luxembourgeois ne fait pas l’objet d’un enseignement spécifique, mais que la connaissance de cette langue est supposée acquise, que ce soit depuis l’école maternelle ou par le contact avec les camarades de classe et dans la cour de récréation. Une alphabétisation en luxembourgeois semblait alors impensable et l’est restée en grande partie jusqu’à aujourd’hui. En témoigne également le débat parlementaire, au cours duquel le porte-parole de la Gauche n’y a fait que brièvement allusion, sans grande insistance, dans le cadre de son programme. Sven Clement, qui milite en faveur de cet alphabétisation sur Facebook⁶, n’était pas présent lors du débat.

Depuis 2010, le luxembourgeois est autorisé au lycée en tant que « langue de médiation » et « moyen de communication facilitateur ».7 On constate qu’il est de plus en plus utilisé après le passage de l’allemand au français comme langue d’enseignement dans les classes supérieures. La position symbolique et culturelle du luxembourgeois s’est encore renforcée ; il est au cœur d’un multilinguisme complexe qui définit un capital linguistique national et régit l’accès à un secteur privilégié du marché du travail, notamment au sein de la fonction publique, alors qu’il n’est exigé que de manière très limitée dans le secteur privé.8 De ce point de vue, le multilinguisme traditionnel, déclaré en 2009 par les réformateurs scolaires comme étant la « véritable langue maternelle des Luxembourgeois »⁹, est une « barrière trilingue » protectionniste et dépassée, qui ne convient plus comme objectif pour l’enseignement des langues.

Cependant, contrairement à ce que permettent les nouvelles écoles publiques dotées d’un programme européen, cette « barrière des trois langues » n’est pas remise en cause par la réforme Alpha. Le rôle du luxembourgeois s’en trouve même renforcé, puisqu’il devient désormais la langue d’enseignement dans toutes les « matières secondaires » et que les attentes linguistiques à la fin du cycle fondamental, généralement considérées comme irréalistes, ne doivent pas être remises en cause : « Les objectifs linguistiques visés à la fin du cycle 4 restent alignés sur ceux du programme actuel. La réforme n’en modifie pas les attentes. »10

L’une des raisons pour lesquelles la langue allemande représente un obstacle majeur pour les élèves francophones réside dans son statut au sein du paysage linguistique luxembourgeois. Cela s’explique par la distinction opérée en didactique des langues étrangères entre « langue seconde » et « langue étrangère ». Une deuxième langue est une langue parlée au quotidien dans l’environnement des apprenants, nécessaire à la communication, à l’éducation et à la participation, et présente dans la vie de tous les jours. C’est pourquoi son apprentissage est une condition préalable à l’intégration sociale. Une langue étrangère, en revanche, s’apprend généralement dans un cadre institutionnel (école, cours) et ne joue aucun rôle, ou seulement un rôle limité, dans la vie quotidienne des apprenants.

Pour les élèves du groupe d’alphabétisation en français, l’allemand est une langue étrangère, car au Luxembourg, il est principalement présent comme langue des médias et ils n’ont guère l’occasion de le rencontrer dans des situations de communication authentiques. Au sein de ce groupe d’alphabétisation en français désormais plus homogène, il est désormais possible d’enseigner l’allemand comme langue étrangère à l’aide d’une méthode adaptée, ce qui devrait améliorer les résultats d’apprentissage. Dans le même temps, l’importance de l’allemand en tant que langue d’enseignement orale va diminuer, car les élèves se retrouveront dans une situation particulière de diglossie médiatique dans les matières enseignées en classe. Ainsi, par exemple, dans le cours « Éveil aux sciences », ils discuteront d’un sujet en luxembourgeois et noteront leurs observations en français. Ils auront encore moins d’occasions de parler allemand, ce qui risque de réduire leur motivation à apprendre et de faire stagner leurs compétences à un niveau faible.

Le conflit annoncé

Au cours du débat parlementaire, certains ont exprimé la crainte qu’une fois qu’une cohorte d’élèves de l’école primaire aura suivi les six années complètes du cycle élémentaire, une pression se fasse sentir pour de réorganiser entièrement le lycée afin de garantir la transition des élèves du nouveau programme « Alpha » à deux filières vers le secondaire. Des adaptations de fond concernant le premier cycle avaient déjà été annoncées dans l’accord de coalition, mais jusqu’à présent, le ministère refuse de soumettre des propositions concrètes à la discussion.

La députée verte Djuna Bernard a esquissé une piste de réforme dans une question parlementaire portant sur la création d’une filière d’allemand au lycée : « une filière dans laquelle l’allemand conserverait le rôle de langue véhiculaire principale tout au long de l’enseignement secondaire ».11 La portée explosive de cette revendication transparaît dans l’exposé des motifs, qui s’appuie sur un argument typiquement populiste, même si la formulation est plus modérée que ce à quoi l’ADR nous a habitués : La filière allemande est présentée comme une contrepartie aux avantages dont bénéficie la communauté francophone – à savoir « l’introduction de l’option d’alphabétisation en langue française, des classes d’allemand langue étrangère (ALLET) et d’autres initiatives » – et il n’y a qu’un pas vers la figure rhétorique qui présente les autochtones – les « élèves provenant de familles non francophones » – comme les véritables victimes d’un État prétendument favorable à l’immigration.

Pour une politique linguistique prometteuse au Luxembourg, il ne peut y avoir qu’un seul cadre de référence et horizon de réflexion pertinents : la politique linguistique européenne, avec son objectif explicite « langue maternelle plus deux langues étrangères » et sa pratique implicite consistant à promouvoir l’anglais comme lingua franca de l’Europe. C’est dans ce cadre qu’il faut établir un nouvel équilibre entre les trois langues nationales et l’anglais. Ce que signifie « bien parler » dans la société multilingue luxembourgeoise fait l’objet de renégociations quotidiennes. Ce processus modifie non seulement l’usage de la langue, mais aussi la conception même de celle-ci. Les adaptations institutionnelles nécessaires ne se font toutefois qu’avec un grand retard, car les différents acteurs souhaitent préserver le capital linguistique qu’ils ont acquis au cours de leur vie. Les professeurs de langues, en particulier, s’y opposeront dès que les répercussions de la réforme Alpha sur le premier cycle du lycée apparaîtront clairement.

Cela explique le caractère timide de la réforme « Alpha », qui reste prisonnière du carcan étroit des conceptions luxembourgeoises de la vie quotidienne. Pour elle, s’éloigner du trilinguisme traditionnel est inconcevable. C’est pourquoi les expériences menées dans les nouvelles écoles publiques dotées d’un programme européen ne sont pas plus prises en compte que l’alphabétisation en langue luxembourgeoise, dont on discute depuis 25 ans.

Pour conclure, je voudrais me rallier à Jean-Marie Schaeffer, qui contredit l’avis de l’Asti selon lequel le luxembourgeois serait trop pauvre pour s’imposer comme langue de culture. « En réalité, toute langue est capable de devenir le vecteur d’une culture écrite complexe : il suffit simplement de commencer à s’en servir. Je ne dis pas qu’une telle évolution serait souhaitable ou non : seule la communauté de celles et ceux qui parlent et écrivent le luxembourgeois pourra trancher cette question – dans un sens ou dans l’autre. »

Alors que le développement du luxembourgeois est stimulé par la communauté des locuteurs et par les nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle en matière de traitement et de traduction linguistiques, le Parlement a adopté une loi qui reste ancrée dans l’esprit des années 1980 et ne rend absolument pas justice à la société plurielle et ultra-diversifiée d’aujourd’hui.

1 Fernand Fehlen. La construction de la langue luxembourgeoise.
Un ancien dialecte devient le pivot d’une société multilingue.
Revue transatlantique d’études suisses. 2024.
https://tinyurl.com/FehlenMaking.
2 Jean-Marie Schaeffer. Y a-t-il un déclin du français au Luxembourg ? Luxemburger Wort, 04/12/2025
3 Enseignement et immigration (Document parlementaire 2682, session 1982-1983, p. 2729)
4 Sabrina Sattler. Curriculum et multilinguisme, éditions transcript, Bielefeld, 2022.
5 Fernand Fehlen. Le programme caché de l’enseignement des langues au Luxembourg. Forum n° 264, 2007.
Autres articles sur le sujet : https://tinyurl.com/ReaderAlpha.
6 https://www.facebook.com/share/r/1D8ZBBzzM3/
7 Instruction relative à l’utilisation de la langue véhiculaire dans l’enseignement luxembourgeois du 10 septembre 2010.
8 Fernand Fehlen. Le marché de l’emploi transfrontalier et le marché linguistique du Luxembourg, 2006,
https://hdl.handle.net/10993/19056, p. 138
9 MENFP. Profil de la politique linguistique éducative 2005-2006. 
10 Dossier parlementaire 8587, p. 103.
11 Question parlementaire 60708.