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Profondeurs ardennaises

Le bout du monde commence parfois à une heure de route. À moins de cent kilomètres de Luxembourg-Ville, dans les quatre directions de la Grande Région. Cette fois-ci en forêt d’Anlier

Article paru dans Édition 28 août 2026
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Chemin d'entrée dans le bois communal de Chiny © Grentidez / CC

À quelques encablures de la frontière luxembourgeoise et de la ville d’Arlon, là où la Gaume s’éclipse doucement en faveur de l’Ardenne, s’étend, comme une présence à la fois discrète et souveraine, l’un des plus grands massifs forestiers de Belgique. Avec environ 4 500 hectares d’un seul tenant, composés en majeure partie de hêtraies, la forêt d’Anlier occupe un terrain typiquement ardennais : plateaux ondulés, vallons encaissés, sols arides et acides reposant sur un substrat de schiste dévonien. Cette géologie pauvre confère à la végétation une austérité particulière, un caractère que renforce le très faible degré d’anthropisation du massif. Il …

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