Il existe des matériaux qui ne semblent pas faits pour raconter la guerre. La porcelaine en fait partie, elle est trop blanche et trop lisse, trop domestique même, elle rappelle les vitrines des salons bourgeois et les services à thé endormis dans les vaisseliers. Julia Beliaeva transforme cette apparente inaptitude en véritable force dans White Shadows, sa première exposition monographique au Luxembourg, présentée à la Konschthal. La jeune artiste expose un ensemble de sculptures où la fragilité du matériau devient le sujet même de l’œuvre, car ce qui se brise raconte mieux que tout ce qui est en train d’être …
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