Laurent Loschetter président de la radio socioculturelle 100,7

Laurent Loschetter, deuxième à partir de la gauche, est déjà en charge de la gestion quotidienne du Mudam
Photo: Mudam

Laurent Loschetter,

fondateur et toujours co-propriétaire de la salle de concerts Den Atelier, patron de sa propre société de commercialisation de matériel informatique DSL et déjà en charge de la gestion quotidienne du Mudam (dont il est membre du conseil d’administration) depuis le départ du directeur Enrico Lunghi en début d’année, sera proposé ce matin au conseil de gouvernement par le Premier ministre et ministre des Médias et de la Culture Xavier Bettel (DP) pour succéder à Françoise Poos à la présidence du conseil d’administration de la radio socio-culturelle 100,7. Beaucoup voient en cette nomination un geste hostile de la part d’un gouvernement très proche du groupe RTL envers la radio publique qui tente depuis plus de vingt ans de se positionner en marge du monopoliste commercial. Laurent Loschetter (deuxième à partir de la gauche sur la photo) compte pour un homme d’affaires remuant, qui n’a pas peur de retrousser les manches pour adapter des structures publiques à une logique purement privée, même au prix de licenciements. Paul Konsbruck, chef de cabinet de Xavier Bettel, ancien de Eldoradio et désormais commissaire du gouvernement auprès de la CLT-Ufa, a toujours estimé que la radio publique avait trop de moyens ; le DP voulait même l’abolir dans les année 1990. En tant que responsable d’une salle de concerts, Laurent Loschetter risque en plus le conflit d’intérêts, si jamais il intervenait dans la programmation musicale de la radio, en faveur par exemple des groupes qui joueront à l’Atelier. Frère de la députée des Verts Viviane Loschetter, il est en train de devenir le symbole de la privatisation de la culture par le gouvernement DP/LSAP/Verts. 

josée hansen
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